La caserne Faron, un bidonville en pleine agglomération

mardi 13 janvier 2015 (mis à jour le 10-02 à 16h01)
 

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Lettre ouverte à MM le Préfet de Meurthe-et-Moselle, le Maire de Vandœuvre, et le Président du conseil de surveillance de l’association Accueil et réinsertion sociale au sujet des occupants de la caserne Faron.

 
Nancy, le 9 février 2015

 
Messieurs,

Comme aucune suite n’a été donnée à la première lettre ouverte que nous vous avions rédigée le 19 janvier 2015, nous nous permettons de vous en adresser une nouvelle, persuadés que nos efforts pour vous rencontrer seront récompensés par la hauteur et la qualité des débats qui en suivront.

Tout d’abord, nous reconnaissons que nous avons fait erreur en dénonçant «  la détresse et la misère humanitaire qui règne à l’intérieur des immenses hangars » de la caserne Faron. En effet, le jour de notre rassemblement devant les grilles, le 24 janvier, Monsieur le Maire de Vandoeuvre, qui n’a pas souhaité nous rencontrer, mais qui s’est montré disponible pour répondre aux questions de France 3 Lorraine, a très justement rappelé que «  C’est une ancienne caserne où pendant plusieurs décennies des militaires étaient-là, personne n’est venu revendiquer pour qu’ils aient des meilleures conditions, donc faut pas s’attendre à mieux et je pense que les conditions sont normales pour dormir et avoir sa dignité. » Donc, tout va bien de ce point de vue là. Les conditions d’hébergement sont tellement bonnes, vu l’éden que Faron aurait représenté pour les militaires, que les autorités se sont même permises d’ajouter une difficulté supplémentaire aux actuels occupants : et puisque vivre un hiver glacial dans des hangars était trop confortable, il fallut de surcroît que ces hangars soient dépourvus de chauffage – et les lits de camps de matelas, évidemment, sinon cela aurait isolé le froid, de la triche en somme.

C’est donc sur d’autres points que nous souhaitions cette fois attirer votre attention et vous poser quelques questions.

De source réfugiée, il semblerait que la veille de notre rassemblement un grand représentant de l’Ars, peut-être bien Monsieur le Directeur, soit passé à la caserne pour inspecter les lieux. Chose remarquable, pour un homme de sa condition, de se rendre sur le terrain. Mais ce qu’il a vu de la caserne ce jour-là est-il bien représentatif des conditions de vie des occupants ?  Le grand directeur, il est venu pas longtemps, il a juste visité le grand hangar, nous ont rapporté des occupants. Ils ont dit à des familles qui y logeaient de s’installer ailleurs le temps de la visite. Ils n’ont laissé que cinq familles pour faire semblant que tout va bien… » De plus, un grand nettoyage de printemps (hivernal) aurait eu lieu juste avant son passage. Il n’aurait pas seulement été question pour les occupants et les personnels de nettoyer de fond en comble la caserne  : certains défaults réglementaires auraient été résolus à la dernière minute, comme le fait d’équiper les extincteurs de caches. Les visites des représentants de l’Ars seraient-elles si exceptionnelles, si rares qu’elles requerraient une telle préparation  ? Autrement dit, est-on bien au courant de la situation de la caserne Faron au sein même de l’association qui la gère ?

Si la réponse est positive, peut-être pourrez-vous nous éclairer sur un autre point : l’allocation temporaire d’attente (Ata) que les demandeurs d’asile sont censés percevoir le temps de l’instruction de leur dossier. Plusieurs témoignages d’occupants sont formels : entre le montant mentionné en annexe du Règlement de fonctionnement distribué à leur arrivée à Faron et le montant réellement perçu par les familles, la différence serait parfois énorme : jusqu’à 200 euros en moins par mois. Au moment du versement, le chef de service de la caserne aurait instauré un tel climat de tension que les occupants oseraient à peine réclamer leur dû, et quand parfois ils s’y risquent cela n’est pas sans s’attirer ses foudres. Une famille de cinq membres se serait retrouvée de cette façon à la rue une semaine, par un temps glacial, parce que l’un d’eux avait élevé la voix trop fort face au chef de service. Une punition à laquelle le chef semble habitué, puisqu’un autre demandeur d’asile nous a raconté comment il vit, malgré une pathologie grave, depuis trois mois dehors dans un campement de fortune situé à proximité de Faron. Cet homme prétend qu’il n’était pas en mesure de verser les 90 euros que le chef de service lui aurait réclamé. Cette somme correspond au «  montant mensuel de participation », une sorte de loyer dont les occupants doivent s’acquitter en échange du confort de leur hébergement. La personne dont il est question n’aurait pas versé la totalité, d’où sa punition.

Mais nous imaginons qu’il doit y avoir une explication logique derrière ces décisions ? Autrement, on ne met pas à la rue, surtout par un temps pareil, des êtres humains, non ? Aussi sur ce point sensible qui touche à l’argent, donc aux subsides distribués par l’Etat qui permettent aux résidents de vivre, ne trouvez-vous pas judicieux de lancer, à minima, une enquête administrative ?

Toutes ces incertitudes, nous n’en doutons pas, seront levées une fois que nous serons réunis autour d’une table. Et comme nous connaissons, Messieurs, votre soucis pour la transparence, il fait nul doute qu’en plus d’accepter notre invitation à débattre (dans l’endroit qui vous conviendra, et pourquoi pas dans la caserne, puisqu’il y fait si bon vivre), vous serez sensibles à nos nouvelles demandes :

1) Lors de notre rassemblement devant Faron, le chef de service nous a affirmé que si les occupants ne venaient pas à notre rencontre c’était uniquement dû à leur désintérêt pour notre mouvement, et surtout parce que… « il est 11 heures et ils dorment encore ». Or, voici les propos tenus par des occupants le lendemain : « C’est faux ! Ils nous ont ordonnés de rester dans nos hangars ! La consigne c’était personne ne sort sauf urgence ! » Et si quelques familles ont tout de même quitté la caserne durant notre présence devant l’entrée, c’était selon les occupants « pour montrer qu’on peut faire ce qu’on veut  » : « La sécurité a donné l’ordre de sortir à quelques personnes, quelques familles, mais uniquement pour faire des courses, des choses comme ça. Mais pas pour vous rencontrer !  » Bref, nous demandons, dans un premier temps, l’autorisation pour les occupants de venir à notre rencontre lors de notre prochain rassemblement (dont la date vous sera bientôt annoncée, car évidemment, nous espérons que vous soyez des nôtres !). Nous demandons également à ce que vous autorisiez une délégation de citoyens à entrer à l’intérieur de la caserne afin qu’ils puissent vérifier la conformité des installations et la dignité des logements.

2) Toujours dans l’optique d’avoir un droit de regard citoyen sur la façon dont les occupants de la caserne sont traités, nous vous demandons la possibilité de réintégrer les quatre bénévoles de l’Ars afin qu’ils puissent poursuivre les activités manuelles et sportives avec les enfants qu’ils avaient entrepris (des bonhommes de neige en papier mâché attendent toujours l’ultime couche de peinture, comprenez…). Puisque la Préfecture avait certainement de bonnes raisons de les remercier, nous vous proposons de prendre l’avis des occupants de Faron sous forme d’un référendum à bulletin secret en présence des principaux concernés qui auraient eu la possibilité de développer leur point de vue avant le vote. La question serait : « Êtes-vous pour ou contre la réintégration des quatre bénévoles au sein de la caserne Faron ? »

3) Enfin, concernant l’avenir des occupants de la caserne, nous vous demandons toujours la possibilité d’impliquer les citoyens (y compris les occupants eux-mêmes) dans les instances décisionnaires. Une fois passé le plan grand froid (après le 31 mars), que vont-ils devenir ? Étant donné que la caserne fait partie d’un
«  projet de reconquête urbaine » dont la construction a débuté avec l’écoquartier voisin, tout nous laisse penser que sa fermeture est imminente. Notre principal objectif est que nous parvenions à travailler ensemble, main dans la main, démocratiquement, afin de mettre en place des solutions de relogement plus pérennes et plus décentes que ce qui a été décidé jusqu’alors.

En espérant que nos demandes trouveront bientôt réponses et qu’une rencontre pourra enfin nous réunir, nous vous prions d’accepter, Messieurs, l’expression de nos salutations respectueuses et cordiales.

Le Printemps des voisins de l’écoquartier

 

Lettre ouverte à MM le Préfet de Meurthe-et-Moselle, le Maire de Vandœuvre, et le Directeur de l’association Accueil et réinsertion sociale au sujet des occupants de la caserne Faron.

 
Nancy, le 19 janvier 2015

 
Messieurs,

Il ne vous a sans doute pas échappé qu’un « Printemps des voisins de l’écoquartier » germe pour mettre au grand jour la situation des occupants de la caserne Faron.

C’est en tant que représentants de ce mouvement, en tant que citoyens plus simplement, que nous vous écrivons. Permettez-nous tout d’abord de vous exposer les sources de notre indignation.

Depuis la vague de demandes d’hébergements d’urgence durant l’hiver rigoureux 2012-2013, la gestion des demandeurs d’asile et des sans-papiers se caractérise par des décisions précipitées conduisant à des solutions boiteuses, dont le résultat induit demeure ce flou annihilateur de solutions à long terme.

D’abord les personnes avaient été casées dans des gymnases, des dojos et même des bureaux. Ensuite, c’est l’ancienne école de Remicourt à Villers-lès-Nancy qui avait permis de limiter les insuffisances en termes de capacité d’accueil des hébergements d’urgence. Et maintenant donc, au tour de la caserne Faron à Vandœuvre. Cet ancien établissement de stockage de l’armée de Terre accueille depuis plus d’un an des familles essentiellement originaires d’Europe de l’Est. Nous avons des raisons de penser, en lien avec le projet immobilier Biancamaria, que le lieu devrait fermer une fois passé le plan grand froid, c’est-à-dire après le 31 mars. D’où notre inquiétude pour les occupants.

Inutile de consacrer un paragraphe pour décrire la détresse et la misère humanitaire qui règne à l’intérieur des immenses hangars. Vous en êtes tout aussi conscients que nous, et c’est certainement la raison pour laquelle vous faites de votre mieux pour laisser les occupants dans l’ombre d‘une apparente indifférence. Nous en voulons pour preuve la position de Monsieur le Maire de Vandoeuvre qui s’est opposé à la scolarisation des enfants à la rentrée 2014 et ce, alors que les enfants avaient effectués toutes les démarches nécessaires (notamment les tests de niveau) et que leur répartition dans les diverses écoles vandopériennes était organisée. Jusqu’au 3 novembre 2014, la situation du point de vue de l’éducation, vous en conviendrez, était illégale, puisque tous les enfants de la caserne étaient privés d’école. Depuis les vacances de la Toussaint, une institutrice de primaire, une seule institutrice (qui n’est pas spécialisée dans l’enseignement aux enfants non francophones, de surcroît), délivre des cours deux jours et quart par semaine à un maximum de quinze élèves – ce qui en laisse plusieurs sur le carreau. Si beaucoup de jeunes ont pu, au même moment, franchir les grilles du collège, il n’y a quasiment eu aucune scolarisation d’enfants en âge de se rendre en école maternelle.

Alors que l’on entend souvent l’argument selon lequel les responsabilités concernant les demandeurs d’asile incombent à l’État, cet exemple de la scolarisation est la preuve que les élus locaux ont malgré tout un pouvoir décisionnel sur certains aspects du dossier. Pas toujours dans le sens de l’attente des citoyens…

Le constat étant dressé, venons-en aux revendications qui nous motivent et qui semblent pertinentes pour assurer aux occupants de la caserne Faron un avenir, à moyen terme, un peu moins semé de doutes.

Évidemment, nous ne vous proposons pas d’intégrer une partie des 200 femmes, hommes et enfants dans les 170 logements sociaux du projet immobilier Biancamaria en grande partie implanté à terme sur le site de la caserne, même si nous avons cru comprendre, en lisant la presse, que ce futur écoquartier prévoit d’ « introduire une véritable mixité sociale » et devrait permettre « aux foyers aux revenus modestes d’entrer en accession à la propriété ». Nous passerions sinon pour des ignorants, au mieux pour des illuminés, n’est-ce pas, alors que c’eût été une façon comme une autre de résoudre le problème à la racine .

Restons rationnels, donc. Voici les demandes que nous adressons à la Préfecture :

• Un droit de regard citoyen sur leur dossier afin de s’assurer qu’à la fermeture de Faron ils seront 1) tous relogés et 2) dans des conditions décentes cette fois-ci.

• L’application du droit pour tous les enfants d’aller à l’école (de la maternelle au lycée) et d’avoir des enseignants formés pour délivrer des cours à des enfants non francophones.

• Le respect du droit pour tous les demandeurs d’asile, pas seulement ceux de Faron, d’être hébergés dignement.

Enfin, nous souhaiterions vous rencontrer afin de développer ces trois points de vive voix. Vous n’êtes pas sans savoir que nous organisons une manifestation le samedi 24 janvier qui partirait, à 11 heures, de la caserne Faron pour se rendre à la mairie de Vandoeuvre vers 12 h 30.

Idéalement, cette rencontre pourrait avoir lieu à ce moment-là avec chacun d’entre vous. Si c’est impossible, nous ne sommes pas opposés à la décaler après ou même avant (s’il n’est pas trop tard), ni à vous rencontrer séparément selon vos convenances.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’accepter, Messieurs, l’expression de nos salutations respectueuses et cordiales.

Les membres du Printemps des voisins de l’écoquartier


faron ER 16_01_15 Mise à jour du jeudi 16 janvier 2015

Le mouvement est en marche ! Et c’est L’Est Républicain qui le dit !

Vous connaissez Franz-Olivier de la Hache ?

Mardi dernier, il a fait irruption dans la salle des fêtes de Vandœuvre en plein discours de Stéphane Hablot qui célébrait ses vœux.

Il annonce qu’il vient de se faire voler son vélo par des Roms à toute l’assemblée.

Deux cents personnes muettes, attentives.

Un ange passe devant Rossinot, Klein, le préfet Raffy et tous les officiels.

Franz-Olivier de la Hache était très remonté car, avant de voter pour Stéphane Hablot aux élections municipales, il hésitait avec le FN. Ce sont ses discours parsemés de préférence nationale et ses appels au rejet de l’immigré qui ont fait toute la différence. Plus rien à voir, en effet, entre le Stéphane Hablot de 2009 (“À Vandoeuvre, en tant que maire, comme vous ici, j’ai le devoir de lutter contre la pauvreté, contre l’isolement et contre l’exclusion des plus faibles de nos administrés”) et le Stéphane Hablot de 2013 (“Il faut que Manuel Valls aille plus vite et soit plus strict sur les délais, sur le traitement administratif des demandes, sur les raccompagnements à la frontière”).

Bref, Franz-Olivier de la Hache, qu’on peut appeler FODELH, c’est plus simple, était là pour remettre le maire de Vandoeuvre face à ses engagements. Il s’en est pris aux occupants de la caserne Faron, eux qui ont droit à de superbes conditions d’hébergements (des lits de camps de fortune ! dans des hangars seulement un peu lugubres !), eux qui ont une prof exprès pour leurs enfants (qui enseigne, rendez-vous compte, deux jours et quart par semaine, soit une moyenne hebdomadaire de 3 heures de cours pour les quelques enfants qui peuvent y assister), tandis que lui, le pauvre, n’a même plus de vélo.

Le perturbateur n’a pas eu le temps de développer son message : les policiers l’en ont empêché en moins d’une minute. Stéphane Hablot a repris le micro pour annoncer devant tout le monde qu’il est prêt à rencontrer ce fameux FODELH. C’est juste que le moment ne s’y prêtait pas. Par contre, à son bureau, il n’y a pas de problème, le maire est ouvert au dialogue.

 

Il va avoir bien du mal à le rencontrer, car Franz-Olivier de la Hache n’existe pas…

C’est un canular basé sur un ramassis d’idées qui, elles, existent bel et bien.

En revanche, si M. Hablot veut rencontrer un représentant du Printemps des voisins de l’écoquartier, qu’il sache que nous sommes tout à fait disponible pour lui faire part des motivations de notre mouvement tout frais.

Nous allons d’ailleurs lui écrire, ainsi qu’au préfet, en début de semaine pour lui demander une entrevue.

Cette première action, symbolique, de notre mouvement a eu le mérite de relancer le débat sur le relogement des demandeurs d’asile de Vandoeuvre.

Hier, L’Est Républicain a publié un long article de cinq colonnes en pages “NANCY”. Nous vous le partageons (en pièce-jointe).

Et n’oubliez pas la manifestation pour les occupants de la caserne Faron :

 
Rendez-vous le samedi 24 janvier, à 11 heures, devant la caserne située rue du 8ème régiment d’artillerie à Vandœuvre.
Nous marcherons ensuite jusqu’à la mairie de Vandœuvre, 7 rue de Parme.

 

Si vous voulez tout savoir sur notre mouvement, cliquez ici pour vous rendre sur notre page Facebook.


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Publié le 13 janvier 2015

Ça se passe près de chez vous !

D’un côté un projet d’écoquartier à 13,5 millions d’euros « qui valorise la ville et tire Vandoeuvre par le Haut ».

De l’autre une caserne, ou plutôt un immense taudis, dans lequel sont casés plus de 200 hommes, femmes et enfants.

 

Des hangars lugubres, ternes, puant l’humanité renfermée, avec les lits de camp les uns à côté des autres. Intimité violée. Hygiène négligée. Et cette langueur, partout, tout le temps, ce rien à faire, cet ennui rageant, qui colle au mur, qui tue le temps, qui annihile les passions. Voilà le décor de la caserne Faron, ancien établissement de stockage de l’armée de Terre situé à Vandœuvre, qui accueille depuis plus d’un an des familles en demande d’asile, essentiellement originaires des pays de l’Est. Une conséquence directe de l’hiver glacial 2012-2013 durant lequel la Préfecture, confrontée à plus de mille demandes d’hébergements d’urgence, n’eut rien de meilleur à proposer que des bureaux, des dojos, des gymnases pour caser les familles…

Ajoutez au scandale humanitaire une situation illégale du point de vue de l’éducation : tous les enfants étaient interdits d’école jusqu’au 3 novembre 2014. Aujourd’hui, les maternels n’ont toujours rien, et les primaires ont une enseignante, limitée à quinze enfants par séance (pour combien sur le carreau), limitée à deux jours et quart de cours par semaine, limitée aussi de par sa qualification qui ne lui permet pas de délivrer des cours aux enfants non francophones.

Juste à côté, l’écoquartier Biancamaria est en pleine construction. Près de 680 logements prévus. Une « opération de reconquête urbaine en cœur d’agglomération » à 13,5 millions d’euros. Quatre promoteurs immobiliers qui n’attendent qu’une chose : construire. Et c’est bien légitime de construire, de rénover le quartier. Le problème réside plutôt au niveau de « l’emplacement stratégique » du futur écoquartier qui est situé… pile sur la caserne. Que vont donc devenir ses occupants ?

 

Nous demandons à la Préfecture :

Un droit de regard citoyen sur leur dossier afin de s’assurer qu’à la fermeture de Faron ils seront 1) tous relogés et 2) dans des conditions décentes ce coup-ci.

L’application du droit pour tous les enfants d’aller à l’école (de la maternelle au lycée) et d’avoir des professeurs compétents pour délivrer des cours à des enfants non francophones.

Le respect du droit pour tous les demandeurs d’asile, pas seulement ceux de Faron, d’être hébergés dignement.

 

Nous appelons à la manifestation
Pour les habitants de la caserne Faron
Un bidonville en pleine agglomération

Rendez-vous le samedi 24 janvier, à 11 heures, devant la caserne située rue du 8ème régiment d’artillerie à Vandœuvre.

Nous marcherons ensuite jusqu’à la mairie de Vandœuvre, 7 rue de Parme.

Parce que, comme les élus, notre objectif est aussi
“d’introduire une véritable mixité sociale” à Vandoeuvre,
rejoignez notre mouvement baptisé

Le Printemps des Voisins de l’écoquartier

casernefaron hotmail.com
Pour consulter notre page Facebook, cliquez ici.

La mairie de Vandœuvre et la Préfecture laissent dans l’ombre de l’indifférence les occupants de Faron et leur devenir. Soyons les projecteurs qui font la lumière sur ce scandale humanitaire !



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