Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/log.php on line 47
23 janvier 2012: Pique-nique secteur social : Mobilisation continue des éducateurs/trices de Vivre dans la Ville au CG54 - Agenda - [FSL - Nancy]

Pique-nique secteur social : Mobilisation continue des éducateurs/trices de Vivre dans la Ville au CG54

Journal de grève... ...

Publié mardi 17 janvier 2012 sur le site FSL - Nancy : http://fsl-nancy.fr/http://fsl-nancy.fr/spip.php?page=evenement&id_article=2706
Date de l'événement:
lundi 23 janvier 2012  -  12h00
 

Après plus de 10 mois de mobilisation des Éducateurs de la prévention spécialisée à Vandoeuvre…

Le Conseil Général 54 persiste et menace 36 ans d’expérience de terrain !…

Vivre dans la Ville sans convention depuis le 1er janvier 2012 sur décision unilatérale du CG54.
Résultat : Démission collective du CA et des membres du bureau de Vivre dans la Ville.

Aujourd’hui, où en sont les Védévés ?


L’émission de radio : 60 minutes rien que pour présenter la lutte des Védévés. Ecoutez-la, ça vaut le coup. Ca se passait sur Radio caraïb Nancy, c’était mardi 19 juin de 9h à 10h.
 

Mobilisation continue des éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

- Lundi 26 novembre 2012

Les Védévés … de retour au CG le 11 décembre à 12h30

  •   Mi-décembre 2011 : une mouche piquait "les Védévés" …
Les voilà en grève, occupant le hall du CG pendant plusieurs semaines, avec force chants et tracts ! Et tout ça pour quoi ? Pour pouvoir continuer à remplir leur mission avec les mêmes moyens humains, le maintien de 10 postes de prévention spécialisée sur la deuxième ville du Département … alors que le financeur voulait en "mutualiser/supprimer" 2.
Par les temps qui courent, quelle impertinence, quelle arrogance !

Un an plus tard : leur "peut-être nouvel employeur" Jeunes et cités, en accord avec le financeur, veut leur prendre … 2 postes sur 10.
Salariés contre employeurs et financeur, la lutte est inégale mais ils ne lâchent pas.

  •  Mi-décembre 2012 : la mouche est un peu plus petite mais elle repique …
Les re-voilà pour un Pique-nique festif et revendicatif le Mardi 11 Décembre à partir de 12h30 dans le hall du CG pour exiger :

- le maintien d’un mi-temps accueil secrétariat (au lieu d’un temps complet) ;

- un 20% éducatif (au lieu d’un temps complet de direction).

Par les temps qui courent, ……

Comme d’habitude, nous serons heureux que vous veniez nous soutenir avec un saucisson sous l’bras !

Les Védévés.

 

L’intégralité de nos journaux de mobilisation est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...
Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Dimanche 25 novembre 2012

Le 13 novembre, nous portions à votre connaissance un courrier que nous avons adressé au bureau de Jeunes et Cité avec copie à Michel Dinet et Mathieu Klein.
Voici la réponse de Jeunes et Cité. C’est un non général sur toutes nos demandes.
En 2013, si nous rejoignons Jeunes et Cité, nous aurons donc perdu 2 ETP par rapport à l’équipe de Vivre dans la Ville (le poste de directeur et celui de secrétaire). 2 ETP sur 9,8 ETP qui composaient VDV, c’est une diminution de plus de 20% des postes. C’est beau une politique de gauche !
Dans le même temps nous apprenons que le CG 54 ne réclame plus à l’Etat les 245 672 052 € correspondant au décalage cumulé depuis 2004 entre les dépenses obligatoires réalisées et les recettes versées au département. Ce geste de Michel Dinet en direction de François Hollande se fait sur notre dos, il faut le savoir.

En relisant les prises de position publiques de Mathieu Klein à la presse pendant notre grève, il apparaît aujourd’hui qu’il mentait bel et bien : Est républicain 24 janvier 2012 : «  il n’y aura pas de licenciements de travailleurs sociaux, ni de suppressions de l’encadrement. »
Républicain lorrain 26 janvier 2012 : « Dans les clauses « de reprise », on inclut la reprise du personnel. »

Qu’apprend-t-on dans le courrier de Jeunes et Cité : l’éventuelle reprise des salariés de Vivre dans la Ville par Jeunes et Cité le 1er janvier 2013 (Jeunes et Cité n’a pas encore donné son accord) n’inclut pas le poste de notre secrétaire. La suppression du poste de directeur semble quant à elle déjà actée. Notre directeur est pourtant en CDI à Vivre dans la Ville et est encore loin de la retraite.

La réorganisation imposée par le Conseil Général 54 inclut donc une réduction des moyens administratifs (suppression du poste de secrétaire-comptable) et des moyens d’encadrement (suppression du poste de directeur).

Très logique dans un contexte où l’emploi est la priorité des priorités ! CQFD

 

- Vendredi 23 novembre 16 heures : Dernière minute :

suite à une intervention de la Préfecture : la famille sera hébergée au moins jusque jeudi 29 novembre au foyer du grand Sauvoy ! Nous n’avons pas d’informations pour la suite.

Les articles de presse sont visibles là : http://vivredanslaville.20minutes-b...

Les Védévés

- Lundi 19 novembre 2012

De mauvaises nouvelles concernant la famille que nous accompagnons.

Depuis plus d’un mois nous faisons un appel à la solidarité sans lien direct avec notre mobilisation.
A l’occasion de la journée internationale du droit de l’enfant nous avons adressé à la presse le coup de gueule suivant :

Mardi 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant .

Educateurs à l’association Vivre dans la ville à Vandoeuvre, nous nous demandons comment nous allons pouvoir les respecter alors que c’est notre mission et notre engagement. Les respecter pour 5 enfants, âgés de 4 et 14 ans, les deux plus jeunes étant de santé fragile. Si nous ne trouvons pas de solution, à partir de mercredi soir, ils dormiront dans la rue (si le froid le leur permet).
Pourquoi ? A cause de la situation administrative de leurs parents. Leur père est en situation irrégulière. Leur mère, reconnue adulte handicapée a demandé une autorisation de séjour pour soins et attend d’être convoquée par le médecin assermenté par la Préfecture. Aucun hébergement possible, même d’urgence malgré toutes nos démarches depuis plusieurs semaines du fait de la situation administrative des parents.
Grace à la solidarité, nous avons pu jusqu’à aujourd’hui leur assurer au jour le jour un abri. Mais nous sommes au bout, au bout du bout.
Ces enfants sont en France depuis leur plus jeune âge, le dernier y est né. Ils y sont scolarisés, y ont leurs amis. Ils ne connaissent pas d’autre pays que celui des droits de l’homme.
Alors, faute d’autre perspective, il ne nous restera plus qu’à les accompagner dans la rue mercredi soir, avec tentes et couvertures, en espérant que rapidement, le respect des droits de l’enfant (re)deviendra une réalité pour eux 5.
Nous nous tenons à votre disposition pour vous donner de plus amples informations sur la situation. Les parents de ces 5 enfants acceptent aussi d’être contactés.
Pour l’équipe éducative de Vivre dans la Ville : Claire Lefebvre 06.46.32.35.34, Jean-Christophe Berche 06.46.32.35.40

S’ils doivent dormir dehors, ils ne seront pas seuls, au moins les premiers jours !

 

- Mardi 13 novembre 2012

Nous portons à votre connaissance un courrier que nous avons adressé aujourd’hui jour au bureau de Jeunes et Cité avec copie à Michel Dinet et Mathieu Klein.

A moins de deux mois de l’échéance fatidique du 1er janvier 2013, nous ne savons toujours pas quel va être notre statut. L’association Jeunes et Cité et le CG 54 ne sont pas encore d’accords sur les conditions de notre reprise.

Et nous salariés n’acceptons pas de perdre 2 postes dans cette reprise. Ca promet !

 

Nous profitons de cet envoi pour remercier toutes celles et ceux qui ont répondu à notre appel pour soutenir une famille Rrom de Vandoeuvre et en particulier la chorale des sans. La situation n’est toujours pas réglée.

 

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Vendredi 28 septembre 2012

Ils se moquent vraiment du monde !
Plus rien ne m’étonne…

Lors de notre occupation du hall du CG l’hiver dernier, nous avions créé une sorte de girls and boys band et nous avions détourné les paroles de chansons connues, au grand dam de certains qui se sont sentis particulièrement visés. L’une de ces chansons s’intitulait : « ils se moquent vraiment du monde ! Plus rien ne m’étonne… ».
Elle nous parait aujourd’hui toujours autant d’actualité. Jugez vous-mêmes.
Le CTP (comité technique paritaire) du CG s’est réuni mardi 25 septembre et… il s’est prononcé à la majorité contre notre intégration… Nous en sommes désolés !!!
A cette occasion monsieur MANGIN, vice-président du CG et président du CTP a osé dire que jamais les salariés de Vivre dans la Ville et les syndicats qui les soutiennent n’avaient fait de proposition d’intégration au sein du personnel du département car si cela avait été fait, alors peut-être que c’est ce qui aurait été proposé ! Pour rappel, les organisations syndicales CGT et SUD avaient tenté de faire passer ce dossier lors du CTP de février 2012. Et les éducateurs, soutenus par les organisations syndicales du public et du privé ont formulé cette revendication à chaque fois qu’ils ont croisé Mathieu Klein.

« ils se moquent vraiment du monde ! Plus rien ne m’étonne… ».

Nous vous joignons le projet que les organisations syndicales ont déposé en CTP et le document qu’ils ont lu lors de cette session.

 

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Mardi 25 septembre 2012

Dans notre dernier journal de mobilisation, nous vous informions que lundi 16 juillet 2012, Mathieu Klein avait invité les salariés de Vivre dans la ville à une rencontre pour les informer du sort que le Conseil Général leur réservait.

Pour rappel : Dans l’esprit du Conseil Général, l’internalisation de l’équipe de VDV au sein du CG (notre revendication) n’est plus d’actualité, L’équipe de VDV serait transférée à Jeunes et cité dans un premier temps (1er janvier 2013) avant la constitution d’une nouvelle association née de ce transfert. Il est envisagé à moyen terme que les salariés de Pass’sport et culture intègrent eux aussi cette nouvelle structure. Les conditions de travail (salaires, congés) actuelles des éducateurs de VDV seraient garanties mais Mathieu Klein qui ne veut s’ingérer dans les associations ne peut garantir que l’équipe actuelle de VDV resterait sur Vandoeuvre.

Nous avions signifié à Mathieu Klein notre opposition totale à ce scénario. Nous continuons à demander notre internalisation. L’internalisation de nos postes est, à la demande des organisations syndicales CGT et SUD du CG, à l’ordre du jour d’un CTP (comité technique paritaire) du CG qui se déroulera le 25 septembre. L’intitulé est le suivant : « intégration au conseil général des professionnel de Vivre dans la Ville ».

Un comité de pilotage réunissant le CG, le CA de Jeunes et Cité, Mr Maïer, administrateur provisoire à VDV et le directeur de VDV s’est tenu jeudi 13 septembre. Il en est ressorti, selon le compte-rendu que nous en a fait Mr Maïer, la volonté de l’ensemble des participants de réussir une absorption rapide de VDV par Jeunes et Cité. Les éducateurs actuels de VDV resteraient sur Vandoeuvre, le directeur serait affecté sur un autre secteur, le contrat de la secrétaire ne serait pas reconduit mais Jeunes et Cité se verrait attribuer un ½ poste de secrétaire supplémentaire sur un autre secteur.

Les informations qui nous sont fournies actuellement sur la situation qui serait celle des salariés qui refuseraient cette absorption sont contradictoires. Un jour on nous dit qu’il ne pourrait s’agir que d’une démission, le lendemain cette démission devient un licenciement économique qui se transforme deux jours plus tard en rupture conventionnelle. On nous garantit à tort que les conditions de la rupture conventionnelle équivalent à celles du licenciement alors que les taux d’indemnités chômage et leur durée varient substantiellement. On nous demande aussi d’être ambitieux en formulant des demandes de formation qualifiantes. Si nous avions un esprit taquin, on en viendrait à penser qu’une rupture conventionnelle comme cadeau de bienvenue à Jeunes et Cité, même aux conditions d’un licenciement économique, nous laisse présager que ce sont les postes qui intéressent mais pas forcément ceux qui les occupent… Car comme le formule plaisamment la sagesse lyonnaise : "On fait toujours plaisir aux gens en leur rendant visite : si c’est pas en arrivant, c’est en repartant.".

L’administrateur provisoire réclame des entretiens individuels avec les salariés pour leur demander de se projeter dans l’avenir sans rien avoir de précis à proposer permettant aux salariés de se positionner. Ce qui est sûr, c’est que certains cherchent à diviser l’équipe de salariés de VDV dont la cohésion est une force. La cellule de reclassement souhaiterait fonctionner à plein rendement pour que l’absorption se fasse au plus vite. Ca ne se fera pas aussi vite qu’ils le souhaiteraient. L’équipe de VDV n’est pas pressée de mourir.

Nous rencontrerons le CA de Jeunes et Cité pour la première fois le 11 octobre. Espérons que cela nous permettra d’y voir plus clair.

 

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Mardi 17 juillet 2012

Hier, lundi 16 juillet 2012, Mathieu Klein avait invité les salariés de Vivre dans la ville à une rencontre pour les informer des suites que le Conseil Général prévoyait pour les salariés et la prévention sur Vandoeuvre. Cette réunion réunissait les salariés de VDV, directeur compris, l’administrateur provisoire (Mr Maïer), les syndicats CGT et SUD du CG et Hans Mazetier du cabinet de Michel Dinet.

Après un rappel des événements de ces derniers mois, rapport solidarité (juin 2011), mouvement des éducateurs (décembre 2011), déconventionnement (janvier 2012), démission des membres du bureau de VDV(février 2012), attribution d’un administrateur provisoire (avril 2012), démission des administrateurs de VDV (juin 2012), comité de pilotage sur l’avenir de la PS dans Nancy Couronne (juillet 2012), Mathieu Klein nous a informés des décisions prises par le CG. Ce sont en gros les informations que nous avaient donné Mr Maïer qui était allé à la pêche aux infos début juin (voir journal du 11 juin 2012).

Mathieu Klein s’était engagé lors de notre dernière rencontre à une réelle concertation avec nous sur les différentes pistes de sortie de crise, dont l’internalisation au sein du CG. Et là, en 7 minutes, notre sort était scellé, le projet ficelé, aucune discussion possible. Voilà ce que le Conseil Général appelle dialogue social. Nous, non !!! Notre conception du dialogue est toute autre.

A l’heure actuelle, dans l’esprit du Conseil Général, l’internalisation de l’équipe de VDV au sein du CG (notre revendication) n’est plus d’actualité, L’équipe de VDV serait transférée à Jeunes et cité dans un premier temps (1er janvier 2013) avant la constitution d’une nouvelle association née de ce transfert. Il est envisagé à moyen terme que les salariés de Pass’sport et culture intègrent eux aussi cette nouvelle structure. Les conditions de travail (salaires, congés) actuelles des éducateurs de VDV seraient garanties mais Mathieu Klein qui ne veut s’ingérer dans les associations ne peut garantir que l’équipe actuelle de VDV resterait sur Vandoeuvre.

Nous avons signifié à Mathieu Klein notre opposition totale à ce scénario. Il faut qu’il intègre l’idée que les choses ne sont pas encore écrites. Nous continuons à demander notre internalisation qui seule peut garantir à l’ensemble de l’équipe actuelle de continuer à travailler sur Vandoeuvre, afin de faire bénéficier au mieux à la population de notre expérience et de notre implication dans le partenariat local.

Le temps passe, mais nous ne nous avouons pas vaincus.
Si nous lâchions, nous accepterions de faire le deuil de 36 ans d’histoire et d’expérience avec le risque évident d’une équipe éclatée sur différents quartiers de l’agglomération.
Aujourd’hui, nous n’avons plus rien à perdre. Nous sommes donc déterminés à préparer un automne et un hiver chauds pour prouver à nouveau qu’on ne lâche rien !

INTERNALISATION What else ?

 
Nous vous joignons un article publié dans l’Est Républicain du 13 juillet.

 

L’intégralité de nos journaux de mobilisation est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...
Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Vendredi 22 juin 2012

Un funeste anniversaire, une émission de radio, un pique-nique, un article de presse et une relève.

Le funeste anniversaire : c’est le 23 juin 2011 qu’a été voté par le Conseil Général 54 le rapport « solidarité » à l’origine des suppressions de postes en PMI, en prévention spécialisée et au sein du service logement. C’est sur ce rapport que s’appuient les responsables du CG pour tenter de nous imposer des évolutions qui modifieraient substantiellement la conception de notre travail.

L’émission de radio : 60 minutes rien que pour présenter la lutte des Védévés. Ecoutez-la, ça vaut le coup. Ca se passait sur Radio caraïb Nancy, c’était mardi 19 juin de 9h à 10h.
- http://www.rcn-radio.org/download/31785

Le pique-nique : une bonne cinquantaine de personne à notre auberge espagnole de jeudi. Des vandopériens, des salariés d’associations de Vandoeuvre, des syndicalistes de la CGT et de SUD, des militants associatifs (La Crise, chorale des Sans nom, RésisteR !), des militants politiques (FASE, Front de Gauche, LO, NPA, PG, POI).
Ambiance toujours aussi chaleureuse. Merci à toutes et tous.
Merci à RCN Radio pour les affiches de soutien à l’arrière de sa camionnette.

L’article de presse : « Vivre dans la Ville » en résistance (voir pièce jointe) avec quelques petites imprécisions/ JCB n’est pas délégué syndical, il n’y en a pas à Vivre dans la Ville, trop petite association mais simple militant à SUD santé sociaux. Certains de ces collègues sont eux militants à la CGT.

La relève : L’IRTS est en crise (voir pièce jointe). Les futurs travailleurs sociaux sont fortement mobilisés. L’avenir appartient à la jeunesse et les changements viendront d’eux !

 

- Lundi 11 juin 2012

Un rappel, des petites infos sur ce qui sera bientôt l’ex-VDV, des nouvelles de l’ex-Mission locale de Woippy et de l’ex-service social du CCAS de Nancy.

Le Rappel :
Pique-nique dans le hall du CG le jeudi 21 juin de 12 heures 15 à 13h45.

Les petites infos :
Le comité de pilotage qui devait rassembler vendredi 1er juin VDV, Jeunes et Cité, Pass’Sports Culture et le CG sur le devenir de la prévention privée a été ajourné.
Lors du CA de VDV du 4 juin, les administrateurs de VDV ont démissionné de leurs postes d’administrateurs et ne sont donc plus qu’adhérents de VDV. Mr Maïer, administrateur provisoire est donc le seul et dernier capitaine du bateau VDV qui vit donc ses dernières semaines, au mieux ses derniers mois.
Mr Maïer nous a informés qu’il était allé au CG afin de récupérer des infos auprès de Mathieu Klein et d’Hans Mazetier. Il lui a été annoncé que l’internalisation de l’équipe de VDV au sein du CG (notre revendication) n’était pas d’actualité mais que les services du CG continuaient à travailler les autres pistes (absorption-fusion avec Jeunes et Cité ou large appel d’offre) sans que l’une ou l’autre soit plus avancée. Mathieu Klein ne s’engage que sur une chose, il n’y aura aucun licenciement parmi l’équipe éducative actuelle de VDV, mais nous pouvons d’ores et déjà faire une croix sur le poste de secrétaire-comptable. Un licenciement collectif coûterait trop cher !
En cas d’absorption, les conditions de travail des éducateurs de VDV seront garanties pour les personnes en poste mais tout remplaçant d’un salarié partant se verra proposer des conditions rabotées (moins de congés trimestriels par exemple).
Mathieu Klein ne peut exclure au final la dislocation de l’équipe actuelle. Les salariés se verraient alors proposer des reclassements. Quand on voit ce qui se passe pour les ex-salariés du CCAS de Nancy, on ne peut qu’être inquiets (voire pièces jointes).

Les nouvelles :
Les salariés de l’ex-Mission locale de Woippy sont toujours dans l’incertitude quant à leur avenir. cliquez ici

Un an après la dissolution de l’ex-service social du CCAS de Nancy, certains salariés sont toujours sur le carreau. Dis papa, c’est quoi un reclassement ? Ils invitent donc les collègues à un rassemblement jeudi 14 juin à partir de 8 heures devant le Centre de Gestion de Meurthe et Moselle situé 2 allée Pelletier Doisy à Villers les Nancy.

 

- Mercredi 31 mai 2012

Les évènements semblent s’accélérer.

 

Le contexte : Le 29 mars, Mathieu Klein rencontrait les éducateurs de Vivre dans la Ville, ainsi que les syndicats CGT et SUD du CG et du médico-social. Il annonçait devant témoins que ses services travaillaient sur plusieurs pistes quant à l’avenir de Vivre dans la Ville (maintien d’une structure vandopérienne, internalisation, absorption par une autre association ou appel d’offre national), et que cela se ferait en concertation avec l’ex bureau de VDV et avec nous salariés.
Mi-avril, nous avons fait connaissance avec Monsieur Maïer, administrateur provisoire nommé par le CG pour remplacer le bureau démissionnaire de Vivre dans la Ville. Il s’était engagé à nous tenir régulièrement informés des démarches qu’il entreprenait. Depuis, plus aucun contact, aucune nouvelle de son côté.
N’ayant pas de nouvelles, nous avons écrit un courrier public à Mathieu Klein jeudi 10 mai lui demandant des éclaircissements sur les démarches de sortie de crise qui auraient été entreprises, et nous avons joint un argumentaire sur nos positions sur ce que doit être la prévention spécialisée.
3 semaines plus tard aucune réponse.
Entre-temps, une tentative de médiation a eu lieu par l’intermédiaire du front de gauche. Sans plus de résultat.
Du côté de notre directeur, nous n’avons pas obtenu plus d’informations non plus. Jusqu’à lundi 21 mai, date de notre dernière réunion d’équipe, il n’aurait eu aucun contact avec le CG.

Aujourd’hui tout s’accélère

Nous apprenons ce soir par notre directeur qu’un comité de pilotage provoqué par le CG aurait lieu demain 1er juin, traitant du rapprochement de Vivre dans la Ville, Jeunes et Cité et Pass’sports et Culture. Les directions des structures vont donc discuter entre elles et avec des cadres du CG sur notre avenir sans qu’à aucun moment on ne demande leur avis aux salariés. Ca repart mal !
Le 4 juin a lieu un conseil d’administration de Vivre dans la Ville avec 2 points à l’ordre du jour : préparation de l’AG ordinaire et questions diverses. Les salariés ont deux représentants au CA. Comment pouvons-nous préparer collectivement le point questions diverses quand nous ne savons pas de quoi il s’agit ?
Le 5 juin, Mr Maïer, administrateur provisoire souhaite rencontrer l’équipe suite au comité de pilotage du 1er juin et au CA du 4 juin pour faire un point sur la situation institutionnelle de l’association.
Cela n’augure rien de bon.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des prochaines initiatives que nous allons prendre. Il est hors de question qu’on nous impose des modifications substantielles sans que l’on réagisse à la hauteur de ces modifications.
Vous pouvez d’ores et déjà noter dans vos calepins que nous organiserons un pique-nique dans le hall du CG le jeudi 21 juin de 12 heures 15 à 13h45.

Quand on pense à toutes les belles promesses électorales qui sont énoncées en ce moment…
Nous saurons ré interpeller François Hollande, qui a pris le temps de répondre à notre courrier, en lui rappelant qu’il s’est engagé, lors du débat de second tour avec Nicolas Sarkozy, à restituer aux départements tous les crédits qui leurs seraient dus.
Même si nous ne sommes pas naïfs. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

 

Nous mettrons la même énergie pour nous défendre que nos camarades de la Mission Locale de Woippy.
Eux semblent avoir perdu (Lire leur article : mourir à 30 ans) contre des élus UMP. Qu’en sera-t-il pour nous avec une gestion gauche plurielle ?
http://salaries-mission-locale-woip...

 

- Mercredi 30 mai 2012

Merci à Jenny, Jean-Christophe, Emmanuelle, Viviane, David, Jérémy, Marie-Estelle, Lucas, Poupa, Alain, Nora, Annie, Renée, Joëlle, Jean-Claude, Christiane, Dominique, Fatima, Saïd, JL, Corinne, Boris, Malika, Antoinette, Lydie et à celles et ceux que j’oublie ou dont je ne connais pas le prénom, de nous avoir une nouvelle fois apporté leur soutien. Merci à Adel et Nadia, indisponibles, qui nous ont fait part de leur amitié. Merci à Marie-Odile du Républicain lorrain d’avoir pris de nos nouvelles. Merci à la CGT et à Sud, à Lutte ouvrière, au NPA, à la Fase d’être toujours à nos côtés. Merci surtout à ce petit gamin qui a tenu à nous donner ses pièces jaunes pour notre caisse de solidarité.

 

Des informations officieuses nous indiquent que des décisions importantes seront prises lors du prochain Conseil d’administration de Vivre dans la Ville, lundi 4 juin, en dépit de l’opposition affirmée de certains administrateurs, et qu’une réunion entre VDV, le Conseil Général et Jeunes et Cité va se tenir prochainement.

Paradoxalement, l’équipe de VDV n’a aucune information sur son avenir autre que « pour l’instant il ne se passe rien ».

Ceci alors que l’administrateur provisoire s’était engagé à tenir l’équipe informée des pistes de travail qu’il préconisait, que notre direction nous affirme que c’est le calme plat du côté du Conseil général, que Mathieu Klein nous avait certifié que lui aussi organiserait une concertation régulière avec notre équipe avant l’été.

Les éducatrices/teurs et le public existent. Nous ne sommes pas des kleenex ! Nous voulons des informations.

 

Ils se moquent vraiment du monde, plus rien ne m’étonne….

 

Va-t-il nous arriver la même chose qu’à la Mission Locale de Woippy, c’est-à-dire notre disparition pure et simple ?
http://salaries-mission-locale-woip...

 

- Dimanche 27 mai 2012

Rappel : Tous les scénarii sont ouverts : Internalisation, fusion, absorption, liquidation. Pas de réponses aux courriers adressés, pas de suites aux tentatives de médiations.
La période électorale s’achevant, sans la moindre information, on peut s’attendre au pire.
Ce qui est sûr c’est qu’on ne lâchera rien !

Apéro festif de soutien mardi 29 mai à 18 heures devant les locaux de Vivre dans la Ville, 3 rue Goëthe à Vandoeuvre. Cette petite fête sera précédée dès 17 heures d’une manifestation à vélo dans Vandoeuvre. Les cyclistes militant(e)s seront les bienvenu(e)s.

Word - 94 ko
tract irts

Nous vous joignons un tract intersyndical relatif à une mobilisation de nos collègues de l’IRTS.

 

- Vendredi 11 mai 2012

Voici un courrier adressé ce jour à Mathieu Klein, vice président du Conseil Général 54.

PDF - 819.5 ko
lettre à Mr Klein 04 05 2012

« Bonjour, Monsieur Klein

Nous nous permettons de vous faire parvenir ci-joint nos interrogations quant à la démarche de sortie de crise concernant les éducateurs-trices de Vivre dans la ville et restons dans l’attente d’une prochaine rencontre.

PDF - 1.5 Mo
mission de PS à Vandoeuvre le fond et la forme

Nous y joignons à toutes fins utiles notre argumentaire sur le fond.

Nous diffuserons largement ce courrier, comme nous le faisons depuis le 05 décembre dernier.

Vous remerciant par avance de l’intérêt que vous voudrez bien lui accorder, nous vous prions de croire, Monsieur le Vice-Président, à l’assurance de nos sentiments distingués,

Les Védévés, »

 

L’intégralité de nos journaux de mobilisation est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
- Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Mercredi 2 mai 2012 (Mais où en sont les Védévés ?)

Voici un article publié dans le journal RésisteR du mois de mai. Très prochainement en ligne. http://www.crr54.lautre.net/site/

Mais où en sont les Védévés ?

Quelques chiffres et quelques dates pour rappel :

- 23 juin 2011 : Vote du rapport « solidarité » par le CG 54 annonçant la suppression de dizaines de postes en PMI (Protection maternelle et infantile), en prévention spécialisée (16 postes supprimés sur un effectif de 72), et au sein du service logement.

- 23 juin 2011 : Lettre ouverte du collectif « la prév du 54 » à Michel Dinet pour annoncer notre total désaccord avec sa politique. Ce collectif regroupait des éducateurs de prévention spécialisée du public et du privé. (Pas de réponse).

- 29 juin 2011 : Courrier individuel d’une collègue de Vivre dans la Ville à Michel Dinet allant dans le même sens. (Réponse lapidaire).

- Octobre 2011 : Plusieurs journées d’action et de grève de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Unsa, Solidaires du CG 54 pour s’opposer aux suppressions d’emplois dans les différents services départementaux. Les éducateurs de VDV se sont joints à ces journées de grève.

- 19 octobre 2011 : Annonce, à l’occasion du conseil d’administration de Vivre dans la Ville, de la volonté du CG 54 de supprimer entre 3 et 7 postes dans les associations de prévention spécialisée.

- 9 novembre 2011 : Courrier de l’ensemble des salariés de Vivre dans la Ville à l’exception du directeur pour réitérer notre refus de voir fondre notre équipe. (Pas de réponse).

- 5 décembre 2011 – 10 février 2012 : 29 jours de grève tournante avec occupation symbolique du hall du CG ponctués par des initiatives festives : pique-niques de soutien, tombola de soutien, chorale des Védévés, tour de chant à l’occasion des vœux de Michel Dinet au personnel du CG…

- Le 5 décembre nous écrivions un tract intitulé : Ne laissons pas mourir la Prévention spécialisée Nous ne paierons pas leur crise !

Que s’est-il passé depuis cette date ?

Après 1 mois de lutte, la réponse du CG a été cinglante : il a menacé de sortir l’artillerie lourde, et utilisé le chantage dans la presse sur l’annulation de l’autorisation de fonctionner, en expliquant que le projet irait à son terme, avec ou sans nous… il a déconventionné l’association au 1er janvier 2012 après 35 ans de convention. Cette décision et la situation de blocage ont entraîné la démission des membres du bureau de l’association. Sans représentation physique, l’association n’était pas viable. Le CG 54 a nommé provisoirement un administrateur ad hoc pour répondre à cette situation. Cette personne a une fonction administrative et non politique. La dotation 2012 pour Vivre dans la Ville correspond à peu près à celle de 2011. Elle intègre le remplacement de la secrétaire comptable à la retraite depuis le 1er mars 2012. Poste qui, avant notre mobilisation, n’aurait pas dû être remplacé. Notre mobilisation a jusqu’à présent permis : une rallonge de 200.000 € pour la prévention spécialisée privée obtenue après 10 jours de grève, le remplacement provisoire de la secrétaire comptable. Mais nous ne savons toujours pas ce que le CG 54 veut faire de nous. Plusieurs pistes sont travaillées et les changements prendront effet au 1er janvier 2013. Il est possible que notre équipe soit internalisée, ou que nous soyons absorbés par Jeunes et Cité ou par une structure qui aurait répondu à un appel d’offre lancé par le CG 54.

Nous continuons à revendiquer le fait que l’équipe actuelle reste sur Vandoeuvre avec un financement pérenne nous permettant d’agir. Etant obligés de faire le deuil de Vivre dans la Ville, nous pensons que notre intégration au sein du CG est la moins mauvaise solution.

Tout au long de notre grève, nous avons essayé de la médiatiser au maximum en direction de la presse mais aussi dans nos différents réseaux. Nous avons diffusé un journal de grève presque quotidien.

Je reprendrai les propos de Yvon Scornet, le porte parole de l’Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. "Notre lutte n’est pas plus remarquable que d’autres mais on a fait en sorte qu’elle soit très remarquée, car tant qu’on sera dans la lumière, on ne pourra pas nous assassiner", a-t-il affirmé.

A Vivre dans la Ville, nous pensons que c’est notre cas aussi.

Pour conclure, je dirai que j’espère que le 6 mai François Hollande sera élu ? Pourquoi ?

Parce que le Président du CG54, pour justifier les choix politiques de sa majorité, a invariablement invoqué la contrainte budgétaire qui pèse sur la collectivité du fait de la baisse des financements alloués par l’État, alors même que les missions des collectivités territoriales se multiplient. L’Etat a transféré des compétences en matière de personnes agées, handicap et insertion sans allouer les budgets équivalents, le CG 54 a alors décidé de faire des économies sur ses champs de compétence non obligatoires, à savoir PMI, prévention spécialisée et service logement. Avec l’élection de François Hollande, Michel Dinet, s’il est cohérent ne pourra que revenir sur les suppressions de postes et devra donc embaucher en PMI, et en prévention. CQFD

JC

 

Nous vous joignons une invitation pour notre prochaine initiative : un apéro festif de soutien mardi 29 mai à 18 heures devant les locaux de Vivre dans la Ville, 3 rue Goëthe à Vandoeuvre. Cette petite fête sera précédée d’une manifestation à vélo dans Vandoeuvre. Les cyclistes militant(e)s seront les bienvenu(e)s.

 

L’intégralité de nos journaux de mobilisation est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
- Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

Mercredi 11 avril 2012
(notre argumentation et nos propositions pour la mission de Prévention Spécialisée à Vandoeuvre)

Comme promis, nous vous adressons ci dessous, notre argumentation et nos propositions pour la mission de Prévention Spécialisée à Vandoeuvre

Nous soumettons ce texte à la réflexion collective, nous l’adressons aux responsables du CG 54, mais aussi à nos collègues, à nos partenaires et aux habitants avec lesquels nous travaillons.

Nous organisons une prochaine initiative-apéro « genre printemps des Védévés » avec soutiens et habitants mardi 24 avril à partir de 18 heures.

2 collègues sont intervenus sur notre mobilisation en cours invités au meeting CGT qui s’est tenu hier salle Raugraff sur les paroles de salariés en lutte. (Article joint).

 

Copinage :

- Le syndicat départemental SUD santé-sociaux de Meurthe-et-Moselle vient d’éditer (avec l’aide de salariés du CEF concernés) un état des lieux de la situation et une intéressante analyse de la situation actuelle de cet établissement. Une plongée dans l’environnement de travail de nos collègues et cousins. Le rapport est disponible ici : http://sud.ars.free.fr/divers/sud54...

- Suivez l’actualité de la mobilisation de nos amis de la Mission locale de Woippy : http://salaries-mission-locale-woip...

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

Jeudi 29 mars 2012 (la rencontre avec le CG54)

L’USD CGT Santé et action sociale a reçu un courrier de Mathieu Klein lundi, au titre de l’intersyndicale CGT SUD, public privé, pour une rencontre, avec l’équipe de Vivre dans la Ville, aujourd’hui jeudi en fin d’après-midi. Il s’agissait pour le CG « de présenter les suites qui seront données à l’association Vivre dans la Ville ».
Les administrateurs de Vivre dans la Ville ont été reçus une heure avant nous.

La réunion a été relativement courte. Les éducateurs et les syndicalistes ont écouté Mathieu Klein et ne sont intervenus que pour demander quelques précisions. Nous avions décidé de ne pas réagir à chaud. Qu’avons-nous appris ?

Le CG a nommé un administrateur provisoire pour un mandat de 6 mois, éventuellement renouvelable 6 mois supplémentaires. Cet administrateur prend ses fonctions le 2 avril. Il se substituera au bureau démissionnaire de l’association. Le CG a pris cette décision après avoir adressé une injonction à l’association pour qu’elle précise la délégation unique de pouvoir après la démission de la Présidente. La réponse du Conseil d’Administration de VDV n’a pas apporté les garanties, notifiées dans le code de la famille et de l’action sociale, demandées par le CG. Cette décision n’est pas « une punition », mais c’est plutôt une garantie que les salariés de Vivre dans la Ville pourront continuer leur mission, toucher leur salaire, répondre aux partenaires… Cet administrateurs sera physiquement présent à l’association quelques jours par semaine. Il gèrera le personnel et aura la faculté d’embaucher. La première chose que nous lui demanderont sera l’embauche d’un ou une secrétaire qui manque cruellement à Vivre dans la Ville.

Cet administrateur n’aura pas de rôle politique. Il ne travaillera pas sur les suites de l’association. Il devra faire un rapport d’étape au bout de 3 mois et un rapport final dans 6 mois.

Pour les suites : le CG continue de travailler les différentes pistes : maintien d’une structure vandopérienne, internalisation, absorption par une autre association ou appel d’offre national. Des rencontres entre l’association, y compris avec ses salariés, et le CG auront lieu d’ici l’été. Au début de l’été ou à la fin de l’été des décisions seront prises, conformément aux orientations du CG pour une mise en œuvre de ces décisions en janvier 2013.

Les dossiers présentés par l’association dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale ont été approuvés.

Il semble que le CG nous donne les moyens de fonctionner provisoirement. Nous restons vigilants. Nous adresserons prochainement des propositions écrites au conseil général.

 

Nous organiserons une prochaine initiative-apéro « genre printemps des Védévés » avec soutiens et habitants autour du 20 avril.

 

Nos amis de la Mission locale de Woippy sont dans une situation pire que la nôtre. Et il semblerait que les similitudes entre nos deus situations aient pris fin. Le Maire de Woippy est poursuivi en justice. http://salaries-mission-locale-woip...

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

++++

L’arrivée du printemps n’a toujours pas encore dissipé l’épais brouillard qui nous submerge depuis trop longtemps !

Dimanche 25 mars 2012

Un quiproquo persiste entre le Conseil général de Meurthe-et-Moselle et l’association Vivre dans la Ville. Le CG nous dit, il n’y a pas de problème, vous êtes financés jusqu’en décembre 2012, les décisions douloureuses ne vous toucheront qu’en janvier 2013. Nos administrateurs nous disent : il n’y a plus de bureau à VDV. L’association vit ses derniers jours. Et nous n’avons plus de secrétaire-comptable depuis le départ à la retraite de notre collègue il y a un mois. Il a fallu du bricolage pour que nous puissions recevoir nos paies de ce mois. Rebelote les mois suivants si aucune solution n’est proposée.
Et nous dans tout ça, qu’est-ce qu’on fait et que dit-on aux partenaires et au public ???
Nous répétons que nous n’accepterons pas de perdre des moyens ni de nous voir imposer un changement de nos pratiques reconnues unanimement par public et partenaires.

Le printemps des Védévés (voir pièce jointe) a été un très agréable moment passé avec les vandopériens. Une cinquantaine de personnes se sont jointes à nous. Une majorité d’habitants venus nous manifester leur soutien, des militants associatifs vandopériens et des collègues, travailleurs sociaux du public ou du privé, militants syndicaux CGT et SUD pour la plupart.

Les messages d’habitants qui ont été lus, les chansons fredonnées, et les nombreux témoignages nous prouvent, une nouvelle fois la justesse de notre combat.

Nous organiserons des initiatives semblables chaque mois jusqu’à ce qu’une solution acceptable soit trouvée.


Vendredi 16 mars

On n’a pas eu 500 parrainages de maires, mais des centaines de signatures pour notre pétition de soutien !

Aucune nouvelle du CG qui sait pourtant que notre situation est critique. Mathieu Klein nous avait pourtant dit le 8 mars qu’il ferait des propositions dans les plus brefs délais.
Nous rappelons nos exigences : continuer à travailler sur Vandoeuvre, avec les mêmes moyens, la même équipe. Nous avons la connaissance des quartiers de Vandoeuvre, de leurs habitants, des partenaires, des institutions… Nous devons pouvoir nous réinvestir pleinement dans les projets engagés sans craindre à tout moment de devoir tout interrompre pour cause de reprise par une autre association.

Pour affirmer ces exigences avec nous, venez participer au printemps des Védévés mardi 20 mars à partir de 17 heures. Rendez-vous 3, rue Goëthe à Vandoeuvre.

HTML - 45.1 ko
SUD 22 mars
PDF - 240.4 ko
educ 19mars
Nous vous joignons un tract de Sud santé sociaux appelant à une mobilisation le 22 mars pour la défense des conventions collectives du secteur social et médicosocial et le tract de l’intersyndicale de l’Education Nationale appelant à la grève lundi 19 mars.
 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Jeudi 8 mars 2012 (1ere rencontre avec le CG54)

Dans le journal du jour : Un compte-rendu de réunion.

3 heures de réunion pour un résultat nul !

Aujourd’hui avait lieu pour la première fois depuis le 5 décembre 2011, début de notre conflit, une réunion réunissant les salariés de Vivre dans la Ville, les syndicats qui les soutiennent et le vice-président du CG chargé de la jeunesse.
Les syndicats CGT du conseil général, SUD collectivités territoriales, l’Union locale CGT, l’USD CGT santé et action sociale et SUD santé sociaux accompagnaient 7 éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville qui rencontraient Mathieu Klein, la Directrice de la DISAS (Direction de la solidarité et de l’action sociale) et 2 membres du cabinet de Michel Dinet.
Les éducateurs de Vivre dans la Ville ont fait une intervention en préambule de la réunion pour expliquer ce qu’ils attendaient de cette rencontre.

« Pour nous, il est nécessaire de sortir de cette situation qui dure depuis le 23 juin dernier (et même depuis 2010) et qui aujourd’hui est très préoccupante et génératrice de stress. Cela dure depuis trop longtemps. Cela a des conséquences vis-à-vis des usagers et des partenaires.

Nous devons sortir de cette réunion, pour l’intérêt de chacun, avec des propositions concrètes et des garanties.

Nous vous demandons :

- La pérennisation de 10 postes (ETP) sur le territoire de Vandoeuvre-Nations (quartier ZUS). Pour assurer notre mission nous aurions objectivement besoin de plus de postes.

- La garantie que ces postes soient occupés par les salariés actuels de Vivre dans la Ville.

- La garantie de l’exercice de la prévention spécialisée sur son « cœur de métier » avec le respect des principes fondamentaux de la PS.

- La garantie de la continuité des pratiques professionnelles engagées depuis plusieurs années avec le public et avec les partenaires.

Nous demandons aujourd’hui que vous nous fassiez des propositions concrètes qui correspondent aux revendications précédemment citées, dans l’intérêt général de tous. »

Mathieu Klein a pris la parole ensuite pour redonner le contexte : s’il n’y a pas eu de rencontre « officielle » au préalable avec les salariés, c’est que l’interlocuteur du CG était le bureau de Vivre dans la Ville. La prévention est une compétence non obligatoire assumée avec conviction par le CG54 et ce depuis de nombreuses années, ce qui, dans la contexte actuel de difficultés budgétaires, n’est pas le cas de tous les départements. Les élus tiennent à cette mission. C’est pourquoi il a toujours été uniquement question d’économies de postes supports sans toucher aux postes éducatifs. Les économies sont indispensables, il y a une crise budgétaire et pas de sortie de crise prochaine. Le CG54 maintient les moyens sur le budget global de l’action sociale. Evolutions nécessaires : redéploiement de postes entre services dans le public. Mutualisations de moyens entre associations dans le privé.
La priorité c’est de faire face aux allocations obligatoires : APA, PCH, RSA : explosion des dépenses, et du temps de travail afférent.
Dans le même temps, les recettes diminuent. Impôts locaux : la palette a baissé. Suppression de la taxe professionnelle, plus rien ne va au CG sur la taxe d’habitation locataires. 90% des recettes du CG viennent du transfert des dotations d’Etat sans marge de manœuvre du CG.
Pour répondre aux sollicitations des éducateurs : la fusion entre associations était une option parmi d’autres. Les associations avaient tout loisir d’en d’autres évoquées depuis plusieurs mois comme par exemple les GCS (groupement de coopération sociale).
Pas de désaccords au niveau de l’éthique. Tout le monde a travaillé sur le référentiel de la prévention spécialisée, associations et équipes publiques. Mathieu Klein nous indique avoir discuté avec d’autres éducateurs qui ne comprennent pas nos revendications.
Quelque soient le scénario, les moyens éducatifs seront maintenus sur Vandoeuvre. Mais pas de garantie que la mission soit remplie par l’équipe actuelle. Pas d’ingérence dans les choix de la nouvelle structure. Aucun d’entre nous n’est menacé dans son avenir professionnel. Garantie que nous resterons sur la territoire de Nancy Couronne et que nous ne serons pas mutés à Lunéville ou Longwy.
Comme le bureau de VDV a démissionné, le CG est en train d’examiner juridiquement la situation d’où l’injonction administrative d’apporter des précisions. Si c’est satisfaisant, les évolutions n’interviendront qu’au 1er janvier 2013. La dotation 2012 a été décidée. Vivre dans la Ville peut remplacer, en CDD, la secrétaire partie en retraite.
Mathieu Klein ne semble pas avoir compris la signification de la démission du bureau de VDV. Pour lui, rien n’est remis en cause cette année car l’association a reçu une notification de financement 2012. Nous l’avons informé de la ferme volonté des administrateurs de VDV de passer la main, de l’impossibilité d’embaucher une secrétaire (responsabilité non délégable du président de l’association). Nous ne savons pas ce qu’il fera de ces informations. Pour l’instant, ils travaillent sur le courrier de VDV en réponse à l’injonction administrative.
Bilan de la réunion : aucune proposition concrète de la part du CG. Nous ne savons toujours pas ce qu’on nous demandera de faire dans les prochains jours, les prochaines semaines ou les prochains mois.
Ce compte-rendu est confus, mais les explications des représentants du CG l’étaient tout autant.

 

Il nous faut vraiment réussir le Printemps des Védévés, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h. Manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Mercredi 7 mars 2012 (similitudes)

Vivre dans la Ville sans convention depuis le 1er janvier 2012 sur décision unilatérale du CG54.

Dans le journal du jour : des meetings où notre lutte est mentionnée, des rencontres prévues avec des conseillers généraux et des similitudes avec la mission locale de Woippy.

Les meetings :
Samedi 3 mars avait lieu à Nancy une réunion publique de Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière. Un porte-parole régional de Lutte ouvrière a fait état de notre mobilisation à la tribune de cette réunion.
Mardi 6 mars, c’était au tour de Philippe Poutou, candidat NPA de venir à Nancy. La section locale de ce parti avait sollicité les salariés de Vivre dans la ville mobilisés pour une intervention à la tribune avant l’allocution du candidat. Ce qui a été fait en présence de Public Sénat, d’une autre chaîne de télévision et de la presse locale.

Les rencontres :
L’équipe de salariés de Vivre dans la Ville a été informée lundi 5 mars 2012 que Serge de Carli, conseiller général front de gauche chargé de la prévention spécialisée, acceptait de la rencontrer lundi 12 mars 2012. Nous serons bien entendu présents.
Mardi 6 mars, nous avons appris que Mathieu Klein acceptait pour la première fois de recevoir jeudi 8 mars à 14h30 les organisations syndicales CGT et SUD du conseil général et du secteur social et médicosocial, avec une délégation d’éducateurs de Vivre dans la Ville afin de nous « apporter des éléments de compréhension sur l’évolution de la situation  ». On devrait demain soir être un peu plus au clair sur ce qui nous attend.

Les similitudes :

 

Printemps des Védévés, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h. Manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Jeudi 1er mars 2012 (Porte close)

Aujourd’hui encore, les salariés de Vivre dans la Ville et les syndicats CGT et SUD ont reçu une fin de non recevoir à la demande de rencontre qu’ils avaient faite à Michel Dinet et Mathieu Klein. Mais des éléments nous portent à penser que la porte pourrait s’entrouvrir prochainement.

 
PDF - 678.2 ko
Dinet 29fev

Ce matin, la CGT du conseil général nous informe qu’un courrier de Michel Dinet leur a été destiné au titre de l’intersyndicale CGT-SUD. Ce courrier est une réponse à notre lettre collective du 2 février. Rappel : Courrier au Président CG 54

L’argumentation est toujours la même : La restructuration de la prévention spécialisée en Meurthe-et-Moselle a été décidée lors d’assemblées départementales consécutives en décembre 2010, avril et juin 2011. Il indique que la convention non renouvelée au 1er janvier 2012 n’avait d’autre objectif que de prévoir les échéances de mise en paiement des crédits alloués à l’association et non d’une autorisation d’exercer. Il est exact qu’un versement d’un trimestre de la dotation « habituelle » de l’association a été versé depuis le refus de renouveler la convention.

lMichel Dinet réaffirme que le seul interlocuteur du conseil général est le représentant légal de l’association et que la collectivité refuse tout dialogue direct avec les salariés de Vivre dans la Ville, c’est pourquoi il conclut qu’il ne peux répondre favorablement à la demande de rencontre.

Monsieur Dinet oublie juste un élément, celui du contexte dans lequel se situe cette demande de rencontre. Nous sommes dans le cadre d’un conflit dur et qui dure. Aussi, dans tout conflit social, l’autorité discute toujours avec les personnes mobilisées, et ceci depuis la nuit des temps. Tout le monde aura compris qu’il y a toujours eu des « nuances » ou de réels désaccords entre la position des grévistes et celle de leur employeur et que ce dernier ne pouvait représenter les grévistes dans le cadre de la grève.

Depuis 3 mois, cette absence de dialogue direct a été à l’origine de toute une série d’incompréhensions, d’interprétations qui ont conduit le Conseil général à faire des démentis publics pour rassurer les salariés, leurs soutiens, les personnes qu’ils accompagnent et la presse sur les conséquences de ses décisions.

 

Comme personne n’avait de réponse à ce courrier daté du 2 février et que la situation a encore évolué après la démission collective des membres du bureau de Vivre dans la Ville, il a été décidé de resolliciter les président et vice-président chargé de la jeunesse, afin qu’ils acceptent enfin de rencontrer les salariés mobilisés et les organisations syndicales qui les soutiennent. Une date avait été retenue (aujourd’hui à 17 heures) afin de ne pas laisser traîner les choses. Nous avons écrit un communiqué de presse afin de faire savoir largement notre volonté de dialogue. Nouvelle demande, nouveau refus.

Cet après-midi Mathieu Klein a contacté le syndicat SUD du Conseil général pour dire qu’il n’y aurait pas de rencontre. Il s’apprêtait à publier à son tour un communiqué de presse pour exposer sa position. Il a expliqué qu’il attendait une réponse du conseil d’administration de Vivre dans la Ville à un courrier que le conseil général aurait adressé à l’association avant de pouvoir rencontrer les salariés la semaine prochaine. A notre connaissance, le seul courrier adressé par le conseil général est une demande d’éclaircissements sur la situation juridique de Vivre dans la Ville, qui est rappelons-le en sursis après la démission du bureau, et appelle à une transition rapide. On ne voit pas pourquoi il a été utile de différer cette rencontre directe entre salariés et responsables du conseil général.

Nous nous félicitons néanmoins qu’enfin un dialogue direct soit envisagé pour que l’équipe d’éducateurs puisse de nouveau s’investir pleinement dans leur mission. Le temps du mépris est, espérons-le, révolu.

 

Printemps des Védévés, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h. Manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Mercredi 29 février 2012 (demande de rencontre)

Lundi 27 février : une quinzaine de soutiens au pique-nique au conseil général (militants syndicaux CGT et SUD, militants du CRR, de la Crise, une universitaire, un militant du PCF de Nancy).

Demain, jeudi 1er Mars : Rencontre (souhaitée) avec Michel Dinet et Mathieu Klein.

Communiqué de presse :

Dans le cadre d’une mobilisation des éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville qui dure depuis 3 mois, incluant 29 jours de grève, les salariés en lutte, et les organisations syndicales CGT et SUD du conseil général et du secteur social et médico-social, ont sollicité une nième fois Michel Dinet et Mathieu Klein pour une rencontre dans le cadre du conflit en cours. Un courrier leur a été adressé jeudi 23 février 2012. Les précédentes demandes sont restées sans réponse ou ont été refusées.

En l’absence de proposition de date de la part des responsables du Conseil général, les salariés et les organisations syndicales ont fixé la demande de rencontre à jeudi 1er mars à 17 heures.

Les signataires du courrier ne sauraient traduire un nouveau refus que comme l’affirmation d’un profond mépris à l’égard d’une équipe de salariés et d’organisations syndicales.

Les salariés de Vivre dans la Ville, dont l’association est déconventionnée et dont le bureau a démissionné, souhaitent connaître les intentions du conseil général qui a affirmé publiquement qu’il n’y aurait aucun licenciement et que la prévention spécialisée serait préservée sur Vandoeuvre. Ils souhaitent pouvoir aussi expliquer directement les raisons de leur mobilisation et la richesse des pratiques professionnelles qu’ils veulent préserver.

Les éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville

 

Printemps des Védévés, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h. Manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

une_R7

Nous vous joignons le lien du journal RésisteR ! dont nous vous avions parlé il y a quelques semaines dans lequel figure une interview de plusieurs d’entre nous sur les 3 premières pages. La situation a évolué depuis.

http://www.fsl-nancy.fr/resister-le...

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Dimanche 26 février 2012 (semaine chargée)

Vivre dans la Ville sans convention depuis le 1er janvier 2012 sur décision unilatérale du CG54.
Toujours pas de réaction côté CG après la démission du bureau de Vivre dans la Ville.

Demain débute une semaine chargée pour les Védévés en lutte.

  • Lundi 27 février : pique-nique de soutien au conseil général.
  • Mardi 28 février : Réunion entre les éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville et les Syndicats CGT et SUD du CG, l’USD CGT Santé social et Sud Santé Sociaux afin de préparer la rencontre sollicitée le 1er mars avec Michel Dinet et Mathieu Klein.
  • Mercredi 29 février : Conseil d’administration de Vivre dans la Ville.
  • Jeudi 1er Mars : Rencontre (souhaitée) avec Michel Dinet et Mathieu Klein.

Nous prévoyons d’organiser, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h, le printemps des Védévés. Il s’agira d’une manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

Nous vous joignons un nouveau communiqué de presse des salariés en lutte de la Mission locale de Woippy. Leur situation est encore pire que la nôtre (ou plus avancée…).
MISSION LOCALE : VERS LE DEPÔT DE BILAN……

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Jeudi 23 février 2012 (la position des éducateurs)

Vivre dans la Ville sans convention depuis le 1er janvier 2012 sur décision unilatérale du CG54.
Toujours pas de réaction côté CG après la démission du bureau de Vivre dans la Ville.

L’équipe d’éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville s’est réunie pour faire le point.
Il y a unanimité pour dire que la situation actuelle est intenable. Aucune projection n’est possible actuellement. Vivre dans la Ville va-t-elle renaître de ses cendres (un premier versement de la dotation 2012 du CG a été effectué) ? Une association existante de prévention spécialisée va-t-elle proposer de nous manger tout cru, le CG va-t-il lancer un appel d’offre (peut-être ouvert à un niveau européen nous dit-on) pour reprendre la mission ou, dernière possibilités, nos postes vont-ils être intégrés directement par le CG ? Nous n’avons aucun élément de réponse.
L’association n’aura plus de secrétaire à compter du 1er mars (départ à la retraite), et l’offre d’emploi pour le poste, déposée à pôle emploi il y a quelques semaines, a été retirée.
La position des éducateurs est claire. Si Vivre dans la Ville n’est pas reconventionnée et dotée d’au minimum un demi-poste de secrétaire, nous souhaitons demander notre intégration au sein du conseil général. Nous imposer de changer de structure associative signifierait une volonté de nous faire changer d’orientations.
Lors de notre rencontre le 26 janvier 2012 avec Mathieu Klein, ce dernier a reconnu après que nous lui avons exposé le contenu de notre travail, qu’il n’y avait aucune incompatibilité entre notre présentation et ce que font les équipes publiques.
Ainsi, à notre demande, les syndicats CGT et SUD du conseil général ont demandé de mettre notre intégration à l’ordre du jour de la prochaine instance paritaire du CG.
En parallèle, les syndicats CGT et SUD du CG et du secteur social se sont joints à nous pour faire une nième demande de rencontre au Président du CG 54 et à son vice-président chargé de la jeunesse, jeudi 1er mars à 17 heures, afin qu’ils entendent de vive voix nos revendications et que nous leur fassions la demande d’intégration pour sortir de cette crise qui dure depuis presque 3 mois.

Pour l’heure, nous décidons de reprendre le travail, dans les pires conditions : pas de secrétariat, sans possibilité de s’inscrire dans des projets à moyen ou long terme, seuls ou avec des partenaires. Nous ne pourrons que gérer le quotidien et entamer des actions d’une semaine à l’autre.

 

- Nous prévoyons d’organiser, avec la population vandopérienne et les organisations syndicales, le 20 mars, 1er jour du printemps, de 17h à 21h, le printemps des Védévés. Il s’agira d’une manifestation festive, expressive et pleine de surprises.

- Pique-nique secteur social lundi 27 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Nous vous joignons lecommuniqué de presse des salariés en lutte de la Mission locale de Woippy. Les similitudes avec notre situation sont nombreuses.

 

Nous sommes en train d’écrire un texte « pédagogique » qui explique les raisons de notre mobilisation, ce que nous voulons absolument sauvegarder, quelles sont nos forces et nos faiblesses. Nous vous joignons dès à présent un texte d’une collègue éducatrice de prévention, trouvé sur internet, dans lequel chacun de nous se retrouve.

 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Lundi 20 février 2012

2012 Année électorale riche : On veut nous épuiser en jouant la montre, on a des ressources insoupçonnées !

Vivre dans la Ville sans convention depuis le 1er janvier 2012 sur décision unilatérale du CG54.
Toujours pas de réaction côté CG après la démission du bureau de Vivre dans la Ville.

Un long coup de fil de la part des salariés en lutte de la Mission locale de Woippy dont une délégation passera nous apporter son soutien lors d’un pique-nique du lundi dans le hall du CG.

Appel d’un journaliste de France Bleu sud Lorraine pour faire le point de la situation et annoncer sa venue à midi au pique-nique.

Une bonne vingtaine de soutiens encore présents ce midi au pique-nique malgré les vacances scolaires peu propices au militantisme (salarié d’une MJC vandopérienne, collègues AS de Vandoeuvre, enseignants, militants CGT et SUD du CG et d’associations, militants associatifs, militants du NPA). Plusieurs personnes apportent leur contribution à la caisse de grève.
Interview par France Bleu de deux salariés de Vivre dans la Ville.

Un salarié de VDV est invité à faire une intervention sur notre mobilisation à l’occasion de la réunion publique organisée par le NPA lors de la venue de Philippe Poutou à Nancy, le 6 mars prochain.

Pique-nique secteur social lundi 27 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !
 

En guise de cadeau, une lecture d’un collègue :

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval.
Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.
« Pour moi ce cheval n’est pas un animal, c’est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ? », demandait-il.
Un matin, il se rend à l’étable et le cheval n’est plus là.
Tous les villageois lui disent : « On te l’avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre, maintenant, on te l’a volé… quelle malchance ! »

Le vieil homme répond : « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec toute une horde de chevaux sauvages.
Il s’était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.
« Quelle chance ! » disent les villageois.
Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages.
Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l’entraînement.
« Quelle malchance ! », disent ses amis. « Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t’aider ! »

Le vieil homme répond : « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Quelques temps plus tard, l’armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.
Tous les jeunes… sauf le fils du vieil homme, qui a la jambe cassée.
« Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer… »

Le vieil homme répond : « Chance, malchance, qui peut le dire ? »
 

L’intégralité de nos journaux de grève est disponible sur le site du FSL Nancy : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Samedi 18 février 2012 (Jeunesse abandonnée…)

Toujours pas de réaction côté CG après la démission du bureau de Vivre dans la Ville.

Rappel : Pique-nique secteur social lundi 20 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

La caisse de grève reste ouverte à toutes les bonnes volontés.

 

Sur le blog des conseillers généraux socialistes et républicain de Meurthe-et-Moselle figure un appel à soutien dans lequel nous nous retrouvons complètement, il s’agit des RASED : on peut y lire :

Ecole abandonnée…

Cette année encore, les moyens alloués à l’Education Nationale connaissent une chute vertigineuse. Les élèves en difficulté sont les premières victimes de la politique désastreuse et exclusivement comptable menée par le gouvernement sous prétexte de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). A partir de la rentrée scolaire 2012, plus de 250 000 élèves par an ne bénéficieront plus d’aides spécialisées. Le groupe socialiste et républicain du conseil général de Meurthe-et-Moselle soutient l’action du collectif RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) pour que le gouvernement cesse enfin de saborder l’école.

Vous avez pu lire dans notre journal de grève que Jeudi 9 février, une délégation d’éducateurs de Vivre dans la Ville avait participé au rassemblement intersyndical de défense de l’école et plus particulièrement des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) aux côtés d’environ 200 enseignants. Nous, qui accompagnons au quotidien des jeunes dont les conditions sociales ne cessent de se dégrader, sommes bien placés pour savoir comme la présence de professionnels formés est importante auprès des jeunes confrontés à de graves difficultés. Rien ne peut remplacer les gens de terrain.

Aussi, nous aurions souhaité pouvoir lire, à côté de la motion précédente (que nous trouvons intéressante, répétons-le), la motion suivante :

Jeunesse abandonnée…

Cette année encore, les moyens alloués en Meurthe-et-Moselle à la PMI et la prévention spécialisée connaissent une chute vertigineuse. Les enfants et adolescents en difficulté sont les premières victimes de la politique désastreuse et exclusivement comptable menée par le conseil général sous prétexte des transferts de compétence de l’Etat aux collectivités locales. Depuis la rentrée scolaire 2011, de nombreux quartiers ne bénéficient plus d’équipes de prévention spécialisée. Le groupe socialiste et républicain du conseil général de Meurthe-et-Moselle soutient l’action des salariés de Vivre dans la Ville pour que le département cesse enfin de saborder l’action sociale « non obligatoire »

A bon entendeur….

 

Dans la rubrique ça bouge ailleurs : voici le blog des salariés en lutte de la mission locale de Woippy : http://salaries-mission-locale-woip...
Toute ressemblance…

Un petit salut à nos camarades de La CRISE qui on prouvé, jeudi 16 février encore, qu’il n’y a que par l’action directe que l’on obtient des avancées.

 

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.
A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 
Après 70 jours de mobilisation, les éducs de VDV

- ont perdu :

le peu de confiance qu’il leur restait dans les élus, leur convention, leur bureau, leur financement assuré, peut-être demain leur boulot.

- ont gagné :

la fierté de ne pas subir sans résister, une cohésion d’équipe éducative irremplaçable, la certitude qu’ils ont des amis sur qui compter (si vous en faites partie, rejoignez-nous au prochain pique-nique)…
Et elles et ils gardent la pêche malgré tous les obstacles.

Mardi 14 février 2012 Nouvelle donne : Démission du bureau de Vivre dans la Ville

Hier, lundi 13 février 2012, nous avons organisé un nouveau pique-nique de solidarité avec notre mobilisation, au cours duquel nous avons informé nos soutiens de la nouvelle donne après le courrier de Mathieu Klein du 1er février (voir annexe). La période de vacances scolaires n’a pas empêché une quinzaine de personnes de nous rejoindre (syndicalistes, militants associatifs, politiques, vandopériens).

Nous attendions le conseil d’administration du soir pour y voir plus clair, un des points à l’ordre du jour étant l’avenir de l’association.

 
PDF - 506 ko
déclaration du bureau 13fev12

Nouvelle donne : Démission du bureau de Vivre dans la Ville

Le bureau de l’association Vivre dans la Ville a annoncé, en préambule de ce CA, qu’il démissionnait en bloc au vu de l’impasse dans laquelle il se trouve. (cf déclaration des membres du bureau).
Tous les partenaires présents ont pris acte de cette nouvelle situation (Mairie de Vandoeuvre représentée par Rachid Sekkour, MJC Nomade représentée par sa directrice et cg 54 représenté par Yvon Raucy).
2 motions ont été votées : une pour acter la démission du bureau ; une pour demander au CG de tenir ses engagements sur la pérennité du travail de l’équipe de salariés de Vivre dans la Ville. Nous vous les transmettrons dès réception.
La Présidente de l’association a fait une déclaration à titre personnel pour dire qu’elle était profondément désolée de cette situation. C’est un gâchis inestimable, selon elle, que la concertation aurait pu éviter. Elle a salué les compétences, les qualités humaines et les convictions des éducateur(trice)s dont elle n’a jamais douté. Mais elle estime que notre grève a montré notre message mais nous a desservis à la longue par ce qu’elle considère comme des excès. Elle a remercié chaleureusement le bureau en précisant que chacun(e) ressort profondément marqué de cette période.
Une éducatrice, représentant les salariés au CA, a expliqué que nous répondons à des sollicitations de plus en plus importantes de familles et de jeunes en situations dramatiques, situations auxquelles la mise en place de dispositifs ne répondra pas. Les familles et jeunes en sont trop éloignés. Si on nous demande, avec moins de moyens (alors qu’il en faudrait plus) à la fois d’accompagner ces familles et d’entrer dans les dispositifs, forcément l’un se fera aux détriment de l’autre. Nous sommes particulièrement désappointés et déstabilisés par la situation. Mais cela renforce notre envie de réaffirmer avec force ce qu’on est avec les habitants. Nous ne sommes toujours pas d’accord pour « porter des dispositifs » et restons persuadés de la légitimité de notre résistance. Notre position reste la même.

PDF - 1.2 Mo
lettre Klein 01fev2012
PDF - 475.1 ko
lettre Klein 12janv2012

Que penser de cette situation ? Nous sommes plutôt rassurés par cet acte fort de la part des membres du bureau. Le conseil général a complètement nié le fait associatif. L’association n’avait aucune latitude. (Relire attentivement les 2 courriers). Au vu de cette situation nouvelle, couplée aux prises de positions publiques des responsables du CG ( aucun licenciement et mission de prévention préservée sur Vandoeuvre), le CG va devoir faire d’autres propositions que celles figurant dans son courrier du 1er février (à savoir : Reprise complète du travail contre éventuel paiement d’un trimestre de fonctionnement) .
Nous continuons à être très inquiets quant à l’avenir de l’association et la mission de prévention sur Vandoeuvre. Et au-delà des seuls salariés et de nombreuses structures partenaires, c’est un nombre considérable d’habitants que nous accompagnons qui attendent avec anxiété une sortie de crise que chacun souhaite honorable.
Les salariés mobilisés décident donc d’interrompre momentanément leur mouvement de grève tournante, tout en continuant le travail de conviction public pour convaincre du bien fondé de cette mobilisation qui dure depuis plus de 70 jours. Une nième demande de rencontre de l’équipe et des syndicats CGT et SUD au président du CG et à son vice-président chargé de la jeunesse va être très prochainement envoyée au vu de cette nouvelle situation.

Les éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville se réuniront dans les 10 prochains jours pour envisager la suite de la mobilisation.

 

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

 
A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Vendredi 10 février 2012 : (Cela débutait plutôt bien, ça c’est clos en mauvais rêve).

10h – 15h30 Présence dans le hall du CG. Notre guitariste, de retour, a égayé notre piquet.
L’article de l’Est républicain qui relate notre café débat de la veille est plutôt bien. Le chiffre de participants qui y figure est pourtant sous-estimé.
Visite de soutien du secrétaire de l’USD-CGT venu déposer directement au CG le courrier de l’intersyndicale adressé à Michel Dinet. Ce courrier avait été envoyé le 2 février en recommandé avec accusé de réception. Cet accusé n’est jamais retourné jusqu’au secrétariat de la CGT, expéditeur du courrier. Bizarre !
Discussions avec plusieurs militants sud CT provenant de divers services (administratifs, insertion, prévention spécialisée). Visite d’une collègue salariée d’une association vandopérienne.

- 18h : Réunion entre le bureau de Vivre dans la Ville et les salariés.

Nos employeurs nous informent tout de go qu’un courrier de Mathieu Klein est finalement arrivé aujourd’hui par mail à Vivre dans la Ville. Ils nous font la lecture de ce courrier, daté du 1er février, nous en fournissent une photocopie qu’ils nous imposent de rendre à la fin de la réunion.
Le compte-rendu que nous en ferons ne pourra être qu’approximatif puisque nous n’avons pu en faire qu’une lecture rapide.

Dans sa lettre, Mathieu Klein accuse réception des propositions qui lui ont été faites par Vivre dans la Ville. L’association souhaite continuer à intervenir sur Vandoeuvre avec une équipe réduite. Proposition de passer d’un poste à un demi poste de secrétaire-comptable. Mathieu Klein répond que cette proposition est insuffisante et qu’elle est en contradiction avec le vote des conseillers généraux du 23 juin dernier qui souhaitait la mutualisation des moyens administratifs entre VDV, Jeunes et Cité et Pass’sports Culture.
Il rappelle la philosophie inscrite, selon lui, dans le référentiel prévention spécialisée qui indique que chaque territoire doit se doter d’un outil de prévention spécialisée, quelque soit la structure porteuse, qui soit dans et hors dispositifs.
Il rajoute que les propositions de Vivre dans la Ville n’entrent pas dans ce cadre d’où la décision de ne pas renouveler la convention budgétaire avec Vivre dans la Ville.
Le courrier se termine par une menace directe à notre encontre. Le CG va pourvoir au paiement d’un trimestre du budget « habituel » de l’association à condition que la mise en œuvre de la mission reprenne. Il est sous-entendu que c’est notre mobilisation qui a interrompu la mise en œuvre de la mission. On nous fait donc à nouveau comprendre : arrêtez votre mobilisation, sinon votre employeur ne recevra pas ce trimestre de subvention et vous serez licenciés !

On veut donc nous imposer de retravailler, comme si nous étions dans une situation « normale », avec les personnes que nous accompagnons et nos partenaires. On nous demande de nous investir comme nous l’avons toujours fait. Sauf que ce n’est pas possible. Nous ne sommes pas dans une situation « normale ». Quand nous avons signé notre contrat de travail, il y a 2, 5, 10, 20 ans ou plus, nous avons signé un CDI et pas un CDD de 3 mois, éventuellement renouvelable, si nous sommes « gentils ». Dans le meilleur des cas, au bon vouloir du CG, nous pouvons espérer avoir un financement jusque mars. Et après ? Il nous faudra renoncer à toutes nos valeurs, à l’autonomie associative, et alors nous pouvons espérer la bienveillance du financeur pour quelque temps, soit nous refusons et c’est le licenciement économique ou pour faute professionnelle comme on nous l’a laissé entendre. C’est gai comme perspective.

Il reste une solution, évoquée par des collègues du CG ou salariés d’autres associations et des habitants lors du café débat d’hier soir : une mobilisation d’ampleur de toutes celles et ceux, habitants, partenaires, collègues qui ne veulent pas faire le deuil du travail accompli pendant 35 ans par l’association Vivre dans la Ville. Pour qu’enfin « ils » entendent ce que nous avons à dire et qu’ils comprennent ce qu’ils sont en train de tuer.

Les éducatrices/eurs de Vivre dans la Ville se verront lundi 13 février en fin d’après-midi pour faire le point et décider des suites de la mobilisation.

Pique-nique secteur social lundi 13 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Vous pouvez déposer les pétitions papier à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 
Annexe :

Nous vous joignons une fiche pratique management élaborée par un expert qui aide à comprendre comment nos décideurs sont formés pour nous faire intégrer la pensée unique :

Les mécanismes psychologiques à l’oeuvre

Pour bien surmonter les résistances au changement qui peuvent émaner de ses salariés ou de son équipe, encore faut-il les comprendre et savoir d’où elles proviennent. "Un changement est une altération de la réalité dans laquelle évolue une personne. Il altère ses certitudes et ses projections dans l’avenir", explique Gérard Carton, consultant-expert en conduite du changement et auteur de Eloge du changement. Le processus du changement est donc assimilable à un deuil, celui de la situation passée et les résistances seront d’autant plus fortes que la part altérée de la réalité sera importante aux yeux du sujet.

 

Les cinq stades psychologiques

Gérard Carton

 

Gérard Carton,
"Eloge du changement"

 

Face à un changement, chaque personne passe par cinq phases, plus ou moins longues et douloureuses selon les cas, mais toutes incontournables.

 » Le refus de comprendre. "Cela n’a rien à voir avec l’intelligence, insiste Gérard Carton. C’est une réaction due au refus de voir sa réalité altérée."

 » La résistance. Le changement devient pour la personne une chose possible mais pas souhaitable. Elle va chercher à l’aménager, pour le rendre moins inconfortable. "Il existe plusieurs formes de résistance. L’inertie : la personne ne dit rien mais remet toujours le changement à plus tard. L’argumentation : elle discute le bien-fondé du changement, les hyptothèses de départ… et cela généralement sur un mode dialectique, en jouant sur les mots, en pratiquant l’amalgame. L’objectif de la discussion est uniquement d’apparaître comme ayant raison. La personne peut enfin avoir recours à la révolte, repérable à l’accès de colère et aux menaces au premier degré qui la précèdent. Elle peut être insidieuse et se manifester par un excès de zèle, pour prouver que le changement tel quel ne fonctionne pas."

 » La décompensation. Cette phase s’apparente à une dépression : la personne comprend qu’elle a perdu la bataille et se sent abattue. Elle peut se traduire par de petits arrêts de travail ou une perte manifeste de motivation.

 » La résignation. La personne accepte le changement mais contrainte et forcée. Elle n’est ni très heureuse, ni très dynamique. "On repère facilement ce stade car la personne est très nostalgique. Elle tend même à embellir le passé, à gommer tout ce qui était désagréable avant."

 » L’intégration. Le changement ne se ressent plus : c’est comme s’il n’avait pas eu lieu. "Il est difficile de sortir seul de la résignation, précise néanmoins l’expert. Les proches, les collègues sont là pour l’aider à arrêter de se focaliser sur les inconvénients du changement et à voir ses avantages."

 

Il convient donc, pour le manager qui souhaite accompagner ses équipes au plus près lors d’un changement, de suivre à quel stade se trouvent ses collaborateurs, chacun ayant sa propre horloge. A noter enfin que tout changement entraîne ce mécanisme psychologique, y compris ceux qui pourraient a priori ne présenter que des avantages. Tôt ou tard, une phase de décompensation se manifestera chez le collaborateur et le manager ne devra pas s’en étonner.

Nouvelles du jour : Jeudi 9 février 2012 :

Cela fait un mois et jours que Vivre dans la Ville n’est plus conventionnée et 13 jours que le conseil général s’est engagé à faire rapidement des propositions écrites à notre employeur. Pour l’instant nous ne voyons rien venir.

Cela fait un mois et jours que Vivre dans la Ville n’est plus conventionnée et 13 jours que le conseil général s’est engagé à faire rapidement des propositions écrites à notre employeur. Pour l’instant nous ne voyons rien venir.

12h – 14h Présence dans le hall du CG.
Distribution de quelques nouveaux tracts. Discussion avec des militants de la CGT du CG.
14h – 15h30 : présence au rassemblement intersyndical de défense de l’école et plus particulièrement des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) aux côtés d’environ 150 enseignants.

17h30 – 20h30 : Café – Débat : "Où va le travail social ?" en présence de plus de 70 personnes. Une journaliste de l’Est Républicain était présente.
Nous avons introduit ce débat par de petites interventions à plusieurs voix autour de 3 thèmes :

  • 1) ce qui nous a amenés à nous mettre en grève ? (beaucoup de gens ne comprennent pas : essayons de les éclairer !)
  • 2) à partir du journal de grève, quelle "leçons", "enseignements", "surprises", "interrogations" tirons-nous de notre mouvement ? le positif ! le négatif !
  • 3) où va le travail social ? ou : quel travail social voulons-nous ?

Les interventions, précisions, questions se sont succédé tout au long de ces 3 heures d’échanges de la part des personnes présentes : habitants de Vandoeuvre, salariés d’associations partenaires, travailleurs sociaux du CG et salariés d’associations, militants syndicaux, élus municipaux entre autres. Toutes les interventions convergeaient sur la nécessité impérieuse de services publics de qualité. Des habitants nous ont témoigné leur reconnaissance et les inquiétudes qu’ils ont sur le devenir de notre équipe de façon particulièrement émouvante. La chorale des sans nom est venue chlore la soirée de manière festive.

Ce café débat devrait être suivi d’autres initiatives du même type, organisées par un collectif de salariés syndiqués et non syndiqués (pique-niques revendicatifs, cafés débat, assises du social sur une journée). Ce collectif devrait mettre en place une sorte de cellule de veille permettant d’informer largement sur les attaques, les ripostes dans les différents secteurs dans lesquels chacun intervient.

Les retours ont été unanimes pour dire que ce débat fut un beau succès.

 

Nous rencontrons demain soir nos administrateurs qui auront peut-être des informations à nous donner.

Dans l’émission 2012 en question, le journaliste de France Bleu n’a posé ce soir aucune question à Mathieu Klein concernant notre mobilisation malgré les messages audio et les questions écrites qui lui avaient été adressées.

Nous serons présents vendredi 10 février de 10h à 15h dans le hall du CG.

RAPPELS :

- Nous invitons aussi les personnes intéressées et disponibles à visionner avec nous le film Rue Santa Fé vendredi 10 février à 10h30 dans le hall du CG sur petit écran malheureusement.

Après le coup d’Etat militaire au Chili, le 11 septembre 1973, Carmen Castillo, alors jeune historienne militante du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (le MIR) entre dans la clandestinité avec son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la Résistance. Le 5 octobre 1974, la maison où vit le couple est prise d’assaut par les miltaires. Miguel meurt ; Carmen, enceinte, blessée sera emprisonnée et expulsée en France.
En 2002, elle revient rue Santé Fé où elle vit mourir Miguel pour tenter de reconstruire les évènements de cette journée où sa vie bascula. Au fil des rencontres avec ses anciens voisins et ses compagnons miristes, elle retrace son parcours, de la clandestinité à l’exil, des jours lumineux d’Allende aux années sombres de la dictature et dévoile un pan entier de l’histoire du Chili avec un fort questionnement sur l’engagement politique.
Nous souhaiterions réfléchir collectivement aux raisons qui poussent des personnes à s’engager. Pourquoi dans un certain contexte est-on prêt à tout sacrifier, ses amis, sa famille et même sa propre vie alors qu’ici, aujourd’hui il est aussi difficile pour chacun d’entre nous de faire ne serait-ce qu’un jour de grève ?

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Vous pouvez déposer les pétitions papier à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer. Pour nous permettre de tenir, nous faisons à nouveau appel à votre solidarité financière.

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Mercredi 8 février 2012

Cela fait un mois et 8 jours que Vivre dans la Ville n’est plus conventionnée et 13 jours que le conseil général s’est engagé à faire rapidement des propositions écrites à notre employeur. Pour l’instant nous ne voyons rien venir.

10h – 15h Présence dans le hall du CG.
Pas de nouvelles du conseil général. Journée calme. Nous nous installons à l’écart des expositions de peinture pour ne pas gêner. Visite de soutien d’une habitante de Vandoeuvre et d’un militant de la gauche unitaire, un des partis fondateurs du front de gauche.

Nous écrivons un nouveau tract pour expliquer notre situation actuelle.

Nous montons ensuite déposer des invitations au café-débat de demain dans les bureau des différentes directions du conseil général et dans ceux du cabinet de la présidence.
Nous sommes informés que le bureau de Vivre dans la Ville souhaite nous rencontrer vendredi soir. Ont-ils du nouveau ? No idea ! Suspense.

- Information : Mathieu Klein, premier secrétaire fédéral du parti socialiste en Meurthe et Moselle et vice-président du Conseil Général sera l’invité de France Bleu Sud Lorraine à l’occasion de la prochaine émission "2012 en questions" qui aura lieu demain jeudi 9 février 2012 de 18h à 19h.
Vous pouvez dès maintenant, posez vos questions sur le répondeur France Bleu Lorraine au 03 83 19 54 87 ou sur internet dans l’onglet Posez votre question
Nous avons d’ors et déjà posé la question suivante :

« Bonjour, Monsieur KLEIN.

En juin 2011, le Conseil Général 54, réuni en assemblée départementale a décidé de supprimer des postes en Protection Maternelle et Infantile, en Prévention Spécialisée et dans le suivi logement car le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle a plus de 200 millions de dettes. Cela s’est traduit par de nombreuses suppressions de postes dans vos services, mais aussi dans les associations conventionnées pour ces missions de service public.

Je suis salarié d’une association de prévention Spécialisée qui s’appelle « Vivre dans la Ville » et qui travaille auprès des jeunes de 12 à 25 ans dans le quartier de Vandoeuvre-Nations. Nous sommes 8 éducateurs, 1 secrétaire et un directeur. Nous sommes les témoins quotidiens de l’augmentation de la précarité et des difficultés qui s’accroissent pour un nombre de plus en plus important d’habitants de ce territoire.

Aujourd’hui, suite à un refus des salariés de Vivre dans la Ville de fusionner avec 2 autres associations et ainsi perdre des postes sur le terrain, vous avez décidé de déconventionner cette association. Nous n’avons pas la garantie de pouvoir mener nos missions le mois prochain.

Question : pourquoi le public de la PMI et des éducateurs de rue (respectivement les enfants de 0 à 6 ans et les jeunes en difficulté) ne sont-ils plus prioritaires pour le Conseil Général ? Petit défi : répondre à la question sans utiliser le mot « redéploiement ». En effet, vous dites toujours que les postes qu’on nous supprime sont redéployés auprès de personnes âgées dépendantes ou de personnes handicapées et que le budget de l’action sociale est constant en 2012. Mais les postes que vous supprimez sont pour nous des collègues en moins sur le terrain auprès des plus pauvres."

Qu’en pensez-vous ? »

A vos téléphones et vos claviers…
 

Attention : Nous ne serons présents jeudi 9 février que de 12h à 15h dans le hall du CG et bien sûr à 17h30 au CCAM de Vandoeuvre.

RAPPELS :


Les éducateur(trice)s mobilisé(e)s de Vivre dans la Ville vous invitent à un

Café – Débat : "Où va le travail social ?" 

A partir du journal de grève de Vdv et d’un croisement de points de vue, les contradicteurs sont les bienvenus, le débat visera à mieux analyser les évolutions actuelles et à mieux comprendre les positionnements des uns et des autres. Invité (sous réserve) Hervé Lhôtel - chercheur en économie et en éducation au GREE - Nancy 2.

JEUDI 9 FEVRIER 2012
17h30 - CCAM

Rue de Parme
Vandoeuvre

Nous serions heureux(ses) d’y accueillir les portes paroles du CG 54, un ou 2 élus majoritaires et les militants politiques qui reprennent leur discours sans ciller.

PDF - 5.5 Mo
journal de greve

Pour préparer ce café-débat, l’intégrale de notre journal de grève est téléchargeable en cliquant sur l’icône ci-contre.

- Nous invitons aussi les personnes intéressées et disponibles à visionner avec nous le film Rue Santa Fé vendredi 10 février à 10h30 dans le hall du CG sur petit écran malheureusement.

Après le coup d’Etat militaire au Chili, le 11 septembre 1973, Carmen Castillo, alors jeune historienne militante du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (le MIR) entre dans la clandestinité avec son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la Résistance. Le 5 octobre 1974, la maison où vit le couple est prise d’assaut par les miltaires. Miguel meurt ; Carmen, enceinte, blessée sera emprisonnée et expulsée en France.
En 2002, elle revient rue Santé Fé où elle vit mourir Miguel pour tenter de reconstruire les évènements de cette journée où sa vie bascula. Au fil des rencontres avec ses anciens voisins et ses compagnons miristes, elle retrace son parcours, de la clandestinité à l’exil, des jours lumineux d’Allende aux années sombres de la dictature et dévoile un pan entier de l’histoire du Chili avec un fort questionnement sur l’engagement politique.
Nous souhaiterions réfléchir collectivement aux raisons qui poussent des personnes à s’engager. Pourquoi dans un certain contexte est-on prêt à tout sacrifier, ses amis, sa famille et même sa propre vie alors qu’ici, aujourd’hui il est aussi difficile pour chacun d’entre nous de faire ne serait-ce qu’un jour de grève ?

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne. mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Vous pouvez déposer les pétitions papier à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer. Pour nous permettre de tenir, nous faisons à nouveau appel à votre solidarité financière.

Nous serons présents mercredi 8 février de 10h à 15h dans le hall du CG

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


 

- Petit vidéo rétrospective : le JT du 9 janvier
Depuis, les éducateurs de l’association de Vandoeuvre “Ville dans la ville”, mobilisés depuis le 5 décembre, ont appris le déconventionnement de leur association, la privant des financements nécessaires au service public qu’elle assure au cœur des quartiers depuis 35 ans auprès des jeunes et des familles. Aujourd’hui, le CG lance un ultimatum : [il] “pourvoira au paiement d’un trimestre du budget « habituel » de l’association à condition que la mise en œuvre de la mission reprenne. (…) On nous fait donc à nouveau comprendre : arrêtez votre mobilisation, sinon votre employeur ne recevra pas ce trimestre de subvention et vous serez licenciés !


NON au déconventionnement !
Pétition sauvez VDV

PDF - 618.5 ko
Pétition sauvez VDV

Bonjour, que vous soyez vandopériens, que vous travaillez à Vandoeuvre ou que, pour toute autre raison, vous ne souhaitez pas la disparition de l’association Vivre dans la Ville, vous pouvez signer et faire circuler cette pétition et nous la remettre, pourquoi pas, dans le hall du CG.

Merci

Les éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville

++++

Nouvelles du jour : Mardi 7 février 2012  ("pas de financement sans convention")

10h – 15h Présence dans le hall du CG.

Nous venons de prendre connaissance d’un élément crucial pour notre avenir : le lien est établi entre convention et financement public pour toute subvention supérieure à 23.000 €.

Pour mémoire, le 26 janvier, lorsque Mathieu Klein a rencontré l’équipe d’éducateurs/trices de Vivre dans la Ville, il nous avait certifié qu’absence de convention ne signifiait en aucun cas absence de financement. Or il apparaît que c’est faux pour ce qui nous concerne. Il faut lire la circulaire du 18 janvier 2010 relative aux relations entre les pouvoirs publics et les associations : conventions d’objectifs et simplification des démarches relatives aux procédures d’agrément. Il est écrit dans le point I-3 de l’annexe IV : Une convention est obligatoire pour tout financement public annuel supérieur à 23 000 €.
Principes généraux :

En application de l’article 10 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations et de l’article 1er du décret d’application n° 2001-495 du 6 juin 2001, une convention s’impose pour tout financement public aux associations supérieur à 23 000 €.

Les éclaircissements du conseil général sur ces futurs projets nous concernant sont plus que jamais nécessaires. Sans proposition rapide de la part de ce dernier, notre employeur va bel et bien être dans l’obligation de nous licencier collectivement. Les réserves financières de Vivre dans la Ville s’amenuisent.

Un militant syndical nous informe qu’il va questionner Mathieu Klein à propos de cette circulaire.

 

Aujourd’hui, notre installation a nécessité une nouvelle fois des talents de négociateurs. 2 expositions de peinture ont été installées dans le hall du CG. Notre piquet, pour certains cadres, fait tache. Une tache au milieu de tableaux, ça ne devrait pourtant pas choquer. On tente de nous rappeler à l’ordre parce que nous diffusons de la musique. Nous pourrions empêcher les gens de travailler. Les personnes que nous avons interrogées nous ont pourtant assuré du contraire. Nous décidons donc de ne pas censurer Tiken Jah Fakoly. Nous avons la visite du secrétaire de l’USD CGT qui nous informe ne pas avoir reçu de réponse au courrier recommandé adressé par l’intersyndicale CGT-SUD à Michel Dinet

Nous profitons du fait que la journée a été relativement calme pour préparer l’animation de notre café-débat de jeudi 9 février.

 

Nous vous joignons une page du bulletin CGT "les échos de l’U.L." dans lequel est publié un article sur Vivre dans la Ville.


Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne. mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Vous pouvez déposer les pétitions papier à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer. Pour nous permettre de tenir, nous faisons à nouveau appel à votre solidarité financière.

Nous serons présents mercredi 8 février de 10h à 15h dans le hall du CG

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Lundi 6 février 2012  (reprise ! => grève et rassemblement permanent au CG54)

- 12h – 14h Pique-nique dans le Hall du CG. Un peu plus de 20 participants, vandopériens, salariés de la MJC Nomade, enseignants, militants de La Crise, de sud santé sociaux ou de la CGT du Conseil Général. L’ambiance est morose. Salariés de Vivre dans la Ville, nous n’avons aucune information sur les propositions que le CG s’est engagé à nous faire à court terme, il y a 11 jours maintenant. La notion de la rapidité n’a pas le même sens que l’on soit salariés, inquiets pour nos emplois ou élus du peuple, bien installés dans ses mandats. De notre côté, l’attente est dure à vivre. Il s’agit de notre avenir. Le seul document qui a été mis à notre connaissance est la décision de ne plus conventionner Vivre dans la Ville. Unis (tous les éducateurs sont là, y compris les collègues en congé de maternité et en convalescence post-opératoire) nous ne perdons pas la pêche. Même si, c’est évident, il y a des situations plus confortables.
Claude Blaque, militant Front de Gauche nous informe que Serge De Carli, conseiller général FdG de Mont-Saint-Martin souhaite nous rencontrer.
- Nos amis nous interrogent sur ce que nous allons faire. Nous répondons que nous allons vérifier auprès de notre employeur qu’il n’a pas reçu de courrier du CG dont nous ne serions pas informés, et que nous allons tenir une AG dans l’après-midi pour décider des suites.
Réunion d’équipe en début d’après-midi. On nous informe qu’aucun courrier n’a été réceptionné. On nous demande d’établir un programme d’activités de vacances comme si de rien était, pour qu’il y ait continuité dans la mission. Nous répondons que ce n’est pas possible. Nous n’allons pas prendre d’engagements auprès des jeunes ou des partenaires qui risquent d’être remis en cause par une décision départementale ou par les responsables d’un éventuel repreneur puisque Vivre dans la Ville vit officiellement ses derniers jours. On nous explique que nous sommes toujours, jusqu’à nouvel ordre salariés de Vivre dans la Ville, et que dans ce cadre, il faut faire abstraction du contexte de déconventionnement actuel. Nous décidons donc de débrayer pour prendre une décision collective.

- Rappel : le 27 janvier nous écrivions :

Par conséquent, les éducatrices/teurs de Vivre dans la Ville décident

  • de suspendre leur grève ce soir,
  • de continuer la sensibilisation du public et des partenaires,
  • d’attendre les propositions écrites du conseil général qui doivent arriver rapidement,
  • et de se réunir lundi 6 février.

A cette date, le mouvement de grève et d’occupation du CG sera reconduit en l’absence de propositions écrites du CG ou si les propositions sont insatisfaisantes.

- Après discussion, en prévoyant de communiquer plus précisément sur les pratiques que nous souhaitons défendre, nous décidons de reconduire notre mouvement de grève tournante et d’occupation du hall du CG jusqu’à ce que nous ayons des garanties officielles sur la possibilité de poursuivre notre travail dans des conditions satisfaisantes, à savoir, travailler à 7 éducateurs, un animateur, un demi poste de secrétaire et un responsable d’équipe, sur la commune de Vandoeuvre.

Nous décidons d’apporter quelques modifications dans nos créneaux de présence dans le hall du CG. Nous y serons chaque jour de 10h à 15 heures pour nous laisser du temps pour rencontrer des collègues d’autres structures ou pour réfléchir et écrire sur ce à quoi nous tenons particulièrement et sur ce sur quoi nous ne lâcherons pas.

Notre mouvement de grève reprend. Pour nous permettre de tenir, nous faisons à nouveau appel à votre solidarité financière.

Word - 23 ko
Réponse du maire de Vandoeuvre
Word - 27 ko
Précisions CPU 6 février 2012

- Nous vous joignons en annexe 2 courriers que nous avons reçus : Une lettre du comité pour l’unité ouvrière concernant notre conflit adressée à M. Stéphane Hablot et sa réponse. Nous noterons que le Maire de Vandoeuvre souhaiterait intégrer une culture du résultat aux missions de prévention spécialisée. Ceci est une nouveauté. Il a toujours été admis que la prévention avait une obligation de moyens, pas une obligation de résultats. Il faudrait peut-être nous expliquer quels résultats sont attendus : combien de postes supprimés, combien de jeunes vandopériens admis en classes préparatoires aux grandes écoles, combiens de feux de poubelles éteints ???

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne :
http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Vous pouvez déposer les pétitions papier à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

- Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

Nous serons présents mardi 7 février de 10h à 15h dans le hall du CG

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Jeudi 2 février 2012  (Une invitation ; Une manif ; Un courrier ; Du copinage)

Aujourd’hui : Une invitation ; Une manif ; Un courrier ; Du copinage

  • L’ invitation


Les éducateur(trice)s mobilisé(e)s de Vivre dans la Ville vous invitent à un

Café – Débat : "Où va le travail social ?" 

A partir du journal de grève de Vdv et d’un croisement de points de vue, les contradicteurs sont les bienvenus, le débat visera à mieux analyser les évolutions actuelles et à mieux comprendre les positionnements des uns et des autres. Invité (sous réserve) Hervé Lhôtel - chercheur en économie et en éducation au GREE - Nancy 2.

JEUDI 9 FEVRIER 2012
17h30 - CCAM

Rue de Parme
Vandoeuvre

Nous serions heureux(ses) d’y accueillir les portes paroles du CG 54, un ou 2 élus majoritaires et les militants politiques qui reprennent leur discours sans ciller.

PDF - 5.5 Mo
journal de greve

Pour préparer ce café-débat, l’intégrale de notre journal de grève est téléchargeable en cliquant sur l’icône ci-contre.

Celles et ceux que ça intéresse pourront poursuivre leur soirée au CCAM qui initie un cycle de conférences sur la contre-culture.

Voici l’invitation (la deuxième donc)

Conférence

CHARNIÈRES #1 LA CONTRE-CULTURE À LA LOUPE (1964-65)
Matthieu Rémy

Jeudi 09 Février 2012 à 20 H 30

Entrée libre  (Cliquez ici pour réserver)


Au début des années 60, les universités américaines et européennes se soulèvent contre la guerre du Vietnam. Des artistes de tous horizons vont radicaliser le message du folk, de la Beat Generation et des avant-gardes artistiques et politiques pour avancer l’idée d’une nouvelle civilisation fondée sur des valeurs contestant celles de la culture académique et de la culture de marché. La contre-culture est en marche.
Ce premier rendez-vous d’une série de quatre conférences sera proposé par Matthieu Rémy, maître de conférences en langue et littérature françaises, co-animateur du séminaire Contre-culture(s) à l’Université Nancy 2 et auteur du livre Les Lieux du rock paru aux éditions Tana.

Cette rencontre sera suivie d’une sélection musicale érudite et conviviale.

photo Camisole
coréalisation séminaire Contre-culture(s), CCAM-scène nationale de Vandœuvre
avec le soutien de la Communauté Urbaine du Grand Nancy
en partenariat avec l’Université Nancy 2, le CELJM (Centre d’Études Littéraires Jean Mourot), le Forum


 

- La manif : La manif : nous étions quelques éducateurs de VDV à avoir répondu à l’appel de SUD qui organisait un rassemblement devant le CEF de Tonnoy pour s’opposer à une série de licenciements antisyndicaux. La convergence des luttes est plus que jamais nécessaire.

PDF - 684.2 ko
Courrier au Président CG 54

- Un courrier : Les syndicats CGT et SUD (public et privé) adressent un nouveau courrier à Michel Dinet pour redemander d’être reçus afin de défendre les revendications des éducatrices et éducateurs de Vivre dans la Ville (voir pièce jointe).

- Le copinage : Ca va mal dans le social, c’est pas mieux dans l’éducation. Les résultats des politiques d’austérité sont les mêmes.
Les organisations syndicales enseignantes appellent leurs collègues, les parents, ainsi que tous ceux qui se sentent concernés par les attaques que subit l’école en particulier et tous les services publics en général, à participer à la

Manifestation unitaire
samedi 4 février
14 h place Maginot à Nancy

(cliquez ici pour plus d’infos)

pour s’opposer aux suppressions de postes dans l’Éducation Nationale qui touchent particulièrement l’académie Nancy-Metz pour la seconde année consécutive.

 

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Nous souhaiterions récupérer les pétitions qui circulent pour la fin de la semaine. Vous pouvez les déposer à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Pique-nique secteur social lundi 6 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Mercredi 1er février 2012  (« A tous nos partenaires : VDV en danger - mise en suspens de nos actions !  »)

Nous avons pleinement repris le travail depuis 3 jours sans savoir à quoi ça rime. Ce qui est sûr, c’est que les témoignages de soutien sont toujours aussi nombreux. Où en êtes-vous nous demande-t-on ? On n’en sait rien.

Si l’on se fie aux documents officiels, notre association n’est plus conventionnée depuis le 31 décembre 2011 et le CG affirme qu’elle ne le sera plus (courrier adressé à la présidente de Vivre dans la Ville le 12 janvier 2012). Ceci après 35 ans de bons et loyaux services !!! Un avocat questionné par l’association affirme que cela signifie que le financeur (le CG) se dégage de ses obligations de paiement. La conséquence logique, toujours d’après cet avocat, c’est la liquidation de l’association et le licenciement collectif de ses salariés.

Mathieu Klein assure que l’avenir professionnel de tous les salariés de VDV est assuré. Ne soyons pas naïfs, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Il se réfère aussi sans arrêt au rapport « Solidarité toujours au cœur, Education et la culture pour tous » de juin 2010. Ce rapport parlait d’une étude de faisabilité du rapprochement, pouvant conduire à une fusion, de 3 associations (VDV, Jeunes et Cité et Pass’sport culture). Il est évident que l’on a dépassé la simple étude de faisabilité. L’association Vivre dans la Ville, au même titre que les deux autres structures, était sommée d’accepter la fusion et la suppression de postes (administratifs) sous peine de sanction immédiate. En effet, la grève des éducateurs de Vivre dans la Ville ne permet pas à notre association d’accepter cette fusion (étant entendu que le bureau de VDV ne veut rien signer sans notre accord). La sanction est tombée : le CG ne signera plus de convention avec Vivre dans la Ville.

Il est aussi dit que dans tous les cas, le conseil général maintiendra la prévention spécialisée sur le secteur de Vandoeuvre-les-Nancy, avec ou sans les éducateurs de Vivre dans la Ville (La semaine du 26 janvier 2012).

- Face à cette situation, nous, éducateurs et éducatrices de Vivre dans la Ville, avons décidé d’informer tous les partenaires avec lesquels nous avons des projets en cours sur la situation dans laquelle nous nous trouvons. Une note de service nous avait demandé de ne pas engager de dépenses au regard des incertitudes budgétaires et de ne pas engager l’association dans de nouveaux partenariats et projets.

Nous avons donc adressé un mail, intitulé « A tous nos partenaires : VDV en danger - mise en suspens de nos actions ! » aux partenaires, avec copie à Michel Dinet, Mathieu Klein et Stéphane Hablot et à la Présidente et au directeur de VDV, dans lequel nous écrivions :

Nous, éducateurs de Vivre dans la ville, menons une grève tournante depuis le 05 décembre parce que nous refusons une réorganisation avec suppressions de postes et rapprochement avec d’autres associations. Notre Présidente a reçu le 13 janvier une lettre l’informant que VDV n’est pas reconventionnée par le Conseil général à compter du 01 janvier 2012 . Suite à cela, le bureau et nous avons accepté de renoncer à un mi-temps accueil-secrétariat-comptabilité.
Sans une réponse rapide du CG à notre proposition, la dissolution de VDV et un licenciement collectif ne sont pas à exclure.

La prudence nous amène donc à "mettre en suspens" les actions collectives que nous menons en partenariat avec vous ou qui engagent des dépenses de fonctionnement :
Suivait l’énumération de 22 actions ou projets en cours avec les structures destinataires du mail.
Nous terminions notre courrier ainsi : « Nous restons à votre disposition pour en échanger et continuons à espérer une issue positive rapide.
les éducateur(trice)s de Vivre dans la ville. »

Ce mail n’a pas plu à Mathieu Klein qui s’est empressé de faire le démenti suivant :

Mesdames, Messieurs,
Je suis désolé de m’adresser à vous de la sorte, mais ce message n’est pas acceptable.
Sur la forme, je tiens à souligner qu’à Vivre dans la Ville comme dans toute autre structure, il ne revient pas aux salariés de décider de la mise en œuvre ou non de partenariats.
Il existe pour cela un conseil d’administration et c’est d’ailleurs une des conditions essentielles de l’autorisation délivrée par le département à l’association Vivre dans la Ville, pour exercer la mission de service public de prévention spécialisée sur la ville de Vandœuvre-lès-Nancy.
Sur le fond, prétendre que c’est au nom des risques de déconventionnement et de licenciement collectif que ces partenariats seraient suspendus relève de la manipulation.
Le conseil général s’est déjà exprimé clairement, tant en direction des salariés grévistes que des administrateurs : une équipe de prévention spécialisée continuera à travailler à Vandœuvre-lès-Nancy, le département maintient les moyens éducatifs dévolus à cette mission et l’avenir des salariés actuels de Vivre dans la Ville n’est assombri d’aucune menace de licenciement économique.
Je me tiens à votre disposition pour tout échange complémentaire.
Cordialement,
Mathieu Klein, vice-président du conseil général
 

Ce mail ne nous rassure toujours pas sur l’avenir de Vivre dans la Ville. En revanche, c’est le premier écrit qui indique que nous ne subirons pas un licenciement économique. Mais assurer qu’une équipe de prévention spécialisée continuera à travailler à Vandœuvre-lès-Nancy ne signifie pas que les projets en cours continueront. Les éducateurs ne sont pas interchangeables. Rien ne dit que l’éventuelle nouvelle équipe aura les mêmes priorités et souhaitera continuer les projets en cours . Et quand bien même. Nous ne sommes pas des pions que l’on peut remplacer l’un par l’autre.

Nous avons depuis appris que Vivre dans la Ville ferait elle aussi un démenti aux partenaires.

Nous attendons qu’on nous explique comment nous devons appliquer cette décision associative car nous sommes dans une situation impossible. On nous dit : continuez à projeter des actions dans le temps, y compris pour l’été prochain, mais n’engager aucune dépense tout cela sans que l’on sache si nous serons encore là dans 3 mois, un mois voire moins !

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Nous souhaiterions récupérer les pétitions qui circulent pour la fin de la semaine. Vous pouvez les déposer à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Pique-nique secteur social lundi 6 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

 

- Quelques petits rappels sur ce qu’est la prévention spécialisée, tirés du blog de collègues brestois.

« La Prévention Spécialisée est une intervention éducative et sociale individuelle ou collective, agissant dans les quartiers, les groupes d’immeubles, auprès des groupes de jeunes, auprès des personnes dont la situation sociale et le mode de vie risquent de les mettre ou les mettent effectivement en marge des circuits économiques, sociaux, culturels ».

Par son mode d’approche spécifique, elle veut permettre que ces personnes puissent accéder à des conditions de vie meilleures dans la dignité et la progression vers plus d’autonomie sociale.
En menant des actions éducatives visant à aider les jeunes à se prendre en charge dans le domaine de leur vie personnelle, de leur travail et de leurs loisirs.
En contribuant au maintien ou au rétablissement des règles de vie sociale au sein de la population d’un quartier, d’une ville.
En promouvant les capacités existantes ou/et potentielles des habitants.
En inscrivant sa démarche dans le temps car, comme pour toute action éducative, les transformations individuelles ou structurelles ne peuvent se réaliser que dans la durée.

La Prévention Spécialisée s’inscrit dans le travail social selon six principes fondamentaux d’intervention :

  • 1 - L’absence de mandat nominatif (une mission qui s’adresse à des personnes sans prescription nominative) Pour réaliser le premier principe, il est nécessaire que les personnes, sujets de l’action, ne soient désignées nominativement par aucune autorité. Il ne peut donc y avoir mandat, ni après signalement administratif ni après une ordonnance judiciaire.
  • 2 – La libre adhésion (une relation librement choisie) Il s’agit d’une démarche volontaire de l’éducateur pour aller vers les jeunes dans leur milieu. Cette relation est contractuelle et librement consentie de part et d’autre. Elle implique les notions de temps et de confiance nécessaires à la mise en place de toute action éducative.
  • 3 – Respect de l’anonymat (une action qui exige discrétion et confidentialité) Cette action exige de la part des éducateurs discrétion et confidentialité qui garantissent l’efficacité et la crédibilité d’un travail fondé sur la confiance. C’est la raison du « financement global » qui exclut la diffusion à l’extérieur de dossiers ou de fichiers nominatifs. Il ne s’agit pas, bien sûr, de maintenir le jeune dans l’anonymat, mais bien de l’aider à sortir de ses problèmes, pour l’amener à devenir quelqu’un.
  • 4 – Partenariat et inter-institutionnalité Un des objectifs étant de permettre l’intégration des jeunes dans les structures de droit commun, l’action s’exerce à deux niveaux :
    • Action auprès des jeunes pour aider cette intégration,
    • Action auprès des structures pour faciliter leur adaptation.
  • 5 – La non-institutionnalisation des activités Les supports éducatifs que représentent les activités introduisent des notions de souplesse, d’adaptabilité et de relais à mettre en place. Ils expriment la dimension du temps.
  • 6 – Une mission de service public qui s’appuie sur le fait associatif. L’association contribue à révéler ou à rappeler les carences et les fractures de notre société avec comme ambition une modification progressive des réponses publiques à leur égard. »

++++

Lundi 30 janvier 2012  (le CG54 contre-attaque)

Il y avait moins de monde que les lundi précédents au pique-nique hebdomadaire (35 personnes). Cela a été l’occasion de faire le point sur notre mobilisation (VDV en sursis si le CG n’apporte pas rapidement de garantie de financement)

- Un petit rajout au compte-rendu de la réunion de vendredi avec nos administrateurs : le bureau de VDV a aussi insisté auprès du CG pour redire que nous n’étions absolument pas opposés à des échanges sur les pratiques avec nos collègues du privé, comme du public si toutefois ce n’est pas organisé dans le but d’uniformiser les pratiques. Nous ne sommes, en effet, pas prêts à nous voir prescrire « les bonnes pratiques ».
Vivre dans la Ville est adhérente de l’APSL (Association de prévention spécialisée lorraine) qui organise régulièrement depuis plusieurs années des « parlons-en », temps d’échanges sur les pratiques entre professionnels de prévention spécialisée des différentes associations.
En 2011, nous avons aussi participé à 5 journées d’une formation intitulée : « Identité professionnelle des éducateurs en Prévention spécialisée » organisée par le CNLAPS (Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée).
Nous avons toujours regretté l’absence de nos collègues du public lors de ces temps d’échanges entre professionnels et l’avons dit explicitement à Mathieu Klein lorsque nous avions eu un tout petit échange avec lui le 8 décembre 2011 devant l’accueil du CG.

PDF - 71.4 ko
riposte CG

- Une observation : Les cellules riposte du cabinet du président, du service de presse du conseil général et des groupes des élus « socialistes et républicains » et « front de gauche » s’activent. Nous vous avons adressé vendredi soir la riposte des groupes PS et FdG au conseil général. Nous vous la rejoignons en annexe ainsi que celle du cabinet du président qui adresse une lettre type en réponse aux mails envoyés aux personnes qui s’inquiètent sur le devenir de l’association Vivre dans la Ville et de ses salariés et qui nous apportent leur soutien. On observera que la riposte des membres du cabinet de Michel Dinet est plus travaillée et plus fairplay que celle des politiques. On ajoute aussi à l’envoi le communiqué officiel du CG.

Objet : Réponse au mail du 24/01/12 - situation de Vivre dans la ville
De : hmazetier cg54.fr

Envoyé : mercredi 25 janvier 2012 17:55

Bonjour,
En réponse à votre mail ci-dessous, je vous prie de bien vouloir trouver les explications suivantes :

En effet, beaucoup de choses se sont dites sur la situation de l’association Vivre dans la Ville.
Beaucoup de contre vérités et d’approximations ont aussi été prononcées.
Dans un premier temps rétablissons quelques vérités.

Dans les dispositions prises par le Conseil Général, aucun poste d’éducateur de prévention spécialisé ne sera supprimé.
Au contraire, les orientations conduiront au maintien des moyens que la collectivité engage en matière de prévention spécialisée dans le département. Pour les 4 associations de prévention spécialisée se sont 1,851 millions euros mobilisés dont 544 000 euros pour Vivre dans la Ville.

Depuis plus d’un mois maintenant, le dialogue est constant avec l’association Vivre dans la Ville, et plus précisément avec les instances statutaires de l’association, c’est-à-dire le Conseil d’Administration.
Vivre dans la Ville est une association autorisée par le Conseil Général pour intervenir en prévention spécialisée sur le territoire de Vandoeuvre les Nancy. Une convention régit les modalités de financement de l’association. Malgré de nombreuses réunions, de nombreuses sollicitations, le conseil d’administration (seul interlocuteur du Conseil Général) nous a dit ne pas pouvoir partager les orientations du Conseil Général « au-delà du refus de ses salariés ». Cette absence de positionnement du conseil d’administration remet en cause la prévention spécialisée sur ce secteur, ce que nous ne pouvons tolérer. La discussion d’une nouvelle convention est donc de fait actuellement impossible.

Dans tous les cas, le conseil général maintiendra la prévention spécialisée sur le secteur de Vandoeuvre les Nancy.
En quoi consiste les évolutions proposées par le CG dans son rapport « Solidarité toujours au cœur, Education et la culture pour tous » de juin 2010 ?
Le rapport propose que les associations de prévention spécialisée engagent des discussions sur la mutualisation de leurs moyens administratifs et en aucun cas sur le volet éducatif de leur activité.
Pourquoi ces orientations ?
Dans un budget contraint par le paiement des allocations individuelles de solidarité (APA, PCH et RSA – montant du décalage assumé financièrement par le conseil général à ce jour : 238 millions d’euros), nous avons fait le choix politique de maintenir un niveau important et constant de moyens consacrés par la collectivité départementale à l’action sociale (348 millions d’euros en 2012). C’est dans le respect de cette décision démocratique de l’assemblée qu’il a été proposé que les associations de prévention dialoguent entre elles car il semble difficile aujourd’hui d’expliquer à des personnes âgées dépendantes de Meurthe-et-Moselle et à leurs familles qui risquent aujourd’hui une dégradation rapide de leur autonomie à cause des délais trop longs d’instruction, ou aux personnes handicapées qui attendent parfois 8 mois pour obtenir leur aide, et encore moins aux personnes privées de revenus qui souhaitent être mieux soutenus, que leurs besoins sont secondaires par rapport au maintien de postes administratifs en doublon dans deux structures de petite taille sur le territoire grand nancéien et sachant que cela n’entraînera aucun licenciement de personnel.

La pression de la demande sociale en direction des personnes âgées, des personnes handicapées ou au bénéfice de l’insertion exige, pour y répondre, d’engager un certain nombre d’ajustements au sein des autres politiques publiques afin qu’elles contribuent à l’effort nécessaire. Encore une fois, le volume des moyens consacrés à l’action sociale est préservé ; c’est un effort de solidarité qui est proposé, demandé. Les orientations retenues pour la prévention spécialisée participent de cet effort tout en préservant cette mission, primordiale sur des secteurs comme celui actuellement couvert par l’association, et plus particulièrement sur le public touché par ses interventions.

Il n’est donc aucunement question de priver la prévention spécialisée de ses moyens éducatifs. Les initiatives à prendre pour favoriser une mutualisation des moyens d’administration et de secrétariat ne conduisent naturellement à aucun licenciement.

La volonté du Conseil Général vise à renforcer la solidarité des missions qui participent à l’action sociale, au bénéfice de populations fragilisées et ce à moyens constants. Dans ce cadre, la volonté du Conseil Général est d’inscrire la prévention spécialisée dans une évolution qui lui permet de confirmer l’utilité de son action, voire de la renforcer. C’est aussi dans ce cadre que le Conseil Général a sollicité l’ensemble des associations de prévention spécialisée à co construire cette nouvelle organisation sur les territoires. A ce jour, seuls les salariés de Vivre dans la Ville, mettant leur propre CA employeur dans une mauvaise posture, refusent catégoriquement le dialogue, ce que nous regrettons vivement.

Je vous laisse donc le soin d’apprécier l’ensemble de ces éléments, qui, je l’espère aura pleinement répondu à vos questions.
Sachez en outre que votre mail a été adressé au Président du Conseil Général qui, je puis vous l’assurer, veille de près à l’évolution de la situation.

Je reste bien évidemment à votre disposition pour vous apporter d’éventuels éclairages supplémentaires.
Cordialement,

Hans MAZETIER
Chargé de mission Solidarités
Cabinet du Président
Conseil Général de Meurthe-et-Moselle
48 Rue du Sergent BLANDAN
54 035 NANCY Cedex
03 83 94 53 36

 
Nous n’allons pas nous répéter une nième fois et c’est pourquoi nous proposons un débat public afin d’échanger nos arguments. Juste quelques précisions : Mathieu Klein a refusé de discuter avec nous entre le 8 décembre et le 26 janvier en donnant comme seul argument que nous n’étions pas fonctionnaires territoriaux, le seul interlocuteur qu’il acceptait était notre employeur, oubliant que ce n’étaient pas nos administrateurs qui étaient en grève mais nous, salariés. Il a aussi refusé toutes les demandes de rencontre des organisations syndicales du public et du privé.
Supprimer des postes de secrétaires dans les associations diminuera mécaniquement le « volet éducatif » des associations. Les secrétaires ne se tournent pas les pouces au travail.
Les moyens alloués par le département à la prévention spécialisée sont maintenus en 2012 grâce à une rallonge de 200.000 € effectuée sur le fil à la surprise générale lors de l’assemblée départementale le 13 décembre dernier (nous étions en grève depuis plus d’une semaine).
Les éducateurs camperaient sur leurs positions : jusqu’ici, nous avons été les seuls à faire une proposition concrète pour sortir de la crise : faire fonctionner Vivre dans la Ville avec un seul demi-poste de secrétaire, ce qui permettrait au CG de faire des économies.
Enfin, si le CG n’apporte pas d’autre garantie, l’Association Vivre dans la Ville devra bien licencier 11 salariés d’ici un ou 2 mois, faute de garantie financière. Même s’ils sont durs à entendre, les faits sont les faits.

PDF - 196.1 ko
tract élus PS/FDG

Nous ne répondrons pas au tract des élus PS – FDG, il est trop caricatural.

En revanche, un débat public nous ferait bien plaisir.
Une première proposition :
Nous allons organiser un café débat la semaine prochaine. Nous vous dirons quel jour et quand une fois que nous aurons trouvé une salle. Nous apporterons l’intégrale PDF du journal de grève et nous invitons toutes les personnes intéressées, du simple quidam au sociologue en passant par le militant politique, le prêtre ouvrier et l’habitant de Vandoeuvre à le lire attentivement, l’analyser et à en discuter avec nous pour un questionnement public et collectif. Nous espérons vivement la présence d’élus majoritaires du CG ou de militants politiques si prompts à prendre la défense de ces élus.
Si ce premier débat public ne leur convient pas, nous leur proposons d’en organiser un à leur tour.

Merci aux réorganisateurs (si réorganisatrices il y a, qu’elles ne nous en tiennent pas rigueur, nous n’en avons point vu !) qui, en nous affublant d’un triple M (menteur(teuse)s manipulateur(trice)s, manipulé(e)s), redonnent du sens et de la force à notre juste résistance !

Alix, Claire, Estelle, Etienne, Fabien, Irène, Jean-Christophe, Mohamed, Philippe, éducateur(trice)s à VDV.

 

- Ce soir, une délégation d’éducateurs de VDV a assisté au conseil municipal de Vandoeuvre au cours duquel la situation de l’association a été abordée pendant une bonne vingtaine de minutes. 3 élus, très différents les uns des autres, ont déposé une demande d’intervention dans les questions d’actualité. Jacques Lacreuse, militant syndical, élu de la majorité a fait la déclaration suivante : « Les salariés de l’association Vivre dans la Ville mènent depuis plusieurs semaines un mouvement de grève pour sauvegarder les emplois menacés par un projet de fusion de plusieurs associations de prévention. Ils veulent poursuivre le travail qu’ils réalisent auprès des jeunes en grande difficulté et de leurs familles. Ils tiennent à ce que soit préservée l’existence de l’association avec tous ses salariés : les éducateurs et le personnel chargé de l’accueil et de l’administration. Ils travaillent - certains depuis plus de trente ans - à l’accompagnement des jeunes et des adultes fragilisés et parfois en situation de danger. Très engagés sur le terrain de la prévention, ils ont développé des connaissances et des compétences qu’il faut continuer de faire "vivre dans la ville" en leur permettant de poursuivre le partenariat avec d’autres associations de Vandoeuvre. Celles-ci apprécient le travail et l’implication des travailleurs sociaux de Vivre dans la Ville ; et les salariés de ces associations leur ont d’ailleurs apporté aide et soutien au cours des dernières semaines.
L’existence et l’implantation de Vivre dans la Ville doivent être garanties, avec son personnel et ses moyens. Je leur exprime mon entière solidarité.
Je propose que la municipalité de Vandoeuvre demande au Conseil Général de Meurthe-et-Moselle de revenir sur sa décision. »
Jacques Lacreuse a terminé son intervention en rappelant la responsabilité de l’Etat qui ne paie pas sa dette vis-à-vis des conseils généraux.
Marc Saint-Denis, élu Modem, est intervenu ensuite et a demandé fortement à Stéphane Hablot de prendre position pour « sortir de la crise » en rappelant que 200.000 € avaient été rajoutés in-extrémis par le département au budget prévention spécialisée associative lors de l’assemblée départementale du 13 décembre dernier.
Mr Muller (UMP) a fait une courte intervention regrettant le silence de Stéphane Hablot en sa qualité de Maire et de Conseiller général.
Stéphane Hablot a répondu qu’il suivait les discussions avec intérêt, qu’il laissait Mathieu Klein, dont c’est la compétence, « négocier » avec le bureau de Vivre dans la Ville et qu’il avait un désaccord avec Jacques Lacreuse sur la notion d’indépendance de l’association. Stéphane Hablot traduit notre revendication qui consiste à réclamer l’indépendance de VDV comme étant une volonté de ne rendre de comptes à personne, ce qui n’est pas exact.
La vidéo des débats de ce conseil municipal sera bientôt disponible sur le site internet de la ville.

- Un petit poème :

La prévention spécialisée
de VDV est
sans dessus dessous
les conseillers "généreux"
du dessus
veulent la priver
de sous
et la déshabiller
sans dessous dessus
mais elle veut rester en place
avec les mêmes sous
et c’est elle qui aura
le dessus !!!

Un billet publié samedi 28 janvier dans l’Est Républicain : « Fin dematch ? »

De campement en piquenique, de banderoles en agitation syndicale, l’action des éducateurs grévistes de Vivre dans la ville, commence à agacer sérieusement le Conseil général. Des signes de nervosité ? Pas vraiment du côté de Mathieu Klein, qui temporise, mais ne veut pas que le CG sorte de son rôle de financeur : « Nous ne sommes pas employeurs des éducateurs spécialisés de Vivre dans la ville. C’est avec l’association, à qui nous avons fait des propositions de réorganisation et de rapprochement, que nous sommes en liaison permanente ». Depuis Vandoeuvre, Stéphane Hablot vient au secours du conseil général : « La culture professionnelle de l’association mérite d‘être mise au service de son évolution, pas de son autodestruction. Le but du CG n’est pas de supprimer des postes d’éducateurs, mais de mutualiser les postes administratifs de trois associations de l’agglomération ».
Une position avec laquelle Mathieu Klein a toujours été clair : « L’hypothèse du déconventionnement avec Vivre dans la ville n’est pas exclue, si la proposition que nous faisons, raisonnable, pragmatique, n’est pas acceptée. Pour autant, les emplois ne seraient pas menacés ». Et Mathieu Klein de rappeler « qu’avec ou sans Vivre dans la ville, il y aura de la prévention spécialisée à Vandoeuvre ».
On peut l’entendre comme le souci du CG d’assumer ses responsabilités, et de se préparer à le faire sans l’association de Vandoeuvre. On peut aussi prendre cela pour un tir de semonce, juste avant le coup de sifflet de fin de match. En ce monde sans pitié, l’arbitre est souvent celui qui signe le chèque.

Pascal SALCIARINI
 

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Nous souhaiterions récupérer les pétitions qui circulent pour la fin de la semaine. Vous pouvez les déposer à Vivre dans la Ville ou nous les adresser par la poste à « Educateurs mobilisés, association Vivre dans la Ville, 3, rue Goëthe, bât. Les Hulottes 54500 Vandoeuvre ».

Pique-nique secteur social lundi 6 février de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

- Nous vous joignons un petit texte (casseurs de cailloux) incitant à la réflexion pour tenter de répondre à une multitude de questions : Quel est le sens de ce que nous faisons ? Quel sens donnons-nous à nos pratiques ? Quel sens donnons-nous à ce mouvement de grève ?


Nouvelles du jour : Vendredi 27 janvier 2012

9h – 17h Présence dans le hall du CG. Mathieu Klein vient saluer un membre de l’équipe dès 9h. A nouveau quelques visites CGT et Sud (du public et du privé). Journée calme. De nombreux agents du CG sont rassurés quand nous leur disons qu’aux dernières nouvelles nos emplois ne seraient plus menacés. Et les encouragements sont toujours aussi nombreux. Lecture de la revue de presse. Un article est consacré à notre « affaire » dans La semaine de Nancy de la veille. La teneur du discours de Mathieu Klein rapporté par la presse diffère vraiment de celle de nos échanges lors de la rencontre de la veille qui était vraiment fair-play. Cet article retranscrit bien la volonté du CG 54 : Imposer aux associations de prévention spécialisée de mutualiser leurs moyens administratifs et fusionner les services administratifs (secrétariats et directions), l’étude de faisabilité n’était donc que de l’esbroufe. Il est aussi écrit que le conseil général maintiendra la prévention spécialisée sur Vandoeuvre, avec ou sans nous.

- 18h30 : Réunion avec le bureau de notre association qui nous fait le compte-rendu de sa rencontre avec Mathieu Klein et des cadres du CG avant que nous ne fassions le compte-rendu de la nôtre. Nos administrateurs nous font lire le courrier reçu le 13 janvier où il est écrit explicitement que notre mouvement de grève empêche actuellement VDV de remplir pleinement sa mission de service public de prévention sur Vandoeuvre. Par conséquent, la convention annuelle liant l’association au conseil général qui se terminait le 31 décembre 2011 ne sera pas reconduite. Comment interpréter ceci par autre chose qu’une décision de déconventionnement ?

Les responsables de Vivre dans la Ville, étant destinataires de cette décision officielle de ne pas reconduire la convention, ne peuvent faire comme si de rien n’était et continuer à payer les salariés de l’association et à les laisser faire des dépenses pour leurs actions sans savoir si le CG continuera à verser une subvention. Notre employeur est civilement responsable. Les conseils juridiques apportés à notre bureau sont formels. Dans la situation, avec ce courrier, sans garantie supplémentaire officielle, les licenciements sont inéluctables.

Le bureau de l’association a annoncé aux responsables du CG que pour sortir de cette crise, en accord avec les salariés grévistes, il acceptait que VDV fonctionne avec seulement un demi-poste de secrétaire. Si c’est ce qui est retenu, cela aura des incidences directes sur le volet éducatif car la charge de travail du mi-temps perdu devra bien être effectuée par les éducateurs.

Il a aussi été dit que les services du département travaillaient plusieurs hypothèses : une nouvelle convention pour VDV avec les dernières propositions, l’internalisation des postes ou un appel d’offre pour la mise en œuvre de prévention spécialisée sur Vandoeuvre où plusieurs associations pourraient déposer leur candidature.

Il a été dit par le CG qu’il y aurait continuité de l’action entre la situation actuelle et la situation définitive quelque soit le choix retenu (VDV, équipe internalisée ou autre association). Nous tenons juste à dire que si nous reprenons le travail lundi, les éducateurs ne pourront gérer que le quotidien si un accord n’est pas trouvé au plus vite et si l’avenir de l’association ou de l’équipe est incertain. Tous les projets avec nos partenaires locaux ne peuvent être que mis en stand-by. Dans la situation de flou actuelle nous ne pouvons nous engager sur rien.

Il a enfin été dit que l’avenir professionnel des salariés serait assuré. On ne sait clairement ce que cela signifie.

Notre bureau attend les propositions écrites du CG et nous les présentera.

Nous demeurons dans le flou. Contrairement à ce que dit le CG, nous pouvons toujours être licenciés demain si l’association n’obtient aucune garantie de financement.

Par conséquent, les éducatrices/teurs de Vivre dans la Ville décident

  • de suspendre leur grève ce soir,
  • de continuer la sensibilisation du public et des partenaires,
  • d’attendre les propositions écrites du conseil général qui doivent arriver rapidement,
  • et de se réunir lundi 6 février.

A cette date, le mouvement de grève et d’occupation du CG sera reconduit en l’absence de propositions écrites du CG ou si les propositions sont insatisfaisantes.

Nous avons ensuite rencontré des responsables de 3 associations vandopériennes (AFTS, ATMF, Réponse) pour leur exposer la situation actuelle dans le conflit qui nous oppose au CG. Ces associations vont prendre des initiatives afin de mobiliser un maximum de structures qui témoigneront de l’importance du travail des éducateurs de Vivre dans la Ville dans les différents quartiers de Vandoeuvre. Témoignages qui seront remontés vers le conseil général de Meurthe-et-Moselle et vers la mairie de Vandoeuvre. Des initiatives seront aussi prises en direction des habitants.

Finalement, nous décidons de ne pas enlever le masque ce soir : patience

 

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein, Michel Dinet et Stéphane Hablot afin de leur signifier l’importance de préserver l’équipe de Vivre dans la Ville au service de la population vandopérienne.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr shablot cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

 

- Ca va mal dans le social !
Nous avons reçu un tract de nos collègues de SUD REALISE. Nous vous joignons cet appel à la grève pour jeudi 2 février de 14h à 17h devant le CEF de Tonnoy contre le licenciement de 2 collègues. Ce combat est tout aussi important que le nôtre.  

-  Pique-nique secteur social lundi 30 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Jeudi 26 janvier 2012  (Liquidation plus tout à fait totale ?)

9h Toute l’équipe des « On lâche rien » de VDV s’était donné rendez-vous au CG. Un collègue, absent manquait à l’appel.

- 9h30 Nous avons rencontré comme prévu Mathieu Klein pendant 1h30 dans une salle du CG. Les éducateurs prirent tour à tour la parole afin d’expliquer les raisons profondes du mouvement de grève. Chacune et chacun expliqua avec ses mots ce à quoi il tenait et l’importance pour nous de pouvoir continuer à travailler dans une association à taille humaine, auprès des jeunes les plus fragiles, avec des moyens au moins constants. Mathieu Klein expliqua que le département ne remettait pas du tout en cause la pertinence de nos interventions, mais que selon lui la prévention était diverse. Il insista sur le fait que, comme nous le soulignions, les difficultés rencontrées par les jeunes étaient multiples, il fallait donc que les réponses le soient aussi. Des interventions « cœur du métier » et d’autres plus structurées. Il observait que les pratiques des éducateurs de prévention étaient elles aussi variées, tant dans les équipes publiques que privées, et que cette richesse devait profiter à l’ensemble des jeunes sur les territoires dans lesquels intervienit la prévention spécialisée. Nous n’avons pas réussi à nous convaincre complètement, en particulier sur les effets qui résulteraient de cette réorganisation. Mais l’écoute mutuelle fut irréfutable. Après 1h20 de discussion Mathieu Klein nous reprocha de communiquer publiquement des contre-vérités. Selon le CG, il n’a jamais été question de liquidation de Vivre dans la Ville, ni de licencier qui que ce soit. Nous lui avons répondu que nous n’avions pas inventé les termes de liquidation judiciaire de Vivre dans la Ville, ni ceux de licenciement collectif. Ils ont été employés par le bureau de l’association lorsqu’il nous a rencontrés samedi 21 janvier. Le courrier reçu par VDV le 13 janvier annonçant la décision du Conseil général de ne pas renouveler la convention bipartite devait être particulièrement alarmiste pour qu’une telle interprétation puisse en être faite par notre employeur. La rencontre du 16 janvier qui a suivi entre le bureau de Vivre dans la Ville et Mathieu Klein n’a pas permis d’éclaircir la situation et le quiproquo a continué.

Ce matin, Mathieu Klein nous a affirmé qu’absence de convention ne signifiait pas absence de financement. Nous lui avons donc dit que nous prenions acte, et que nous rétablirions la réalité. Tout aussi publiquement que ce nous faisons depuis le début.

Mathieu Klein rencontre notre bureau ce soir et ce dernier (le bureau),nous apportera de plus amples informations sur l’état des discussions entre Vivre dans la Ville et le conseil général. Nous ferons une AG à la suite pour décider d’une éventuelle poursuite de notre mobilisation, en fonction de ce qui aura été dit.

- 12h – 17h Présence dans le hall du CG. Quelques visites CGT et Sud (du public et du privé) et de nombreux messages de soutien y compris de la part d’agents territoriaux (AS, secrétaires, Educs…).

Zip - 2.8 Mo
au 26 janvier

Lecture de la revue de presse. 2 articles dans l’Est et le Républicain lorrain du jour.

Nous vous joignons également la lettre ouverte qu’un de nos collègues a adressée à François Hollande sur notre situation actuelle et le dernier numéro de solidaires en action (voir page 3).

 

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien qu’ils pensent de leur politique sociale.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr

Pour compléter la pétition papier vous pouvez également la signer en ligne : http://www.fsl-nancy.fr/mobilisatio...

Nous rappelons que chacun peut passer dans le hall du conseil général nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

DEMAIN VENDREDI 27 JANVIER NOUS SERONS PRESENTS DANS LE HALL DU CG DE 9H A 17H.

  • 18h30 : Rencontre avec nos administrateurs
  • 20h30 : Rencontre avec responsables associatifs vandopériens.
Pique-nique secteur social lundi 30 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Quelque soit le sort qui nous est réservé, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mercredi 25 janvier 2012  (les événements se précipitent)

- 9 heures – 11h30 : Installation dans le hall du CG. De nombreux soutiens viennent nous rendre visite. Militants de la Crise, de Sud-CG, de FO-CG, du Parti ouvrier indépendant, militants associatifs villarois. Nous faisons signer la pétition « Non au déconventionnement » à de nombreux visiteurs du CG.

Marc Saint-Denis, conseiller général de Vandoeuvre, nous rend visite et se renseigne sur la situation. Il proposera une question d’actualité au conseil municipal de Vandoeuvre lundi 30 janvier 2012. Opposé au déconventionnement de Vivre dans la Ville, il souhaite un débat public de l’ensemble des élus municipaux.

En feuilletant la revue de presse, nous découvrons que l’action de nos collègues éducateurs de prévention du CMSEA à Forbach est mise en valeur dans le républicain lorrain, en raison des « évenements » du week-end dans cette cité mosellane. Le directeur du service de prévention spécialisée du CMSEA est interviewé.

 

- 11h30 – 14h AG des salariés mobilisés de VDV. Les évènements se précipitent. Un contact téléphonique est établi avec Mathieu Klein.

Une rencontre entre lui et les éducateurs est programmée jeudi 26 janvier dans la matinée pour échanger sur la situation actuelle de l’Association Vivre dans la Ville. Nous souhaitons qu’une discussion sereine puisse s’engager en souhaitant que l’exercice du travail social soit la clé de voûte de cet échange. Il a pour seul objet d’exprimer de manière sereine à quoi nous sommes attachés dans l’exercice de notre pratique professionnelle. Chacun d’entre nous avec ses mots, l’histoire singulière qui est la sienne, la diversité qui est la nôtre prendra en quelques minutes le temps de dire ce à quoi nous tenons, croyons, au quotidien auprès des jeunes et des familles. Nous aurions dû connaître cet après-midi l’horaire de cette rencontre. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons toujours pas l’information.

Une rencontre entre Mathieu Klein et le bureau de l’association a lieu plus tard dans la journée.

Nous sommes invités à rencontrer nos administrateurs vendredi en fin d’après-midi et nous rencontrerons des responsables d’associations vandopériennes avec lesquelles nous travaillons au quotidien vendredi soir.

Cette fin de semaine devrait nous éclairer sur notre futur sort et celui de notre association.

 

- 14h – 18h retour dans le hall du CG. Visite de soutien d’un habitant de Vandoeuvre, qui connaît VDV depuis son origine et dont toute la famille a partagé plus ou moins longtemps des moments de vie avec l’association et ses éducateurs. Longue discussion avec un autre vandopérien, ancien directeur de l’APSIS (association de prévention spécialisée messine). Visite de deux proches d’un gréviste. La pétition continue à se remplir.

Nous devrions avoir un nouvel article dans l’Est Républicain. En effet, nous avons comme convenu reçu une délégation du front de gauche (PG et GA) venus nous apporter leur soutien. Ils avaient, avec notre accord convié la presse. L’Est Républicain était présent. L’AFP, La semaine et France 3 Lorraine indisponibles souhaitent avoir un compte-rendu de cette rencontre. Comme le Front de gauche était à l’initiative, ils se chargent de ce compte-rendu à la presse.

Hors de ces rencontre, les messages d’encouragements qui nous sont adressés par mail affluent de partout géographiquement (de Vandoeuvre à Saint-Denis) de la part de personnes aux statuts multiples (habitants, professionnels, institutions).

 

- Les différentes discussions, réunions formelles ou informelles et les pique-niques liés au mouvement de grève des salariés de Vdv ont permis des échanges très fructueux entre salariés de tous services, syndiqués et non syndiqués.

Nous avons décidé de reconstituer le collectif des « Assises du Travail social 54 », de réorganiser des Cafés-débats et Assises sur le thème général : « mais où va le travail social ? » et de réactiver la cellule de veille anciennement nommée « Antidélation 54 » où chaque salarié ou usager peut témoigner rapidement de ses inquiétudes.

Nous estimons particulièrement urgent de prendre une position de professionnels militants du « privé » et du « public » remplissant une mission de service public sur la politique jeunesse en Meurthe et Moselle (politique d’éducation populaire et de prévention spécialisée, pertinence d’une coordination jeunesse, etc.).

Petite surprise (ou pas ?) pour vendredi

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien qu’ils pensent de leur politique sociale.
mklein cg54.fr - mdinet cg54.fr

Nous rappelons que chacun peut passer dans le hall du conseil général nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

DEMAIN JEUDI 26 JANVIER NOUS SERONS PRESENTS DANS LE HALL DU CG DE 9H A 17H (hors rencontre avec Mathieu Klein dans la Matinée).

Que demain nous soyons salariés ou chômeurs, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mardi 24 janvier 2012  (initiatives en soutien ; revue de presse…)

9 heures : nous revoilà installés dans la durée. En effet, comment allons-nous être mangés ? Nous n’en savons rien.

Les rumeurs courent, fusent, valsent mais rien d’officiel pour l’instant. Une certitude : Vivre dans la Ville a été déconventionnée par le conseil général à compter du 31 décembre 2011. Si le département ne fait pas marche arrière, Vivre dans la Ville, c’est fini. L’association aura vécu 2 ans de moins que le Christ. C’est jeune pour s’éteindre. Et les salariés dans tout ça ? Les mots de Liquidation judiciaire et, corollaire, de licenciement collectif ont été lâchés. Nous ne les avons pas inventés. Les rumeurs courent, fusent, valsent mais, là non plus, rien d’officiel pour l’instant. Il serait question de proposer à une association (Laquelle ?) de reprendre la mission et/ou les postes. Nous ne serions donc pas licenciés. Mais question récurrente, comment justifier le déconventionnement de Vivre dans la Ville, unanimement reconnue pour son professionnalisme, y compris par le Maire de Vandoeuvre, (courrier joint), pour conventionner une autre association avec la même mission et la même équipe éducative ? S’agit-il de nous punir afin de nous faire rentrer dans le rang ? S’agit-il de nous contraindre à tout prix à nous résigner aux « logiques prescriptives et normatives à l’œuvre depuis plusieurs années » (cf courrier Stéphane Hablot). Nous n’y sommes pas prêts. Nous croyons réellement à l’intérêt de nos actions et ne sommes pas prêts de lâcher la proie pour l’ombre. Nous répétons que nous voulons simplement rester ce que nous sommes et continuer à faire ce que nous faisons ! Personne ne nous a donné d’arguments convaincants laissant penser que l’on aurait pu faire mieux avec moins.

 

Aujourd’hui, nous avons reçu la visite de 2 militants du NPA et d’une syndicaliste CGT-CG. Un militant Front de gauche nous a signifié son soutien.

- Nous avons été contactés par 2 responsables d’associations vandopériennes qui prennent des initiatives pour monter un collectif d’associations opposées au déconventionnement de Vivre dans la Ville. D’autres responsables de structures partenaires ont pris des initiatives allant dans le même sens (courriers aux responsables du CG, motions de soutien…).

 

Nous vous joignons l’article de l’Est Républicain du jour.

« Toujours dans l’impasse »

Le conseil général toujours occupé.
Photo Dominique CHARTON

Depuis le 5 décembre, l’association vandopérienne Vivre Dans la Ville proteste dans le hall du conseil général à Nancy. La grève des salariés semble prendre une mauvaise tournure.

Le point d’achoppement : un projet de mutualisation des moyens administratifs des associations de prévention spécialisée (dont VDV). Selon le vice-président du conseil général, Mathieu Klein, cette réorganisation est justifiée par un redéploiement budgétaire de l’action sociale.

L’association VDV travaille sur la prévention de la délinquance et lutte contre la marginalisation dans la zone de Vandœuvre depuis 35 ans. Depuis la réception du courrier du 13 janvier dernier, annonçant leur déconventionnement, les salariés craignent la liquidation judiciaire de Vivre Dans la Ville, ainsi que le licenciement de 11 personnes.

Les éducateurs regrettent par ailleurs un manque de communication avec le conseil général : « nous sommes persuadés du bien-fondé de notre association, et pourtant il n’y a aucune possibilité de discuter directement avec le conseil général », explique l’un d’eux. Jusqu’à présent les différentes réunions entre le Département et la présidence de l’association n’ont pu aboutir. La crainte de VDV est « de se transformer en police de proximité ».

Du côté du conseil général, on dément avec force une telle affirmation.

Casser les mensonges

Le vice-président dénonce même « un certain nombre de mensonges et d’approximations ». Deux en particulier : « il n’y aura pas de licenciements de travailleurs sociaux, ni de suppressions de l’encadrement. ». Il ajoute que « la politique qui vise à prévenir la marginalisation des jeunes reste une priorité ».

« Depuis plus d’un mois », poursuit Mathieu Klein, « le dialogue est constant avec l’association Vivre dans la Ville. Malgré de nombreuses réunions, de nombreuses sollicitations, le conseil d’administration (seul interlocuteur du conseil général) nous a dit ne pas pouvoir partager les orientations du département au-delà du refus de ses salariés. Cette absence de positionnement du conseil d’administration remet en cause la prévention spécialisée sur ce secteur, ce que nous ne pouvons tolérer. La discussion d’une nouvelle convention est actuellement impossible ».

Bien évidemment la question se pose quant à l’avenir de l’association si aucun accord n’est trouvé.

Un blocage qui perdure, des négociations qui piétinent « pour une affaire dont les conséquences sont bien disproportionnées compte tenu des solutions proposées », conclut Mathieu Klein.

François-Xavier Consoli, Théry Boulé
 
Petite surprise ou pas pour vendredi :

- La phrase et le chiffre du jour dans le Républicain lorrain du 23 janvier 2012 : « Etre pour ou contre : ça ne change rien. C’est le conseil général qui habilite et finance. » Le directeur d’Adequat, association de prévention sur Haucourt.
0,9 C’est en pourcentage ce que représente, d’après le directeur de Portes’Z’ouvertes à Mont-Saint-Martin, la part réservée à la prévention spécialisée dans le budget global du conseil général. Soit 2 M€ pour 4 associations et les éducateurs spécialisés du conseil général.


- En guise de cadeau : la vidéo du pique-nique de soutien aux grévistes de Vivre dans la Ville dans le hall du CG 54 le 9 janvier 2012 : http://www.youtube.com/watch?v=QBLS...

 

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien que vous pensez de leur politique sociale.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr

Nous rappelons que chacun peut passer dans le hall du conseil général nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

ATTENTION DEMAIN MERCREDI 25 JANVIER NOUS SERONS PRESENTS DANS LE HALL DU CG DE 9H A 11h30 ET DE 14H A 17H. NOUS PIQUE-NIQUONS AILLEURS.

Que demain nous soyons salariés ou chômeurs, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Lundi 23 janvier 2012  (Où en est-on aujourd’hui ?)

Les soutiens étaient nombreux à midi pour le pique-nique secteur social, qui, au vu de l’actualité s’est transformé en pique-nique de soutien aux salariés de VDV. Une centaine de personnes sont venues nous confirmer qu’ils tenaient à notre association et à nos actions. Des habitants de Vandoeuvre et des salariés d’associations partenaires de Vivre dans la Ville se sont joints aux militants syndicaux (CGT, SUD, FSU), politiques (GA, PG, NPA), et associatifs qui avaient répondu présents. Les initiatives syndicales vont se poursuivre parallèlement à notre mobilisation. Les gens sont totalement écœurés et incrédules devant la férocité d’une administration à l’égard de 10 salariés. Les messages de soutien proviennent de partout.

Des militants du Collectif RésisteR 54 nous ont apporté le numéro de janvier de leur journal dans lequel figure une longue interview de plusieurs salariés de Vivre dans la Ville (3 pages). Nous vous conseillons vivement sa lecture.

2 journalistes dont un de l’Est Républicain étaient présents et ont fait le point de la situation avec nous.

Mr de Carli et 2 autres conseillers généraux étiquetés front de gauche sont venus nous dire que nous ne comprenions rien, que nos postes n’étaient pas remis en cause, que ce n’était qu’une histoire de redéploiement. Nous n’avons pas tout compris sauf qu’ils défendaient bec et ongle les décisions du département.

 

Où en est-on aujourd’hui ?

Vivre dans la Ville est déconventionnée à compter du 1er janvier 2012 (et non 1er février comme avions cru comprendre).
Plus de convention, donc plus de financement.

« On » nous dit que comme le CG veut maintenir de la prévention spécialisée sur Vandoeuvre et comme il ne souhaite pas que nous soyons licenciés, il va proposer à une autre association de s’implanter à Vandoeuvre. (qui, quoi, comment ?) Et pourquoi déconventionner Vivre dans la Ville si c’est pour mettre en place la même mission avec les mêmes salariés ? Nous avouons ne rien comprendre. Et aucun interlocuteur du CG ne veut nous expliquer puisqu’ils refusent de nous rencontrer. Nous sommes beaucoup en grève mais ça ne nous empêche pas de réfléchir et de nos petits cerveaux sortent des hypothèses. Ne s’agirait-il pas de nous imposer de faire autre chose que ce que nous faisons depuis 35 ans ? Et comme ça ne marche pas avec Vivre dans la Ville on va essayer avec d’autres.

Une rencontre entre Mathieu Klein et nos administrateurs doit se tenir jeudi 26 janvier 2012 pour semble-t-il préparer l’après VDV.

Nous percutons que nos heures de travail de janvier seront prises sur les réserves de l’association et que ça ne va pas pouvoir durer longtemps (la date du 31 janvier a été évoquée). Si le CG ne revient pas sur sa position nous devrons arrêter de bosser dans une semaine faute de financements.

Par conséquent, les éducatrices et éducateurs de l’association Vivre dans la Ville ont décidé à l’unanimité de reprendre leur mouvement de grève tournante avec rassemblement permanent (9h – 17h tous les jours ouvrables) dans le hall du conseil général de Meurthe-et-Moselle. Nous avions interrompu notre grève pour permettre à nos administrateurs de défendre l’association. On voit bien que cela n’est pas suffisant. Certains collègues iront travailler ponctuellement afin de terminer le moins mal possible certaines actions engagées. Ils en profiteront pour expliquer au public que l’association devrait officiellement fermer incessamment sous peu.

 

Un message de la FSU a été adressé à tous ses syndicats pour les informer de notre situation et les inviter à prendre des initiatives.
Pierre Hanegreef, candidat front de gauche aux législatives sur la circonscription de Vandoeuvre, viendra mercredi nous apporter son soutien.
Nous avons reçu dimanche un communiqué du NPA 54 Sud.

Rappel : Celles et ceux qui souhaitent nous soutenir sont invités à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien que vous pensez de leur politique sociale.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr

Nous rappelons que chacun peut passer dans le hall du conseil général nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

Que demain nous soyons salariés ou chômeurs, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Dimanche 22 janvier 2012  (Quelle mouche a piqué Mathieu Klein)

La question du jour : Quelle mouche a piqué Mathieu Klein (1er secrétaire fédéral du PS1 54, bourreau de la PS2) pour qu’il passe de :
« Je note la convergence de nos points de vue respectifs sur la qualité du service public. » « Je réitère ma volonté de travailler au plus près des besoins que vous auriez identifiés. En conséquence je vous invite à mettre votre expertise au service de la réflexion actuelle de votre employeur à laquelle le département est particulièrement attentif. » Courrier daté du 3 janvier 2012 de Mathieu Klein aux salariés de Vivre dans la Ville.
à
un déconventionnement de l’association, entraînant 11 licenciements, en exactement 10 jours, si ce n’est la poursuite de notre mouvement de grève. Comme nous l’écrivions il y a quelques jours, les méthodes de résolutions de conflit du CG 54 ressemblent à s’y méprendre à celles de Margaret Thatcher.

Mais est-ce bien légal tout ça ? On en doute. Les tribunaux nous le diront. Ca coûtera encore des sous aux contribuables mais nous faisons confiance à Mathieu Klein pour trouver encore quelques postes de PS2 ou de PMI à supprimer.

  • PS1 Parti socialiste
  • PS2 Prévention spécialisée
 
PDF - 194.9 ko
RL 54-Nord 21-01-2012

- Mathieu Klein, encore lui, expliquait au journaliste de l’Est Républicain (édition du 11 janvier 2012) : « Dans le Pays Haut, à Mont-Saint-Martin et Haucourt-Moulaine, la réorganisation se passe plutôt bien ». En annexe, nous vous joignons un article du Républicain Lorrain de ce jour. Voyez ce qu’en pensent les intéressés ! Merci à Philippe et Laurent de nous avoir adressé l’article.

Mathieu, ton nez s’allonge encore. C’est pas beau de mentir.

Rappel : Nous vous invitons à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien que vous pensez de leur politique sociale.
mklein cg54.frmdinet cg54.fr
 


- Un autre conseil général a des soucis avec ses travailleurs sociaux. Il s’agit de celui de la Seine-Maritime. Jugez vous-mêmes : http://www.youtube.com/watch?v=IBy8...
Secteur social en colère Rouen : 400 salariés du secteur social 76 étaient mobilisés le 10 janvier devant le Conseil Général pour protester contre la casse du secteur social.

 
-  Que demain nous soyons salariés ou chômeurs, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Pour celles et ceux que ça intéresse, vous pouvez télécharger les 87 pages de notre journal de grève.
PDF - 5.5 Mo
journal de greve

Nouvelles du jour : Samedi 21 janvier 2012  (le CG54 déconventionne l’asso VDV)

Salariés de Vivre dans la Ville, nous avons rencontré ce matin le bureau de notre association.
Une précédente rencontre avait eu lieu jeudi 12 janvier, à l’issue de laquelle nous avions décidé de suspendre notre grève et nos rassemblements quotidiens dans le hall du CG, le temps de voir ce que donnaient les discussions entre le CG et nos administrateurs.

Dès le vendredi 13 janvier, la présidente de Vivre dans la Ville recevait un courrier officiel du CG l’informant du déconventionnement unilatéral de l’association à compter du 1er février 2012. Nous l’apprenons aujourd’hui.
Une réunion entre Mathieu Klein et les membres du bureau de VDV a eu lieu lundi 16 janvier où ce déconventionnement a été confirmé.
Une nouvelle rencontre est prévue lundi 23 janvier.

Nos contrats de travail se terminent donc le 31 janvier. Cela devrait se traduire par un licenciement collectif, une liquidation judiciaire. Normalement, nous devrions rejoindre les files d’attente devant Pôle emploi dès le 1er février. Cette décision concerne 11 salariés (10 en poste et une collègue en congé de maternité).

Le CG annonce qu’il continuera à y avoir une offre de prévention spécialisée sur Vandoeuvre, mais avec une autre structure et une autre équipe.

Il n’y a pas d’argumentation autre que « le dialogue est impossible avec ces salariés ». Le CG 54 décide de liquider 35 ans de travail parce que 8 éducateurs se sont mis en grève. Pour rappel, l’assemblée départementale a voté le 15 décembre la reconduction du budget prévention spécialisée associative pour 2012 et le déconventionnement de VDV n’était pas envisagé.

PDF - 407.7 ko
au CG54

Nous vous joignons un courrier des fédérations nationales Sud collectivités territoriales et Sud santé sociaux, courrier un peu daté puisque des menaces, ils sont passés aux actes.

Il va sans dire que notre détermination à défendre un travail social de qualité, au plus près des personnes accompagnées, est toujours aussi vive.
Nous vous invitons à nouveau à regarder le blog de l’association pour que chacun se rende compte de ce qu’ils ont décidé de liquider. http://vivredanslaville.20minutes-b...

- Rappel : Pique-nique secteur social lundi 23 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Venez nombreux(ses) !

Et pour celles et ceux qui ne pourront venir lundi, nous vous invitons à adresser des courriers à Mathieu Klein et Michel Dinet afin de leur signifier tout le bien que vous pensez de leur politique sociale.
mklein cg54.fr mdinet cg54.fr

Tant qu’il nous reste un peu de sous, au diable l’avarice, nous vous faisons à nouveau un petit cadeau : l’enregistrement artisanal d’une répétition de notre seconde chanson de lutte : « Plus rien ne m’étonne ».
(pour voir les paroles, cliquez ici)

https://www.dropbox.com/s/ls7qsz7ctij6lr6/VA037_064KBPS_060110_185552.mp3?dl=1
 

- Que nous soyons salariés ou chômeurs, nous vous tiendrons régulièrement informés de nos futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mercredi 18 janvier 2012  (article RL)

rl 18 janvier Contrairement à d’habitude, nous n’avons aucune information particulière à partager avec vous, si ce n’est qu’un nouvel article, joint en annexe, est paru aujourd’hui dans le Républicain Lorrain.

Toujours utile pour se rappeler au bon souvenir d’aucuns qui pourraient avoir tendance à nous oublier

Rappel : Pique-nique secteur social lundi 23 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état des discussions avec le CG 54 et des futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mardi 17 janvier 2012  (toujours mobilisés)

Aujourd’hui, reprise du travail pour chacun(e) d’entre nous. Certains seulement à 14 heures. Nous avions, en effet, décidé qu’une délégation de salariés de VDV en lutte participerait ce matin aux initiatives prises par La Crise en direction de pôle emploi et de la CAF. Se sont ainsi rejoints des chômeurs et précaires, des salariés de la CAF (très nombreux) et des salariés de VDV, tous unis contre les politiques antisociales du gouvernement, du département et des directions des administrations publiques.

Est Rep 17_02 Un article de l’Est Républicain joint en annexe fait état de notre mobilisation. Le titre est trompeur : nous sommes toujours mobilisés mais nous avons interrompu (peut-être pour un temps) notre grève depuis aujourd’hui. Un soutien, lecteur assidu de l’Est Républicain, mais moins de notre journal, est passé nous voir au CG. Il a été étonné de ne pas nous y trouver. Il nous a appelés et nous lui avons expliqué où nous en étions.

Nous avons aussi reçu un coup de fil d’une journaliste du Républicain Lorrain venue aux nouvelles. Nous lui avons confirmé qu’interruption de grève ne signifie nullement arrêt de la mobilisation. Nous lui avons expliqué que nous serions très attentifs au résultats de la prochaine rencontre entre nos administrateurs et les responsables du CG. Nous sommes à la veille du « grand sommet social » que Nicolas Sarkozy va utiliser à son profit pour expliquer que les futures attaques contre les salariés et les chômeurs ont été prises après concertation avec les syndicats. Nous n’accepterons pas que le CG dise que le rapprochement/fusion de 3 associations de l’agglomération en vue d’une diminution de postes administratifs a été décidé après concertation avec lesdites associations. Cette journaliste tient à être informée régulièrement de ce qui se dit, s’écrit, se décide. Pas de soucis, nous prenons bonne note.

C’est tout pour aujourd’hui.

 
En guise de cadeau, nous vous offrons la première chanson de notre répertoire de lutte enregistrée de façon très artisanale lors d’une de nos répétitions dans le hall du CG.

https://www.dropbox.com/s/iv65w4th8myopbt/VA038_064KBPS_060110_190126.mp3?dl=1

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état des discussions avec le CG 54 et des futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

++++

- Nouvelles du jour : Lundi 16 janvier 2012, 21ème jour de grève

Présence de 9h à 17
Installation dans l’Espace démocratique d’expression. Un collègue est interviewé en direct sur Radio Caraïb Nancy. Matinée plutôt calme. Nous sommes vite rejoints par des collègues de prévention d’équipes publiques. Une équipe de l’Est Républicain vient faire un papier qui devrait sortir demain.
Un militant de Sud apporte sa contribution à la caisse de grève.

Une quarantaine de personnes sont venues au pique-nique dont pas mal de vandopériens, habitants ou salariés d’associations.
Un collègue a fait une intervention devant l’assistance pour faire l’état de la mobilisation actuelle et expliquer que nous interrompons temporairement notre grève à partir de ce soir, mais que notre vigilance est pleine et entière et que nous repartirons si nous n’obtenons rien de satisfaisant très rapidement.
Des démarches syndicales (courrier, demandes d’entrevue) vont se poursuivre afin de continuer à relayer nos revendications.

Il est reprécisé qu’en lien avec les organisations syndicales CGT et SUD du CG, des pique-niques seront organisés chaque lundi à midi dans le hall du CG afin de faire le point sur les problèmes rencontrés dans les différents services du CG et dans les différentes associations du secteur. Pique-niques qui auront pour fonction d’être une sorte de cellule de veille, afin de parvenir à la nécessaire confluence des luttes actuelles. RV lundi 23 janvier de 12 à 14 heures.

Interview des salariés en grève pour le prochain numéro du journal Résister.

Petit tour de chant de nos trois compositions.
Nous vous en ajoutons une quatrième, un peu longue, mais qui reflète bien notre mobilisation actuelle.

Il nous ment

Sur l’air de « Il nous ment » des Fabulous trobadors (http://www.youtube.com/watch?v=P9LY...)

 

Sur l’air de « Il nous ment » des Fabulous trobadors (http://www.youtube.com/watch?v=P9LY...)

ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
Regardez son nez s’allonge, il nous ment effrontément
S’il a l’air aussi sincère, c’est parce qu’il ment franchement
On fera pas de concessions, y’aura pas d’arrangements
Il nous promet d’garder les postes, au moins ponctuellement
Pas question qu’on lui laisse faire ça impunément
Et méfions-nous des reculades quand il parle avancement
Ce qu’il veut, c’est nous casser purement et simplement
On va lui répondre merde, poliment mais fermement
Ce qu’on veut, ce qu’on exige, c’est de vrais engagements
Il nous parle d’arbitrage, mais vous avez vu comment
Qui c’est qui choisit l’arbitre, c’est lui arbitrairement
Plus il parle, plus il ment, il se croit au parlement
 
Écoutez ses jérémiades, il en fait tout un roman
Il nous raconte sa vie, il veut nous prendre aux sentiments
S’il croit qu’on va le croire et gober ça aveuglément
Il se met le doigt dans l’œil, qu’il se le mette au fondement
la PS coùte moins cher que ses frais de déplacement
Qu’il fasse des économies sur les postes d’encadrement
Qu’il commence à faire un geste, et on l’écoute attentivement,
On les connaît ses excuses et tous ses empêchements
Ca fait des mois qu’on réclame, et il feint l’étonnement
Il nous finance une misère et il veut des remerciements
Ce qu’il voudrait peut être c’est qu’on bosse bénévolement
Qu’il nous parle un peu de pèse, on verra pour l’apaisement
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
Oh vraiment il est gonflé, parler d’épanouissement
Dévouement à son travail, oui mais pas n’importe comment
Attachement à l’assoc, oui mais pas enchaînement
On est OK pour le service, pas pour l’asservissement
Devinez ce qui se cache sous le mot redéploiement ?
Devinez ce qui se cache sous le mot remaniement ?
On va lui faire piger que nous, on voit les choses autrement
Il veut nous assassiner avec notre assentiment
Coups en douce, les magouilles, il est dans son élément
Mais vraiment il nous les brise, pour parler vulgairement
Maintenant moi j’en ai marre, faut qu’il nous traite autrement
Maintenant y’en a assez, virons-le sans ménagement
 
Non non non, faut rester calme, pas de signe d’énervement
C’est justement ce qu’il cherche, qu’on craque nerveusement
Pas de geste individuel, faut agir collectivement
Jusqu’ici, tout s’est décidé très démocratiquement
Ce qu’il faut, c’est tenir bon, tous ensemble dignement
On est là, et on y reste jusqu’à leur épuisement
Tiens voilà les petits chefs et tout l’encadrement
Costard noir et mine sombre, on dirait un enterrement
Regardez l’autre chochotte avec ses chuchotements
C’est son larbin "machin truc", on veut pas de son truchement
Les voilà qui s’approchent avec des toussotements
Ils préparent leurs phrases, va y’avoir de l’engouement
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
Prenons l’air de mine de rien, on va voir leur comportement
Cette grève qui dure longtemps dépasse leur entendement
À voir comment ils pointent le nez, on voit leur désappointement
Continuons à chanter en conversant tranquillement
Oui messieurs, on peut répondre, mais chansonnièrement
Non messieurs, on reste là, pas d’autre fonctionnement
Totalement hors de question de nous prendre séparément
On marche pas dans ces trucs, c’est que des raisonnements
On veut parler de tout ici, devant tous, transparent
Tout à fait, c’est très possible, et pas démagogiquement
Ce qu’on veut, ce qu’on attend, c’est des éclaircissements
Oui d’accord, si vous voulez, appelez ça entêtement
 
Moi, je veux m’adresser à vous et très personnellement !
À vous qui parlez toujours de ce fameux management !
Est-ce que vous avez pensé à votre déménagement ?
Lui, il se fout de notre quartier comme du département !
De tous les éducateurs il se fiche éperdument !
Le social, il a rien fait pour son développement !
Une assoc, aujourd’hui, qu’importe son emplacement !
Il peut aller la mettre ailleurs tout à fait légalement !
En jouant comme il voudra la carte des dérèglements !
Il peut aussi parmi nous opérer des dégraissements !
Ce qui compte vraiment pour lui, c’est son poste au parlement !
Les politiques nous oublient après chaque votement !
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
Voilà maintenant les gros bras, c’est pas pour des embrassements !
Comme dirait La Palice, on va vers un durcissement !
Il veut l’épreuve de force, ca va se corser forcément !
Vous voyez messieurs les cadres, à vous aussi il vous ment !
Il vous envoie des dossiers en préparant l’affrontement !
Et comptez pas trop sur vous pour un heureux dénouement !
Et les voilà qui se moquent, sourions leur gentiment !
On répond pas aux provocs, accueillons les poliment !
Continuons à chanter malgré leurs ricanements !
C’est là que nous les battrons, psycho-logiquement !
Ah y’a tous ces gens qu’arrivent en soutien civiquement !
Aux pique-niques ils nous épaulent même financièrement !
 
Oh la la, ça s’agite, c’est plus un pressentiment !
Tous les cadres ont disparu, comme par enchantement !
Ah voilà les CRS, ça va mettre du piment !
Et y’a même pas une heure, il nous parlait de règlement !
Il disait "on va s’entendre", vous voyez bien qu’il nous ment !
On est là et on y reste, surtout pas d’affolement !
Je vous jure, cette affaire aura du retentissement !
Le conflit social du siècle à l’écran prochainement !
Tout le monde est alerté, et même le gouvernement !
Ca débraye de partout, et y’a l’effet d’entraînement !
Partout déjà ça se lève, ça sent le soulèvement !
C’est la grève générale qui suit généralement !
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
Il change un peu d’attitude, y’a un peu de flottement !
Ils sont déstabilisés devant ce rassemblement !
La foule multiplie les signes d’encouragement !
Ils reprennent nos réponses, ça marche impeccablement !
On se croirait à l’opéra avec ces applaudissements !
Toutes les télés sont là, venues expressément !
Même la presse nationale arrive avec empressement !
Pour eux cette manif chantée, c’est de l’or manifestement !
Et le fait qu’on improvise au fil des évènements !
Au rythme de la musique et des faits également !
D’autant que ce que nous chantons influe sur le déroulement !
Et on peut improviser jusqu’à perpétuellement !
 
Regardez les, regardez-les, ils renoncent apparemment !
Ah oui, ç’est bien ça, putain quel renversement !
Et bien ça y’est, on a gagné, c’est un complet revirement !
C’est fini, j’en reviens pas, j’en reviens pas, franchement !
Sans gueulade, sans violence, réglé musicalement !
Ca fait quand même 21 jours qu’on tient le battement !
Maintenant il va nous parler un peu plus honnêtement !
Il va nous mentir encore, mais moins mensongèrement !
Moi je veux bien qu’il nous mente s’il augmente budgétairement
C’est un vrai scénario qu’on a écrit chanteusement !
J’ai pas envie d’arrêter de chanter ce "il nous ment" !
Ce refrain, il va l’entendre dans sa tête éternellement !
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments
 
ll nous ment, il nous ment
C’est du vent il nous balade
Il nous vend que des salades
Y’en a marre des boniments

Pique-nique secteur social lundi 23 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général.

Mardi 17 janvier 9h-13h30, participation d’une délégation de salariés de VDV mobilisés aux initiatives de La Crise.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état des discussions avec le CG 54 et des futures mobilisations par le biais de ce journal de lutte.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Nouvelles du jour : Vendredi 13 janvier 2012 (Pourquoi prenons nous cette décision ?)

Présence de 9h à 16h30

Installation dans l’Espace démocratique d’expression. Beaucoup d’animation, beaucoup de passages à l’occasion de cette journée consacrée au service civique. On nous informe que nous ne pourrons pas nous installer dans le hall car de nombreuses chaises doivent être mises en place. Nous demandons alors quel lieu choisir dans le hall pour gêner le moins possible. Nulle part nous répond-t-on. Vous pouvez vous installer dehors. Nous reprenons les paroles d’un tube de Zebda : « Je crois que ça va pas être possible. » Et nous nous installons, à l’intérieur, là où nous pensons gêner le moins les mouvements des salariés. Après avoir bu le café nous commençons l’inventaire des lots de la tombola pour être opérationnels à 13h13. Petite répétition de notre dernière chanson « Laisse béton VDV ». Longue discussion avec un collègue de prévention de l’équipe de Jarville. Une administratrice de Pass’sport et culture nous confirme que cette association, en CA la veille, n’a encore pris aucune décision officielle quant au projet du CG de rapprochement avec VDV et Jeunes et Cité. Ils font le tour des municipalités pour connaître les positions de chacune.

Nous entamons ensuite, dans la bonne humeur, le tirage de la tombola de soutien. Des panneaux de bois sont installés, sous notre nez, de manière à diviser le hall du CG en deux et nous cacher en partie des visiteurs présents.

Une trentaine de personnes étaient présentes au tirage de la tombola et au repas tiré du sac (habitants de vandoeuvre, collègues d’associations vandopériennes, militants CGT et SUD du CG et du secteur privé, militants de La Crise).

Après-midi calme. Nouveau petit tour de chants. Une collègue, responsable CGT CG nous informe que les organisations syndicales du CG ont reçu une fin de recevoir de la part de Mathieu Klein quand à la demande de rencontre se justifiant par le fait que puisque nous ne sommes pas agents du public, il n’accepte de discuter qu’avec notre employeur.

Nous n’avons pas croisé Martin Hirsch, il avait du retard et a dû entrer au CG par les sous-sols.

Information importante : Nous vous attendons nombreux lors du

Pique-nique de solidarité de lundi 16 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Nous avons vraiment besoin d’un soutien maximum.

En effet, après mûre réflexion, nous avons décidé de suspendre notre mouvement de grève tournante et nos rassemblements permanents dans le hall du CG à partir de lundi 16 janvier en fin d’après-midi.

Pourquoi prenons nous cette décision ?

Après lecture de l’interview de notre présidente dans l’Est Républicain du 11 janvier 2012, et une discussion avec les membres du bureau de Vivre dans la Ville, il est confirmé que nos positions et celles de nos administrateurs se rejoignent sur plusieurs points et en particulier sur le maintien de tous les postes (services administratifs compris) et sur l’indépendance de Vivre dans la Ville. Les membres du bureau de Vivre dans la Ville estiment qu’ils ont les moyens de faire comprendre au Conseil Général la nécessité de maintenir ces postes et cette indépendance pour pouvoir continuer à mettre en place une prévention spécialisée de qualité sur le quartier des Nations à Vandoeuvre.

Nos administrateurs nous disent aussi que Mathieu Klein refuse toute négociation avec eux « sous la pression ».
Dans le même temps il rejette toute discussion avec nous, salariés mobilisés, et avec les organisations syndicales.

Nous disons donc banco : nous suspendons momentanément notre mouvement de grève et notre installation dans le hall du CG à partir de lundi 16 janvier au soir.

Pourquoi momentanément ? Parce qu’il est hors de question pour nous d’arrêter la mobilisation sans rien avoir obtenu (puisque officiellement la rallonge de 200.000 € n’a rien à voir avec notre mobilisation ni même le dégel du poste prochainement vacant de secrétaire de Vivre dans la Ville par une embauche en CDD).

Lundi, nous en serons à 21 jours de grève. Ca compte individuellement et collectivement pour les salariés mobilisés.
Ca coûte cher financièrement, c’est fatiguant. Ce n’est pas une partie de plaisir, même si nous gardons une pêche d’enfer.

Si le conseil général, dans ses rencontres avec notre employeur, ne fait pas de concessions par rapport à nos revendications, à savoir, pas de suppression de postes et autonomie associative de Vivre dans la Ville, nous ne pourrons reprendre le travail comme s’il ne s’était rien passé. Le combat est long et rude. Nous sommes résolus à reprendre l’action sous la forme actuelle si nous ne sommes pas satisfaits des résultats de la prochaine rencontre entre les responsables du CG et notre employeur. Il faut que le CG sache que s’il fait traîner les choses, nous repartirons de plus belle.

Nous avons montré le 2 janvier que nous pouvions repartir avec autant de forces malgré une interruption d’environ 15 jours en décembre.

Nous ne céderons pas aux menaces de déconventionnement et de licenciement collectif. Aujourd’hui, nous sommes à 100 jours des élections présidentielles qui précéderont de peu des élections législatives.

Comment serait compris un déconventionnement d’une association implantée depuis 1976 sur Vandoeuvre, entourée de nombreux partenaires associatifs, et le licenciement économique de 10 salariés reconnus professionnellement, en pleine campagne électorale ?
De plus, si nous sommes licenciés, nous aurons tout le temps de faire des affiches, composer des chansons voire même écrire des livres plus impertinents les uns que les autres !!! Nous n’aurons plus non plus de soucis pour maintenir une présence permanente dans la rue du CG.

- Les salariés mobilisés feront le point dans deux semaines et reprendront l’action, de plus en plus soutenus, si aucune avancée significative n’est perceptible d’ici là.

Lundi 16 janvier, présence au CG de 9h à 17h.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


En guise de cadeau : notre troisième chanson de lutte que nous vous chanterons si vous passez nous voir. (Pourquoi pas demain et/ou lundi entre midi et deux autour d’un pique-nique partagé ?).

Laisse Béton VDV

J’étais tranquille j’étais peinard
A traîner dans l’tierquar
Le type du Conseil Général
S’est pointé à not’ C.A.
Le C.G. a décidé pour toi
Et nous a glissé tout bas :
 
« T’as un poste, mon pote
Il me botte !
J’parie qu’c’est un C.D.I.
Viens faire un tour en P.M.I.
J’vais t’apprendre à te r’déployer
A coups d’rapports circonstanciés
J’te claque une restructuration »
 
Moi j’lui dis : « laisse béton »
 
Y m’a filé une lettre
J’ai écrit une chanson
Y m’a refilé une lettre
J’en ai r’fait une plus con.
 
J’étais tranquille je pique-niquais
En grève dans le hall du C.G.
Mathieu KLEIN m’a interpellé
A parlé d’faisabilité
Il fallait de toute urgence
Mutualiser les compétences :
 
« Ton poste de secrétaire
Il coûte trop cher !
Gratter un poste en C.D.I.
Ca fera des économies
Pour financer l’E.D.I.
Ca fait vitrine, ça fait joli
Tout c’qui compte, c’est les élections »
 
Moi j’lui dis : « Laisse béton »
 
Y m’a filé une lettre
J’ai écrit une chanson
Y m’a refilé une lettre
J’en ai r’fait une plus con.

 

 

 

 

J’étais tranquille et je chantais
Une p’tite chanson impertinente
Ils ont critiqué les paroles
Disant qu’elles n’étaient pas très drôles
Z’aiment la liberté d’expression
Dans la limite de la raison :

« Ca dérange les élus,
C’est vraiment tordu !

Les éducs, vous allez trop loin
Et vous chantez comme des babouins
On a l’monopole du bon goût
Vous transgressez à tous les coups
On vous convoque pour une fusion »

Moi j’lui dis : « Laisse béton »

Y m’a filé une lettre
J’ai écrit une chanson
Y m’a refilé une lettre
J’en ai r’fait une plus con.

La morale de cette pauvre histoire
C’est qu’quand t’es tranquille dans le tierquar
C’est dûr de modifier l’scénar
A moins d’être fringué en costard
Et quand t’écris une chanson
Et qu’on te met une mauvaise note
Faut avoir d’l’imagination
Pour pour en faire une plus rigolote…

 

Rappel : La tombola est ouverte jusque vendredi 13 janvier 12h45 et les billets disponibles auprès des grévistes dans l’Espace Démocratique d’Expression du CG. Chaque billet est vendu 1 € au profit de la mobilisation. De nombreux lots de petite valeur récompenseront les gagnants.

Attention 13h, tirage de la super tombola. Venez nombreux y assister, le tirage est public, vous ferez office d’huissier.

Pique-nique de solidarité lundi 16 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Repas tiré du sac. On lâche rien mais on partage tout.

Nous serons présents demain de 9h à 17h

A bientôt.

Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Nouvelles du jour : Mercredi 11 janvier 2012 (Petit exercice de compréhension de texte)

Présence de 9h à 17h

Installation dans l’Espace démocratique d’expression. Lecture de la presse du jour. Notre mobilisation est relayée par le Républicain lorrain et l’Est Républicain (Voir articles en annexe).

Zip - 1.9 Mo
revue de presse...
11 janvier 2012

Cela bouge, au moins au niveau médiatique, du côté des élus et en particulier de Mathieu Klein et Stéphane Hablot (conseiller général de Vandoeuvre Est et maire de Vandoeuvre). Car pour ce qui est de la discussion avec les grévistes, ils avancent à la vitesse d’un glacier.

Petit exercice de compréhension de texte :

Mathieu Klein affirme au journaliste de l’Est Républicain : « Nous avons proposé , pour 2013, une réorganisation générale, avec rapprochement et/ou fusion entre les associations de l’agglomération nancéienne ». « En fusionnant les équipes administratives, nous réalisons une économie importante. A l’heure où l’Etat nous doit 238 M€ depuis 2004 au titre de l’APA, de la prestation compensation handicap et du RSA et que notre assiette de recette se rétrécit, il nous revient d’affecter les moyens de façon efficiente. Chacun doit faire un effort. En ce qui nous concerne toutes les hypothèses sont sur la table, y compris aller jusqu’au déconventionnement en cas de blocage persistant » Ca y est, les gros mots sont lancés. Les menaces sont encore plus explicites à lire l’article du Républicain Lorrain. « Pour permettre le maintien de l’ensemble des postes éducatifs, j’ai proposé que des associations se rapprochent, voire même se fondent, afin de réaliser des économies sur les moyens administratifs », détaille Mathieu Klein. « J’ai pris l’engagement que les postes des éducateurs ne seraient pas touchés. Je discute avec les 4 associations, mais le dialogue avec les salariés de l’une d’entre elles est impossible, enchaîne l’élu.  »

La journaliste nous apprend ensuite que Mathieu Klein se donne encore quelques jours avant de sortir l’artillerie lourde, c’est-à-dire de brandir l’annulation de l’autorisation accordée à Vivre dans la Ville. Ce qui signifierait l’arrêt de mort de l’association.

Mathieu Klein aurait-il la même conception de la gestion des conflits sociaux que Margaret Thatcher avec les mineurs britanniques en 1984-1985 ?

Quelques petites précisions sur l’évolution du discours : il s’agissait au départ d’une simple étude de faisabilité sur un éventuel rapprochement pouvant aller jusqu’à une fusion. On ne parle plus aujourd’hui d’étude de faisabilité, les décisions sont déjà prises. Dans l’Est Républicain, Mathieu Klein justifie la position du conseil général en rappelant qu’une partie des moyens de la PMI, de la prévention spécialisée et du logement migre vers l’insertion des bénéficiaires du RSA, les personnes âgées et handicapées. L’objectif est donc bel et bien comptable et n’a rien à voir avec des soucis d’efficacité des missions.

Mathieu Klein prend l’engagement que les postes d’éducateurs ne seront pas touchés et en même temps explique que cet engagement ne vaut que si des économies sur les moyens administratifs sont effectués… Allez comprendre !

Dernière chose, le dialogue avec nous serait paraît-il impossible. Nous sommes présents dans le hall du CG depuis 19 jours. Mathieu Klein n’a discuté avec nous sur place que deux fois, les 5 et 8 décembre, 10 minutes à chaque fois. Depuis rien, nada, malgré une demande officielle de rencontre avec les organisations syndicales CGT et SUD public – privé datée du 19 décembre 2011. Mathieu Klein nous renvoie sans cesse vers notre employeur qui est pieds et poings liés par les injonctions du CG.

Monsieur Klein, vous lirez sans doute ceci, nous réitérons notre demande de rencontre.

 

Nous avons été très surpris par les propos rapportés de Stéphane Hablot par l’article du Républicain Lorrain. « On ne parle pas de licenciements, ni de remise en cause. Le conseil général ne demande pas grand-chose. On a l’impression que ces salariés veulent vivre en autarcie avec des financeurs qui ne doivent pas demander des comptes. Si débat il doit y avoir, il doit se tenir avec le conseil d’administration et non avec le conseil général. Ce dernier veut faire évoluer Vivre dans la Ville, j’en appelle au bon sens des éducateurs. »

Monsieur le Maire devrait être plus présent aux conseils d’administrations de Vivre dans la Ville pour éviter de dire de telles inepties. Les éducateurs travaillent au quotidien avec les associations vandopériennes ou les services de la ville pour monter des actions avec d’autres. Lors de la présentation des vœux hier soir, Vandoeuvre city-plage a été mise en valeur ainsi que le centre social MJC Nomade. Les éducateurs de Vivre dans la Ville étaient très présents au côté de cette MJC pour faire vivre l’été chapitô en parallèle de Vandoeuvre city plage. Nous travaillons chaque semaine en binôme avec des éducateurs sportifs de la ville pour permettre aux jeunes vandopériens de bénéficier de l’ouverture d’un gymnase. Nous sommes au quotidien en relation avec de nombreux partenaires associatifs de différents quartiers qui ne manquent pas de nous faire savoir l’importance de notre travail en nous adressant des messages de soutien.

Nous aurions souhaité pouvoir discuter avec Monsieur Hablot qui ne s’est pas manifesté une seule fois depuis le début de cette mobilisation. Y compris hier soir lors de sa cérémonie de vœux. Tous les élus présents sont venus nous saluer, discuter de la situation avec nous, à l’exception de Monsieur Hablot qui nous a superbement snobé. Nous ne voyons donc pas ce qui peut faire penser à Mr le Maire que  les éducateurs de Vivre dans la Ville ont un désir d’autarcie.

Un article de l’Est Républicain relate cette cérémonie ainsi qu’une interview de la Présidente de Vivre dans la Ville qui réaffirme son opposition à toute suppression de poste à Vivre dans la ville et à tout rapprochement sans l’adhésion des salariés.

 

Un collègue a été interviewé par Radio Jericho.

 

Une vingtaine de personnes étaient présentes à la table ronde du matin : agents de différents services (protection de l’enfance, insertion, prévention spécialisée, services administratifs). Une enseignante à la retraite, bénévole associative sur Vandoeuvre a également participé au débat. Certains agents étaient en grève.

Discussion sur bilan et perspectives de notre mouvement. Etat des lieux des difficultés dans les autres services. Nécessaire confluence des luttes. Proposition d’organiser une journée réflexion – mobilisation à partir d’expériences multiples. Proposition d’appeler, en dehors de notre grève, à des pique-niques hebdomadaires au CG, occasion de rencontre régulières des différents secteurs. Discussion aussi autour des initiatives syndicales à peut-être faire évoluer pour être plus efficaces. Soutien réaffirmé de tous les présents.

 

Après-midi calme. Deux militants front de gauche du pays haut sont venus affirmer leur soutien, y compris financier. Un de ces militants, ancien directeur d’une MJC à Longwy, est un des fondateurs de l’association de prévention ADEQUAT. Il nous a confirmé que le rapprochement – fusion entre les associations du nord du département ne se faisait pas sans douleur malgré les discours officiels.

Visite - Soutien du secrétaire général de l’UL CGT venu nous apporter un chèque de sa structure et nous inviter à présenter notre mobilisation à l’occasion de leur prochaine réunion interprofessionnelle.

Visite d’un ancien directeur de VDV venu nous apporter un soutien moral et financier, mais nous invitant à bien mesurer les conséquences de nos actions.

Réception d’un courrier de soutien du secteur santé social de la CGT 54. (Voir en annexe)

 

C’est tout pour aujourd’hui

 

ATTENTION : PRIS PAR D’AUTRES OCCUPATIONS NOUS SERONS ABSENTS DEMAIN JEUDI 12 JANVIER DU HALL DU CG. MAIS RASSUREZ-VOUS NOUS REVENONS VENDREDI 13 JANVIER DES 9 HEURES

Programme de vendredi 13 janvier : Présence dans l’ Espace démocratique d’expression du CG de 9h à 17h

Si nous croisons Martin Hirsch, invité vedette du CG à l’occasion d’une journée service civique, nous en profiterons pour lui faire lire la revue de presse du jour. Cela l’intéressera sans doute.

 

Attention 13h, tirage de la super tombola. Venez nombreux y assister, le tirage est public, vous ferez office d’huissier.

 

Pique-nique de solidarité lundi 16 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Repas tiré du sac. On lâche rien mais on partage tout.

 

A bientôt.

Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mardi 10 janvier 2012

Présence de 9h à 17h
Installation identique à celle des jours précédents. Nombreuses discussions – soutiens de la part de salariés du conseil général provenant de nombreux services (insertion, logistique, services administratifs), de la part de travailleuses familiales, de visiteurs de l’exposition de photos sur le quatrième âge et de collègues d’associations vandopériennes. Certains avaient vus les reportages télévisés de la veille sur France 3 lorraine. Plusieurs personnes nous ont laissés leur adresse mail afin de recevoir ce journal de grève.
Visite de responsables CGT et SUD du conseil général et d’un syndicaliste enseignant avec soutien financier.
Un photographe du Républicain lorrain est venu nous voir afin d’illustrer l’article du Républicain Lorrain qui devrait être publié demain.
L’après-midi a été en partie consacrée à l’élaboration d’une nouvelle chanson de luttes que nous partagerons avec vous d’ici peu.
Un journaliste de France Bleu sud lorraine est annoncé pour demain où nous serons rejoints par les collègues du CG.

Distribution de tracts à l’occasion de la cérémonie des vœux de Stéphane Hablot à la salle des fêtes de Vandoeuvre à 19 heures. Petit tour de chants rituel. Nombreuses discussions avec des militants associatifs, des habitants, des élus municipaux, du conseil général et Hervé Ferron, député de la circonscription. Certains adjoints au maire découvraient notre mobilisation. Nous avons encore des efforts à faire en terme de communication ! GRRRR
Accueil quasi-exclusivement favorable.

Devise du jour : Tu enlèves une virgule et c’est tout le texte qui change.

Programme de mercredi 11 janvier : Présence au CG de 9h à 17h 10h30, tour d’horizon des différents secteurs touchés par les restrictions budgétaires du CG avec nos collègues des différents services du CG et éventuellement d’autres associations. 12h pique-nique avec ces mêmes collègues.

Rappel : La tombola est ouverte jusque vendredi 13 janvier 12h45 et les billets disponibles auprès des grévistes dans l’Espace Démocratique d’Expression du CG.

 
Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

A bientôt.

Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : lundi 9 janvier 2012 (pique-nique solidaire)

Présence de 9h à 17h
Dès 9 heures, coup de fil d’un journaliste de France 3 qui nous annonce qu’une équipe viendra nous voir à 11 heures. Nous lui répondons qu’ils seront les bienvenus.
Nous nous installons doucement. Nouveau coup de fil. Cette fois, il s’agit d’une journaliste du Républicain lorrain. Elle ne tarde pas à nous rejoindre. Nous lui exposons longuement les motifs de notre grève et pourquoi nous sommes toujours là après 17 jours pleins. Aucune tentative de discussion de la part des responsables du CG, malgré nos courriers et celui des organisations syndicales. Depuis le 5 décembre, nous n’avons reçu qu’un courrier, celui de Mathieu Klein daté du 3 janvier, que nous vous avions joint et qui n’était qu’une fin de non recevoir.
Arrivée de l’équipe de France 3. Interview d’un membre de l’équipe. Petit reportage dans le 12-13 d’aujourd’hui.
- http://info.francetelevisions.fr/?i... (Reportage au bout de 2mn51)

Arrivée échelonnée de la cinquantaine de soutiens venus participer au pique-nique solidaire.
La caisse de grève se remplit. Les dons individuels se poursuivent ainsi que ceux d’organisations. Aujourd’hui c’était au tour de sud santé sociaux de nous soutenir significativement. Les billets de tombola continuent à s’arracher.

L’équipe de France 3 est allée interviewer Mathieu Klein, puis est revenue nous voir pour prendre des images du pique-nique. Reportage dans le 19/20 de ce soir.
- http://info.francetelevisions.fr/vi...

Les soutiens étaient très divers : militants syndicaux du public et du privé, militants associatifs, militants politiques, vandopériens, entourage des grévistes…

Une commission permanente du conseil général avait lieu. Nous avons aperçu de nombreux conseillers généraux y compris le président ; aucun ne s’est approché à l’exception de Marc Saint-Denis venu, une nouvelle fois, aux nouvelles.

Petit tour de chants venu égayer l’espace.

Nous vous proposons quelques petites images en guise de cadeau.


Et après-midi plutôt calme en compagnie d’un militant de La crise et d’une militante du NPA.

- Programme de mardi 10 janvier. Présence au CG de 9h à 17h.
Distribution de tracts à l’occasion de la cérémonie des vœux de Stéphane Hablot à la mairie de Vandoeuvre à 19 heures.

- Programme de mercredi 11 janvier : Présence au CG de 9h à 17h 10h30, tour d’horizon des différents secteurs touchés par les restrictions budgétaires du CG avec nos collègues des différents services du CG et éventuellement d’autres associations. 12h pique-nique avec ces mêmes collègues.

Rappel : La tombola est ouverte jusque vendredi 13 janvier 12h45 et les billets disponibles auprès des grévistes dans l’Espace Démocratique d’Expression du CG.

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


- Message du 8 janvier :

Bonjour, à la veille d’une nouvelle semaine de mobilisation ponctuée par 3 temps forts (pique-nique solidaire lundi 9 janvier à 12 heures, début de la grève des agents du conseil général mercredi 11 janvier et tirage de la tombola de soutien vendredi 13 janvier à 13 heures), nous vous adressons cette nouvelle lettre ouverte que nous avons adressée à Michel Dinet.

En espérant vous voir nombreux à nos côtés.
Les éducatrices et les éducateurs de Vivre dans la Ville

 
Word - 33.5 ko
lettre ouverte Michel Dinet janvier 2012

 

Nouvelles du jour : Vendredi 6 janvier 2012 ("le chant du dinet")

Présence de 9h à 17h avec tracts et panneaux.
Installation tranquille de notre campement de grève. Nous nous sommes un peu déplacés pour ne pas gêner les agents qui préparaient le matériel pour la cérémonie des vœux de Michel Dinet cet après-midi.
Répétition de nos deux chansons de lutte pour être au point lorsque nous les entonnerions après l’allocution présidentielle.
Nous sommes très vite rejoints par un responsable de la CGT puis par des militants de solidaires qui viennent apporter leur contribution à la caisse de grève.
Nous étions dans l’expectative. Nous demanderait-on de quitter les lieux à 14 heures, horaire de fermeture du cg au public ? Et si oui de quelle manière ?
Nos interlocuteurs, membres du cabinet présidentiel, la veille en fin d’après-midi, avaient été formels. Aucune personne hors personnel du cg ne pourrait être présente le 6 janvier après-midi pour des raisons de sécurité. Des affiches avaient d’ailleurs été installées à plusieurs endroits, sur les grilles d’entrée du CG, face à la piscine et sur les vitres du hall d’accueil : « Fermeture exceptionnelle du cg au public vendredi 6 janvier à partir de 14 heures. »
Un certain assouplissement était déjà perceptible dans la matinée où nous apprenions que la fermeture ne serait plus totale, il fallait pouvoir laisser entrer d’éventuels fournisseurs.
Pique-nique tranquille à l’intérieur. 12h – 12h30 – 13h – 14h – 14h10 : Rien. On nous laisserait donc distribuer des tracts à l’assistance.
Michel Dinet n’a donc pas choisi de nous déloger de force et a supporté notre présence bien visible. Ce qui est plutôt rassurant.
Nous avons donc sagement laissé Mr Dinet faire son intervention puis nous avons attendu la fin des applaudissements d’usage avant d’entonner bruyamment notre chant de lutte : on lâche rien. Michel Dinet a aussitôt entonné le refrain avec nous au micro. Mais il n’a pas été suffisamment explicite. Nous n’avons pas compris s’il disait qu’il ne lâchait rien sur les valeurs de citoyenneté et de fraternité qu’il affiche face aux attaques gouvernementales, ou au contraire que, droit dans ses bottes, il refusait de lâcher face aux légitimes revendications d’une toute petite équipe de salariés en grève.

Petite précision par rapport aux paroles de nos chansons. Des collègues de Jeunes et cité nous ont informés qu’ils pensaient que nous prenions leur association comme cible. Ce n’est évidemment pas le cas. Nous dénonçons la politique du conseil général qui nous explique ce qu’est la bonne prévention. Jeunes et cité est souvent mise en valeur comme association ayant une grande expérience de l’insertion des jeunes. Nous avons aussi entendu que si nous allions trop loin dans notre mobilisation, le CG pourrait déconventionner Vivre dans la Ville et pourrait missionner Jeunes et Cité pour intervenir sur Vandoeuvre.

Qu’il n’y ait pas de malentendu, nous n’avons aucun aprioris contre le travail de nos collègues.
Les chansons sont tout à fait perfectibles et amendables.

Rappel : La tombola est ouverte jusque vendredi 13 janvier 12h45.

C’est tout pour aujourd’hui, la suite lundi soir.

- Nous serons présents lundi 9 janvier de 9h à 17h. N’oubliez pas le pique-nique.

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Communiqué de presse éducateurs VDV : Meilleurs voeux Monsieur Dinet

 
Nous, éducateurs et éducatrices de Vivre dans la Ville à Vandoeuvre avons débuté un mouvement de grève reconductible tournante le 5 décembre 2011.

Nous en sommes aujourd’hui à notre 15ème jour de rassemblement dans le hall du conseil général de Meurthe-et-Moselle.

Tout visiteur entrant dans ce hall d’accueil peut lire sur un grand écran plat : « bienvenue au conseil général de Meurthe-et-Moselle », écran plat installé sous un immense écrite au FRATERNITE.

Des membres du cabinet de Monsieur Dinet sont venus cet après-midi nous informer qu’à l’occasion de la présentation de ses vœux au personnel du CG 54 vendredi 6 janvier 2012 à 15 heures, le Président avait décidé de privatiser tout l’espace du conseil général et que nous serions contraints de quitter les lieux.

Notre présence gène.

Monsieur Dinet souhaite-il reprendre une célèbre phrase de Monsieur Sarkozy qui disait en janvier 2009 :

« Désormais, quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit » ?

Monsieur Dinet fera-t-il évacuer par la force des salariés pacifiques en grève contre de futures suppressions d’emploi le jour de la présentation de ses vœux ?

Notre mobilisation concorde pourtant parfaitement avec les souhaits de Monsieur Dinet qui écrit dans l’éditorial du magazine du conseil général de janvier 2012 : A travers tous nos discours et tous nos actes, que cette nouvelle année soit l’occasion de réaffirmer notre besoin d’une République solide appuyée sur ses trois indispensables piliers : un Etat fort dans ses missions régaliennes ; des collectivités locales libres qui agissent au bénéfice des territoires et des hommes ; des citoyens engagés, libérant leur énergie et leur créativité pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, participant à la co-construction des politiques publiques en libérant leur énergie.

A chacun de vous je souhaite “la Bonne année”.

Il y a un moyen infaillible de nous faire quitter le hall du conseil général : un engagement écrit de nous laisser être ce que nous sommes, c’est-à-dire préserver les 10 postes en CDI à Vivre dans la Ville, association missionnée sur Vandoeuvre.

Nous adressons nos meilleurs vœux à Monsieur Dinet, et nous associons à sa volonté de garder nos utopies pour que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité prennent le pas sur les promesses de rigueur.

Les éducat(eurs)(rices) de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Jeudi 5 janvier 2012 (chanson : on lache rien)

Présence de 9h à 17h avec tracts et panneaux.
Organisation d’une réunion avec les organisations syndicales CGT et SUD du Conseil Général.
Elles vont écrire à Michel Dinet et Mathieu Klein pour s’étonner de ne pas avoir reçu de réponse au courrier du 19 décembre et redire qu’elles s’associent à nos revendications à savoir ni fusion artificielle, ni suppressions de poste.

Seconde journée répétition du tour de chants militants que nous vous proposerons lundi au prochain pique-nique.
Voici les paroles de notre seconde composition :
"On lâche rien" , sur l’air de « On lâche rien » de Hk & Les Saltimbanks ( http://www.dailymotion.com/video/xf... )

On lâche rien
 
Du fond d’not quartier HLM
Jusque dans ta campagn’ profonde
Not’ réalité est la même
Et partout la révolte gronde
 
Dans c’fatras on n’a pas not’ place
On n’a pas la gueule de l’emploi
On n’est pas formé à l’ENA
On n’a pas d’CV classe prépa
 
Et que pèsent nos petites actions
Face au symbole d’un EDI
Au fond il n’y a qu’une règle
« se vendre plus pour vendre plus »
 
La prévention se prostitue
Sur le trottoir des financeurs
Leurs belles paroles on n’y croit plus
Nos directeurs sont des menteurs
 
On lâche rien
 
C’est fou comme ils sont protégés
tous nos riches et tous nos puissants.
y pas à dire ça peut aider
d’être l’ami du président. (Dinet)
 
chers camarades, chers "électeurs",
Chers "citoyens - consommateurs",
L’ réveil a sonné, il est l’heure,
de r’mettre à Zéro les compteurs.
 
tant qu’y a d’la lutte il y a d’l’espoir.
Tant qu’y a d’la vie, y a du combat.
Tant qu’on s’bat c’est qu’on est debout.
tant qu’on est d’bout, on lâchra pas.
 
la rage de vaincr’ coule dans nos veines.
maintenant tu sais pourquoi on s’bat.
Notre idéal, bien plus qu’un rêve.
Un autre monde, on a pas l’choix.
 
On lâchera pas

Rappel : Nous mettons en place une tombola dont le tirage aura lieu vendredi 13 janvier à 13 heures. Chaque billet sera vendu 1 € au profit de la mobilisation. De nombreux lots de petite valeur récompenseront les gagnants. Les billets sont disponibles dès maintenant chaque jour dans le hall du CG.

De nombreux visiteurs très divers avaient rendez-vous ce soir au CG ce qui nous a donné l’occasion de populariser encore plus notre lutte. Se tenait une réunion d’une sorte de conseil économique et social regroupant acteurs économiques et sociaux, de la CGT au MEDEF en passant par la FNARS. Certains se sont arrêtés pour discuter, d’autres non. Devinez lesquels !

Nous avons dû cet après-midi déplacer notre « campement » de quelques mètres. Des salariés déplaçaient les panneaux de l’exposition sur le quatrième âge et installaient l’estrades pour l’allocution demain de Michel Dinet qui présente ses vœux aux personnels.
2 membres de son cabinet sont d’ailleurs venus nous dire que le CG nous demande de quitter les lieux demain après-midi pour cette cérémonie.
Notre présence gène.
Monsieur Dinet souhaite-il reprendre une célèbre phrase de Monsieur Sarkozy qui disait en janvier 2009 : « Désormais, quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit » ?
Monsieur Dinet fera-t-il évacuer de force des salariés pacifiques en grève contre de futures suppressions d’emploi le jour de la présentation de ses vœux ?
Réponses demain.

"yes, we’ll stand in le DéDé !" Espace démocratique d’expression
"No, we don’t remove !".

C’est tout pour aujourd’hui, la suite demain soir.

- Nous serons présents demain de 9h à 17h

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

 
A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mercredi 4 janvier 2012 (Ils se moquent vraiment du monde (en Meurthe-et-Moselle) )

Présence de 10h30 à 17h avec tracts et panneaux.
Visite de soutien de militants CGT du conseil général, de 2 militants de la Crise, d’un syndicaliste Sud PTT, d’une camarade CGT sans emploi et de deux collègues d’associations vandopériennes.
On notera aujourd’hui un raidissement de notre direction qui a voulu mettre la pression sur les collègues présents à Vivre dans la Ville de façon intermittente pour honorer des engagements professionnels.
Un responsable du CG est passé nous voir au moment où nous prenions notre repas pour vérifier que nous avions bien reçu le courrier de Mathieu Klein nous informant que nous n’étions plus autorisés à nous restaurer dans le hall du CG. Nous lui avons répondu que le courrier nous était bien parvenu.

Ce fut une journée répétition d’un tour de chants militants que nous vous proposerons lundi au prochain pique-nique.
Voici les paroles de notre première composition :
Ils se moquent vraiment du monde (en Meurthe-et-Moselle)
Sur l’air de « Plus rien ne m’étonne » de Tiken JAH FAKOLY : http://www.youtube.com/watch?v=…

Si tu ne quittes pas VDV
Moi j’t’envoie à Jeunes et Cité
Si j’te laisse trop d’autonomie,
Toi tu voudras pas d’l’E.D.I.
Si j’te supprime ta secrétaire,
Y’aura moyen de faire affaire,
Si vous cessez d’avoir peur,
Moi j’touche pas aux éducateurs.
 
REFRAIN : Ils se moquent vraiment du monde,
Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! (x2)
 
Si tu t’fous d’mon ultimatum,
Moi j’te f’rai chier un maximum,
Si tu y mêles les syndicats,
Moi je m’occuperai de ton cas,
Si vous quittez pas le CG,
Moi j’appellerai les condés,
Quand vous cesserez d’manifester,
Moi j’continuerai à comploter…
 
REFRAIN : Ils se moquent vraiment du monde,
Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! (x2)
 
Ils ont charcuté le social
Sans nous consulter,
Ils s’étonnent que nous soyons désunis.
Une partie du Haut-Du-Lièvre,
Se retrouva Plateau de Haye,
Une partie Plateau de Haye,
Se trouva à Champ-Le-Boeuf,
Une partie de la Chiennerie,
Se trouva avec Vandoeuvre,
Une partie de la Cali
Se trouva avec Tomblaine.
 
REFRAIN : Ils se moquent vraiment du monde,
Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! (x2)
 
Ils ont abîmé la P.M.I.
Sans penser aux tout petits
Sans penser aux petits bébés.
Ils ont charcuté le social
Sans nous consulter, sans nous demander, sans nous aviser.
 
REFRAIN : Ils se moquent vraiment du monde,
Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! Plus rien ne m’étonne ! (ad lib.)

Nous avons ensuite fait un atelier travail manuel avec la confection des billets de tombola dont nous vous parlions hier. _ Nous mettrons en effet en place une tombola dont le tirage aura lieu vendredi 13 janvier à 13 heures. Chaque billet sera vendu 1 € au profit de la mobilisation. De nombreux lots de petite valeur récompenseront les gagnants. Les billets sont disponibles dès maintenant chaque jour dans le hall du CG.

Lecture de la revue de presse. L’Est Républicain était présent à une conférence de presse de salariés du CEF de Tonnoy organisée par SUD. La situation y est désastreuse. Les collègues ont d’ailleurs adressé un message nous soutenant et présentant la situation à REALISE à tous les syndiqués SUD santé sociaux du département.

Cette lutte est exemplaire et rend compte de la lutte contre les problèmes de restriction vécus au quotidien par chacun d’entre nous. il ne faut pas hésiter à aller soutenir nos collègues qui se battent contre des suppressions de postes en particulier des emplois administratifs.

A REALISE la lutte fait rage au centre éducatif fermé. Un collègue vient de se faire licencier alors qu’un autre ne sera pas reconduit dans son CDD.

Tous deux se battent contre une méthode de direction qui met en danger les mineurs et le personnel et qui explique les agressions dont sont victimes, de la part de mineurs, d’autres mineurs et des salariés.

Le syndicat a tenu une conférence de presse le 3 janvier 2012 et annonce une mobilisation à laquelle il conviera toutes les composantes du mouvement social qui se sentent concernées. Gagner cette lutte, c’est obtenir un changement de direction, la titularisation de tous les collègues en CDD, la levée de toutes les sanctions, l’engagement d’envoi en formation de tous les copains qui bossent là depuis plusieurs années sans diplômes et auxquels rien n’a été proposé.

C’est tout pour aujourd’hui, la suite demain soir.

- Nous serons présents demain de 9h à 17h

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

 
A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Nouvelles du jour : Mardi 3 janvier 2012  (Mathieu Klein nous répond…)

Eva, la fille de notre collègue est née hier soir. Champagne !

Présence de 9h à 17h

Après l’installation de notre « campement », nous découvrons dans l’Est Républicain du jour un billet de Pascal Salciarini nous concernant. Fort documenté ce billet ne passera pas inaperçu, soyons-en sûrs.

Est Républicain mardi 3 janvier 2012 Billet

Persistance en résistance

La résistance continue pour les éducateurs de Vivre dans la Ville, qui, après la trêve des vacances de Noël, reprennent le flambeau de la contestation en s’installant chaque jour dans l’espace d’expression démocratique du conseil général. Piquet chaque jour à heures ouvrables sous le nez de Michel Dinet, mail et fax à toutes les rédactions, pugnacité qui doit devenir un brin agaçante pour l’exécutif socialiste : dans le genre qui empêche de tourner en rond, les éducateurs font fort. « Nous souhaitions connaître le contenu de la réunion extraordinaire qui s’est tenue le 19 décembre 2011 avec Mathieu Klein, des cadres du CG 54 et les membres du bureau de Vivre dans la Ville. Cette rencontre nous conforte dans notre résistance. » explique Jean-Christophe Berche, qui dénonce la tendance du CG « à conseiller les administrateurs-employeurs-bénévoles à mettre en place une réorganisation-fusion entre Vivre dans la Ville, Jeunes et Cité et Pass’Sport. Or les administrateurs sont formels : il n’y aura pas de rapprochement sans l’accord des équipes de salariés. » Et le leader de la contestation de rappeler au CG « qu’il peut économiser de l’argent. La conclusion d’une étude de faisabilité est connue d’avance. Les salariés ne veulent pas de ce rapprochement. » Dans une négociation digne de ce nom, il est courant que chaque partie fasse un bout de chemin vers l’autre. Ca semble un peu compromis côté éducateurs…

Il est vrai que nous sommes remontés comme des horloges suisses, et que les rencontres quotidiennes avec les agents du CG, collègues travailleurs sociaux ou d’autres services nous confortent dans nos convictions. On ne lâchera rien !

Ceci dit même si nous avons pris un plaisir certain à lire ce billet, nous tenons à rectifier deux menus détails :
- Primo : il n’y a pas de leader dans notre équipe de salariés mobilisés. Toutes les décisions sont prises collectivement et à l’unanimité. Nous fonctionnons comme au conseil de sécurité de l’ONU. Chacun a un droit de véto. Jean-Christophe Berche se contente d’utiliser son adresse électronique pour relayer les informations collectives.

PDF - 1.4 Mo
Courrier M Klein
3 janvier 2012

- Secondo : S’il est vrai que les éducateurs de Vivre dans la Ville n’ont pas varié d’un iota, depuis le début du mouvement et qu’ils se révèleront d’âpres négociateurs, Mathieu Klein, représentant du CG semble lui aussi peu disposé à faire un bout de chemin vers nous comme le prouve le courrier qu’il nous a fait parvenir ce jour et que nous vous joignons en annexe.

Son courrier commence par une interdiction de continuer à organiser des « pique-nique » dans le hall du conseil Général. Rassurez-vous, l’invitation pour le pique-nique du 9 janvier tient toujours.

Mathieu Klein note ensuite une convergence de points de vue sur la qualité du service public. Super !

Puis il rappelle les décisions prises par le CG avec entre autre une nouvelle organisation des équipes et notamment des associations. En cas d’acceptation de ses propositions, aucun poste éducatif ne serait remis en question. On notera l’utilisation du conditionnel pouvant s’apparenter à une menace. Doit-on lire que si nous n’acceptons pas ses propositions des postes d’éducateurs pourraient être supprimés ? Ses propositions ne sont pas acceptables en l’état. Les postes administratifs nous sont indispensables pour que nous puissions remplir correctement notre mission.

Mathieu Klein termine son courrier en nous invitant à mettre un terme à notre mouvement de grève, à reprendre notre travail d’identifications de besoins sur lesquels il s’efforcera de travailler et à mettre notre « expertise » au service de la réflexion actuelle de notre employeur à laquelle le département est particulièrement attentif.

Suivent les salutations de rigueur.

Nous rappelons nos revendications : aucune suppression de poste à Vivre dans la Ville ni démarche de rapprochement-fusion avec d’autres associations qui entraînerait une diminution des moyens matériels et humains contradictoire avec l’exercice de notre mission. Nous sommes en revanche tout à fait favorables à la mise en place de cadres d’échanges collectifs entre professionnels du public et du privé en prévention spécialisée et au-delà.

Ce courrier fait suite au courrier suivant que nous lui avions adressé le 19 décembre 2011 :

« Salariés de « Vivre dans la Ville »
CGT des services départementaux
SUD CT 54
CGT Santé et Action Sociale 54
SUD Santé-Sociaux

A Monsieur DINET - Président du Conseil Général
Monsieur KLEIN - Vice-Président
Aux présidents des groupes politiques

Nancy le 19 décembre 2011


Objet : demande de rencontre

Messieurs,

Huit salariés de l’association de prévention spécialisée « Vivre dans la Ville » de Vandoeuvre participent à un mouvement de grève depuis le 5 décembre dernier et occupent régulièrement le hall du Conseil Général.

Ils refusent simplement la suppression de postes dans le cadre d’un projet de fusion de trois associations, projet de fusion qu’ils contestent également.

Faisant suite à leur courrier du 6 novembre dernier vous demandant une rencontre et auquel vous n’avez pas donné de réponse, à leur mouvement de grève qui dure depuis plus de deux semaines, nous vous demandons, salariés de « Vivre dans la Ville » et nos deux organisations syndicales CGT et SUD une rencontre très rapide afin d’évoquer leurs revendications et trouver une issue à ce conflit social.

Comme nous, vous êtes conscient de la nécessité d’organiser un service public de haute qualité qui soit dénué de toute forme de démantèlement ou de suppression de postes.

Aussi, comptant sur votre intérêt à débloquer la situation et dans l’attente d’une réponse favorable,

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de nos cordiales salutations »

Mathieu Klein ne répond donc pas, pour l’instant nous l’espérons, à notre demande de rencontre.

Poursuivons le compte-rendu du jour.
Visite de militants CGT et SUD du conseil général qui nous annoncent qu’ils déposeront demain matin un préavis de grève illimité débutant mercredi 11 janvier 2012 pour tous les agents du conseil général afin de s’opposer aux suppressions de postes internes en prévention, PMI, Aide sociale à l’enfance, dans les collèges et à l’équipement. Discussion avec des militants CFDT et FO qui comprennent notre mobilisation.
Visite d’Olivier Jacquemin, conseiller général de Thiaucourt, puis de Marc Saint-Denis, conseiller général de Vandoeuvre Ouest, venus s’enquérir des dernières nouvelles. Olivier Jacquemin trouvait regrettable que des salariés soient contraints d’utiliser la grève un 2 janvier comme moyen pour se faire entendre.
Visite de cadres du CG venu aussi prendre la température de notre mobilisation.

Information. Nous prévoyons de mettre en place une tombola pour le vendredi 13 janvier. Chaque billet sera vendu 1 € au profit de la mobilisation. Des vrais lots récompenseront quelques gagnants. Les billets seront disponibles prochainement. Nous vous tiendrons au courant.

Nous serons présents demain de 10h30 à 17h

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

12ème jour Lundi 2 janvier 2012

2012 : On lâche rien !

Présence de 9h à 17h

Ce fut une reprise calme après presque deux semaines d’interruption. Les couloirs du CG n’étaient pas très fournis.

Diffusion de tracts aux quelques visiteurs du CG présents. Des discussions toutefois intéressantes. 6 personnes nous ont laissé leur adresse mail pour être tenues au courant des suites de l’action. Les messages d’encouragement n’ont pas disparu avec 2011.

Visite de soutien de notre guitariste préféré, d’un syndicaliste enseignant à la retraite et d’une collègue de prévention, militante CGT au CG, qui sera parmi nous demain à l’occasion du préavis déposé par les syndicats du public. Ca tombe bien, on aura l’occasion de croiser plus de conseillers généraux, des commissions permanentes débutent.

Marc Saint-Denis est venu aux nouvelles. Il interpellera de nouveau ses collègues pour qu’une issue soit trouvée à cette situation de crise. Jean-Paul Vinchelin nous a salué de loin.

En guise de photos de vacances travail, nous vous invitons à visiter le blog de notre association. Nous y avons intégré des images d’un mini-séjour que nous avons effectué au ballon d’Alsace pendant notre courte interruption de grève ; photos très dépaysantes. http://vivredanslaville.20minutes-b…

Ces quelques jours ont été très forts en émotions (Soirées festives, mini-séjours, animations diverses) et renforcent d’autant plus notre détermination à défendre coûte que coûte notre outil de travail.

Et pour finir, voici notre nouvel hymne de grève emprunté à des artistes militants : http://www.dailymotion.com/video/xf…

Ne réservez pas de restaurant le 9 janvier à midi. Pique-nique de solidarité lundi 9 janvier de 12 h à 14 h dans le hall du Conseil Général. Repas tiré du sac. On lâche rien mais on partage tout.

Nous rappelons que chacun peut passer nous apporter son soutien à tout moment, ce mouvement peut durer.

Demain, mardi 3 janvier, présence de 9h à 17h.


A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville

Communiqué du 30 décembre 2011

 
Nous, éducateurs et éducatrices de Vivre dans la Ville à Vandoeuvre avons été en grève reconductible tournante avec rassemblement permanent dans le hall du conseil général de Meurthe-et-Moselle du 5 au 19 décembre 2011. Si nous avons décidé de surseoir momentanément à notre mouvement, c’est pour respecter les engagements que nous avions pris auprès de jeunes vandopériens durant cette période de congés. Nous souhaitions également connaître le contenu de la réunion extraordinaire qui a réuni le 19 décembre 2011 Mathieu Klein, des cadres du CG 54 et les membres du bureau de Vivre dans la Ville.

Cette rencontre nous conforte dans notre résistance.

Les 200 000 euros provisionnés au dernier moment en séance plénière vont en fait servir à maintenir les postes … jusqu’en décembre 2012. Le conseil général avait prévu de les supprimer bien plus vite ! Il autorise notre association à remplacer provisoirement les éventuels départs par des CDD.

C’est un effet de notre contestation mais pas celui que nous attendons.

Le CG continue à "conseiller" aux associations une réorganisation-fusion pour réduire les moyens, mettant ainsi les administrateurs-"employeurs"-bénévoles dans une position très inconfortable. Il maintient son idée d’étude de faisabilité du rapprochement entre Vivre dans la Ville, Jeunes et Cité et Pass’sport et Culture. Les administrateurs des associations sont formels. Ce rapprochement ne peut se faire sans l’approbation des équipes de salariés.

Nous disons donc au CG qu’il peut économiser de l’argent. La conclusion de cette étude est connue d’avance. Les salariés ne veulent pas de ce rapprochement, le projet n’est donc pas faisable !

Nous avons écrit, en lien avec l’intersyndicale CGT et SUD du privé et du public, au Président DINET et au Vice-président KLEIN, afin d’obtenir des réponses positives à nos revendications.

Nous sommes dans l’attente d’une réponse à cette demande d‘entrevue et nous avons décidé de nous remobiliser dès le 2 janvier.

- Nous serons donc à nouveau dans l’ E.E.D. (Espace d’Expression Démocratique) du CG. Nous y tiendrons un piquet permanent chaque jour de 9h à 17h.

Nous vous invitons à passer nous voir, nous soutenir, dès que vous avez un moment de libre.

Le syndicat CGT du Conseil Général, au nom de l’intersyndicale, a d’ores et déjà déposé un préavis de grève à destination des agents de la Prévention Spécialisée publique pour le mardi 3 janvier, afin de leur permettre de rejoindre notre lutte commune.


En guise de cadeau de fin d’année, nous vous joignons deux jeux pour que tout le monde pense à nous en famille près du feu et du sapin…

PDF - 39 ko
Educ Trouduc
PDF - 364.7 ko
Restructuration au CG54


 
A bientôt.
Les éducateurs/trices de Vivre dans la Ville


Ci-jointes des photos prises le 9/12 : proportion du préventif par rapport au répressif en Meurthe-et-Moselle : environ deux pour quarante ! :-D Elles ont été prises avec un portable, mais on voit bien le contexte.


PDF - 66.3 ko
Tract CG54
Ne laissons pas mourir la Prévention spécialisée
PDF - 588.5 ko
Monsieur le president 23 juin 2011
PDF - 39 ko
Monsieur DINET 29 juin 2011
PDF - 39 ko
Monsieur Dinet 9 novembre 2011


Voici le court texte que les élus n’ont pas eu le loisir d’entendre :

Educatrices/éducateurs depuis 3 mois ou depuis 30 ans à Vandoeuvre,
une équipe de 8 salariés a entamé en grève depuis une semaine,
pour faire entendre et comprendre qu’à Vivre dans la ville,
nous avons la chance d’être encore motivés,
de travailler avec passion, avec conviction,
que c’est de plus en plus rare, difficile, fragile
et que ce n’est pas un question de chance :
nous sommes une équipe soudée malgré sa diversité
dans une petite structure,
sur un même quartier (une grande ville d’ailleurs)
depuis longtemps,
avec de l’autonomie et de la souplesse dans notre travail.
En grève depuis une semaine juste pour pouvoir
rester ce que nous sommes
et continuer ce que nous faisons tout en sachant qu’objectivement
nous devrions demander plus.



Documents joints

Courrier M Klein
Courrier M Klein
3 janvier 2012
lettre ouverte Michel Dinet janvier 2012
lettre ouverte Michel Dinet janvier 2012
revue de presse...
revue de presse...
11 janvier 2012

Portfolio

colère VDV image saiie 1 VDV image saisie 10 VDV image saisie 23 VDV image saisie 8

Commentaires

Navigation

dans la journée...

A la une

La newsletter du site

HTML - 48.3 ko Pour recevoir toutes les 1 ou 2 semaines l’agenda et les derniers articles parus sur le site FSL-Nancy.


Warning: strtotime() [function.strtotime]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/filtres.php on line 647

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/filtres.php on line 647

Warning: strtotime() [function.strtotime]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/filtres.php on line 647

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/filtres.php on line 647

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code on line 84

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code on line 87

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code(33) : eval()'d code on line 1

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/log.php on line 47

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/log.php on line 47

Warning: date() [function.date]: It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /var/www/alternc/f/fslnancy/www/fsl-nancy.fr/public_html/ecrire/inc/log.php on line 47

AGENDA MILITANT
de Nancy et environs...

<<

2019

>>

<<

Septembre

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2627282930311
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30123456